"Comment faire comprendre que les Lumières ne suffisent pas?"
Petit tour chez les premiers naturalistes et théoriciens de la race du XVIIIème avec Nell Irvin Painter, historienne de la blanchité. #PayeTesLumières #archeologiedelablanchite
Elle aborde les différences conceptuelles et pratiques de la race entre la France métropolitaine, les colonies départementalisées et les États-Unis. Tout en mettant l'accent sur les contextes spécifiques, elle invite les Français.e.s à étudier les indices de l'histoire des États-Unis pour faire progresser notre conception de la race. Painter rappelle que le racisme n'est pas seulement un mode de pensée mais un ressentiment fort qui mobilise la pensée.
Concernant l'expression "racisé.e", qui est pratique dans l'organisation communautaire, mais nous empêche de retourner le miroir et de rendre visible la Blanchité non pas comme une norme ou une absence de race, mais pour ce qu'elle est.
"- Est-ce que quand on a beaucoup d'argent, on devient Blanc? - Non, mais la Blanchité change pour s'élargir. Il ne s'agit plus seulement un question de couleur de peau ou de généalogie. Aux USA ce n'est pas tant les Noir.e.s, mais une partie grandissante des Latinx s'identifie comme Blanches. Ça montre de la peur de manquer de Blancs est infondée, car il y a toujours plus de Blancs."
Painter finit sur ses 50 ans d' expérience en tant qu'Afro-États-Unienne, et comment les perceptions et préjués ont changé. Loin du prestige et de l'exotisme afro-américain dans la France des années 60, elle les vit aujourd'hui bien différemment, surtout en tant que femme âgée.
Comme beaucoup d'intellectuel.le.s, elle reste sans voix devant la fixation islamophobe et sexiste en France (on pourrait ajouter au Québec). Il semble d'ailleurs y avoir une nette différence de réception de la loi 21 dans les milieux anglophones et francophones.










