ojovivo

No title available
dirt enthusiast
h
Peter Solarz
"I'm Dorothy Gale from Kansas"
TVSTRANGERTHINGS

titsay
Misplaced Lens Cap

Product Placement

Andulka
No title available

if i look back, i am lost

shark vs the universe

Janaina Medeiros
d e v o n
hello vonnie
Show & Tell
Alisa U Zemlji Chuda
cherry valley forever
seen from United States

seen from Belgium

seen from United States

seen from Germany
seen from United States
seen from United Kingdom
seen from France
seen from Australia

seen from Netherlands
seen from New Zealand

seen from Brazil
seen from Malaysia
seen from Italy
seen from United States
seen from United States
seen from Türkiye

seen from United States

seen from United States

seen from United Kingdom
seen from United States
@nicolasdautrec
Je reviens
Cela faisait longtemps que je n’étais plus passé par ici. Le silence n’était pas un oubli, ni un simple détour. Il y a des moments où il faut disparaître un peu, se retirer du bruit, laisser retomber ce qui s’agite en surface.
Je reviens. Pas tout à fait le même.
Il a fallu ralentir, encaisser, regarder en face ce qu’on évite trop facilement quand tout va vite. Se retrouver seul, sans décor, sans échappatoire. Se confronter à soi-même, sans détour, sans indulgence. Ce n’est jamais confortable. Mais c’était nécessaire.
Les mots reviennent avec autre chose derrière eux. Moins de façade, plus de fond.
Deux manuscrits sont en train de prendre forme. Le premier n’est pas un récit, mais une sédimentation. Une accumulation lente de mes errances, des résidus laissés par les routes, les sentiers, et les dérives maritimes. Entre mer et montagne, les pensées se décantent. C’est un carnet de bord brut, celui d’un homme qui tente de mettre un peu d’ordre dans le chaos des paysages ; et dans le sien.
Le second est plus sombre. Plus frontal. Une plongée dans cette tension sourde, cette lassitude lucide face à l’humain. Pas un cri, pas une posture ; plutôt une dissection froide, presque clinique, de ce qui use, de ce qui déçoit, de ce qui finit par éloigner.
De nouvelles publications arrivent donc dans les jours qui suivent.
#Ecriture #Manuscrit #texte #Auteur #AutoEdition #NicolasDautrec
Les vagues hurlent des secrets, des mots en lambeaux.
Les rochers, sentinelles, gardent les souvenirs,
Des âmes égarées, des cœurs à déchirer.
La brume s’installe, voile de mélancolie,
Chaque crépuscule murmure une mélodie,
Les vents pleurent des légendes, des ombres de l’oubli,
Les rêves échoués, comme des coquillages, s’enfuient.
Mais au loin, dans l'or mourant du soir,
Folegrandre surgit, île spectre, mirage de la mer.
Silencieuse, elle flotte entre nuit et mémoire,
Éphémère et farouche, insaisissable repaire.
Écorchée par la tempête, la terre se débat,
Où sont les rires d’autrefois, les promesses, les combats ?
Folegrandre, un miroir des tourments de l’existence,
Où le temps s’épuise dans une danse sans fin.
Les mots suintent, plaies béantes,
Chaque lettre un clou dans l'attente.
Le papier crie sous mes griffes,
L’encre vomit des nuits fictives.
Écrire, c’est crever sans mourir,
Un chant d’ombre, un râle à fuir.
La plume saigne, le vide étreint,
Un pacte noir, sans lendemain.
Hé, toi, mon salaud, vieil alcolo, premier matelot !
T’as largué l’amour dans le caniveau ?
T’as la gueule d’un vieux port fatigué de ses marées.
Les pavés se souviennent encore de tes nuits délabrées.
Tes veines battent le rhum. Tes silences sentent le goudron.
T’es planté sur le pont, sous un ciel dégueulasse, la clope qui crame, et l’amer en carafe.
T’es là, mon salaud, vieil alcolo, à refaire le monde avec des mots qui cognent dans le vide.
Tu te rêves corsaire, mais t’es qu’un vieux radeau, un rade en bout de quai, un whisky tiède, une clope écrasée.
Les embruns t’ont pris l’âme, et dans tes yeux, y’a plus d’éclats. Que des vagues mortes, des coups d’alcool, des coups bas.
T’as des tempêtes dans la voix, et le désastre sous la peau.
T’es qu’un écho, un râle, un salaud, vieil alcolo.
Le monde te regarde, mais toi, tu fixes le néant.
Qu’est-ce que tu cherches ?
Qu’est-ce que tu fuis ?
Un rivage ? Un pardon ?
Ou juste un dernier verre avant que tout parte à vau-l’eau ?
La mer se cabre, féline, indomptée,
Ses griffes d’écume sur le sable plantées.
Le vent, moqueur, murmure à mon oreille
Des secrets d'abîme, des rêves sans veille.
Les flots sont des larmes qu’elle jette au ciel,
D’un amour trop vaste, d’un cri irréel.
Les étoiles s’effacent, fuyant son courroux,
Et la nuit s’effondre, tremblante à genoux.
Je m’avance, fragile, au bord du naufrage,
Sous les éclats d’orage, ses éclats de rage.
Sa voix, une sirène, me pousse et m’entraîne
Dans son ventre d’ombre où s’étouffe la peine.
Mais au creux des vagues, un soupir s’éteint,
La mer, fatiguée, reprend son refrain.
Et moi, sur la grève, naufragé d’un rêve,
Je contemple l’écume qui doucement s’achève.
Beatnik chic,
Atmosphère électrique,
Nos corps magnétiques.
Mouvement rythmique,
Fièvre mécanique.
Les draps se froissent, ballet cynique,
Soupirs aigus, orgasme mystique.
Instant tragique,
D'un amour lubrique.
Toujours addict
De ta peau cathodique.
Un doigt qui glisse, caresse hérétique.
Sous ma langue, orgasme volcanique,
Délire onirique.
Nos corps odeur narcotique,
Fièvre phallique,
Prière païenne au bord du tragique.
Mon torse au lipstick,
Sauvage graphique.
Entre tes hanches, un chaos mythique.
On s’aime et meurt, explosion chimique.
Au bord du lit, le fric.
La lumière glisse, complice,
Sur la courbe de nos vices.
Ma langue trace des aveux
Sur ta peau en feu.
Tes ongles griffent mes nuits,
Chaque cri, un interdit.
Sous tes hanches, l’abîme,
Dans ta chair, le sublime.
Le désir, poison sucré,
Nous enlace, déchaînés.
Et quand l’aube nous dévore,
Tu me tues encore, et encore.
J’aime quand tu oses,
Quand tu fais trembler l’air,
Que tes reins en overdose
Dansent un clair-obscur vulgaire.
Quand ton souffle s’enroule,
Électrique, animal,
Que l’envie se déroule,
Fulgurance fatale.
J’aime quand tu déclames,
Tes désirs insolents,
Un brasier dans ton âme,
Un chaos brûlant.
Je pense à toi, dont je ne sais rien,
Une ombre douce au bord du matin,
Un souffle léger, une lèvre offerte,
L’envie brûlante d’une porte ouverte.
Silence tendu, un baiser qui s’apprête,
Un goût sucré sur la bouche, muette,
En toi, un feu incertain.
Je pense à toi, dont je ne sais rien.
La mer, elle, ne joue pas. Elle est belle parce qu’elle est cruelle, sublime parce qu’elle est indifférente. Et le vent n’a pas besoin de flatter pour exister.
Il passe, arrogant, insaisissable, déchirant les voiles et les certitudes. Le marin le sait, ce n’est pas un compagnon, c’est une force. On ne l’aime pas, on le respecte. Et c’est là tout le pacte : accepter sans jamais plier, lutter sans jamais croire qu’on a gagné.
La mer n’a pas de mémoire. Elle avale les gloires, efface les échecs, et reprend toujours son souffle d’éternité. Elle ne t’attend pas, elle ne te regrette pas. Elle est là, vaste, entière, comme un défi posé à ceux qui osent.
Le sel mord les lèvres, le froid cisaille les os, mais il y a dans cette douleur une vérité brutale, une leçon qu’aucune terre ne peut donner. Parce qu’à bord, il n’y a pas de triche. Chaque erreur se paie, chaque victoire est arrachée au vide.
Et toi, petit homme, que crois-tu vraiment ? Que ta ruse suffira ? Que ta force fera fléchir les vagues ? Non, la mer ne plie pour personne. Elle t’accepte ou te rejette, mais elle ne t’appartiendra jamais.
Alors tu apprends à te taire, à écouter le chant des haubans et le murmure du vent dans les voiles. Tu te fais humble, parce que face à elle, c’est la seule attitude qui ne soit pas ridicule.
Je me glisserai sous ta couette,
Comme un souffle, une quête secrète,
Ma bouche, avide, trouvera ta peau,
Chaque frisson, un chant nouveau.
Je m’attarderai dans tes vallées,
Suivant les chemins doux, salés.
Et sur tes seins glissant mes doigts,
Sous mes lèvres, ton émoi.
Je descendrai, sur ton flanc,
Mes lèvres traçant des chemins brûlants,
Sur tes reins, l’écho de mes baisers,
Le tremblement d’un désir à creuser.
Ton ventre s’arque, une mer vivante, Sous ma bouche offerte et errante,
Ma langue écrit sur ton épiderme,
Un poème humide, cru, et ferme.
Sous ta couette, là, je demeure,
Captif, brûlant de ton odeur,
Ma bouche, amante, trace son lot,
D'extases lentes sur ta peau.
Je poserai ma barbe entre tes omoplates, Friche d'ambre où mes lèvres s'égarent. Un souffle tiède, une fièvre m'habitent. Sur ta peau fragile, un murmure s’invite.
Sous l’arche du silence, l’ombre s’immisce, Mes doigts hésitent, puis tracent des prémices. À l’échine dressée, tes soupirs conspirent, Comme un vin trop mûr que l’on aspire.
Chaque frisson, complice d’un naufrage Sur ta chair comme lointain rivage. Ma barbe éparse y plante ses épines, Des herbes folles au bord des ravines.
Mes lèvres devancent, mes doigts accompagnent Chaque vertèbre comme une montagne. Je descends, conquérant indolent, Sous le frisson d’un effleurement lent.
De l’échine au creux, mon désir s’incline, Vers ce val secret où tout se devine, Ta peau comme un fleuve, mes gestes comme l’eau, Je descends encore, ton souffle en staccato.
Et toi qui frémis, entre veille et douce déroute, Tu laisses ma barbe tracer cette route, Jusqu’à ce point où tout se prolonge, Là où la peau s’efface dans le songe
Cela fait longtemps que je ne me fais plus d’illusions sur la nature humaine.
L’homme est comme la mer par temps mauvais : instable, imprévisible, prêt à te noyer sans remords. Il parle de loyauté, mais ses mots s’écrasent comme des vagues contre des rochers, sans jamais laisser de trace.
Le vent et la mer, eux, ne mentent pas. Ils te prennent comme tu es, te heurtent sans détour, te laissent à ta solitude avec ce goût de sel.
Les hommes déguisent leur vide, mais l’océan, lui, te montre la vérité nue : une immensité froide où rien ne compte, pas même toi.
Les stations balnéaires hors saison se bercent de mélancolie.
Roi glorifié, le silence règne sans merci.
Le vent qui s'engouffre entre les immeubles souffle des promesses brisées, des murmures de mémoires.
Les volets grincent, et les bancs solitaires pleurent des larmes de nostalgie.
Dans la nuit qui s'étire, les façades grises chantent une mélodie d'oubli, une rhapsodie d'ombres qui s'enfuient sur le pavé mouillé.
Les lumières ternes dessinent des rêves éphémères, et les ombres des palmiers dansent sur le sable froid des souvenirs échoués.
Les mains dans les poches des manteaux, les badauds s'emmitouflent, les cœurs lourds de tristesse alors que les vagues chuchotent des secrets oubliés.
Les stations balnéaires hors saison portent le fardeau des jours heureux et des rires envolés.
📷 : moi
À Sacha.
Le blues roulait sur nos nuits tardives des accords perdus, des notes captives, des guitares écorchées, des voix râpées qui venaient d’ailleurs.
Un ailleurs qui collait à tes rêves, à nos silences tressés de rires.
Il y avait toujours un riff qui traînait, dans le creux de nos silences. Des accords bleus comme des souvenirs, qui vibraient dans l’air, entre deux éclats de rire.
Le blues, c’est ton pays. Pas celui qu’on quitte, mais celui qu’on emporte dans les veines, dans les mains, dans la voix. Une terre lointaine qui joue toujours en majeur.
Et nous, bercés par l’écho d’un refrain, cherchant l’infini au creux d'un verre de vin. Nous vivions comme des loups, des nomades de l'instant, les mots jetés en vrac, des promesses sans attaches.
Chez Taras, les plats avaient le goût de cette amitié, celle qui sent l'iode d'une pluie d'été. Celle qui rafraichit l'herbe haletante de la lourdeur précédent l'orage.
Toulouse t’a repris sous ses platanes, ses rues sèches sous un soleil hautain, comme un chant lointain dans le soufle du désert.
Tu as repris la route, un soir sans adieu. Pas de grand solo, pas de rappel. Juste une note suspendue qui s’éteint comme un souffle qu’on n’attendait pas, comme un grain de sable dans le drapé d'un coin de dune.
Je suis resté ici, à compter les ombres qui me parlent de toi, la nuit.
Ton rire résonne encore dans les corridors de chaque refrain, dans le drapé de chaque écho.
Il reste des ombres de blues dans le bleu de tes yeux, les voix du delta s’accrochant au vent qui se dilate.
Elles passent sur moi comme des promesses, mais l’écho s’efface, et je ne trouve souvent, que des brisures de toi dans ces jours qui me blessent.
Je passe devant chez Taras, parfois. Le parfum des plats flotte sur moi, et dans l’air, il y a nos rires et cette musique.
Un peu de toi, un peu de nous, un peu d'avant
Sur un chemin d’ombre, le matin s’allonge,
Les champs noyés de brume, la forêt qui prolonge.
Aucun bruit, si ce n’est le cri étouffé
Des feuilles mortes sous un pas effacé.
Le ciel, une toile d’un gris égaré,
Sans couleur, sans éclat, juste un souffle voilé.
Un air froid caresse les branches endormies,
Le promeneur, seul, trace sa mélancolie.
Un corbeau s’élève dans l’air suspendu,
Se perd dans l’absence d’un soleil inconnu.
Le silence s’épaissit, complice et fidèle,
Compagnon d’errance sous l’aube irréelle.
Chaque détour est un rêve sans fin,
Chaque pas, une fuite loin du commun.
Là, hors du temps, sous un ciel immobile,
Le monde n’est plus qu’un murmure docile.
Les ronces s’accrochent, les fougères s’effacent,
Sous ses doigts qui frôlent l’étoffe de l’espace.
Et quand le jour s’éveille, sans promesse ni couleur,
La grisaille demeure, douce sœur du marcheur.
📷 : moi