Le canal lombaire étroit : une compression des nerfs qui peut limiter la mobilité
Le canal lombaire étroit est une affection qui se caractérise par un rétrécissement de l'espace situé dans la colonne vertébrale lombaire (bas du dos). Ce rétrécissement comprime les nerfs qui passent à cet endroit, entraînant des douleurs, des engourdissements et des difficultés à marcher.
Qu'est-ce qui cause le canal lombaire étroit ?
Le canal lombaire étroit est souvent lié à l'usure naturelle du corps liée à l'âge. L'arthrose, les hernies discales, les malformations congénitales et les traumatismes peuvent également contribuer à rétrécir ce canal.
L'arthrose : L'usure des articulations vertébrales entraîne la formation d'ostéophytes (becs de perroquet) qui réduisent l'espace disponible pour les nerfs.
Les hernies discales : Une partie du disque intervertébral peut se déplacer et comprimer les nerfs.
Les malformations congénitales : Certaines personnes naissent avec un canal lombaire naturellement plus étroit.
Les traumatismes : Une fracture ou une luxation vertébrale peut entraîner une compression des nerfs.
Quels sont les symptômes du canal lombaire étroit ?
Les symptômes du canal lombaire étroit peuvent varier d'une personne à l'autre et s'aggraver progressivement. Les plus courants sont :
Douleurs lombaires : Ces douleurs peuvent irradier dans les fesses, les cuisses et les jambes.
Claudication neurogène : C'est la sensation de jambes lourdes ou de crampes qui apparaît lors de la marche et qui se soulage en s'arrêtant.
Engourdissements et picotements : Ces sensations sont souvent ressenties dans les jambes et les pieds.
Faiblesse musculaire : Une faiblesse musculaire peut apparaître dans les jambes, rendant certaines activités quotidiennes difficiles.
Troubles de l'équilibre : Des difficultés à maintenir l'équilibre peuvent survenir, augmentant le risque de chutes.
Comment diagnostiquer le canal lombaire étroit ?
Le diagnostic du canal lombaire étroit repose sur plusieurs éléments :
Examen clinique : Le médecin vous interrogera sur vos symptômes et effectuera un examen physique pour évaluer votre mobilité, votre force musculaire et votre sensibilité.
Imagerie médicale :
Radiographie : Elle permet de visualiser les modifications osseuses.
IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) : Elle fournit des images détaillées des structures de la colonne vertébrale et permet de visualiser le rétrécissement du canal lombaire.
Scanner : Il peut être utilisé pour compléter l'IRM dans certains cas.
Quels sont les traitements du canal lombaire étroit ?
Le traitement du canal lombaire étroit dépend de la sévérité des symptômes et de l'âge du patient. Il peut être médical ou chirurgical.
Traitements médicaux :
Médicaments : Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), antalgiques pour soulager la douleur.
Kinésithérapie : Pour renforcer les muscles du dos, améliorer la posture et soulager la douleur.
Infiltrations : Des injections de corticoïdes peuvent soulager l'inflammation.
Médecine physique et de réadaptation : Pour apprendre à gérer la douleur et améliorer la qualité de vie.
Traitement chirurgical :
Laminectomie : L'ablation d'une partie de la vertèbre pour élargir le canal lombaire.
Foraminotomie : L'élargissement des foramens (trous par lesquels sortent les nerfs) pour soulager la compression.
Comment prévenir l'aggravation du canal lombaire étroit ?
Maintenir une bonne posture : Évitez de rester trop longtemps dans la même position et adoptez une posture correcte au travail et à la maison.
Pratiquer une activité physique régulière : La marche, la natation ou le yoga sont bénéfiques pour renforcer les muscles du dos et améliorer la flexibilité.
Maintenir un poids santé : L'excès de poids augmente la pression sur la colonne vertébrale.
Soulager le stress : Le stress peut aggraver les douleurs.
La hernie discale cervicale est une affection qui touche de nombreuses personnes, provoquant douleur, inconfort et, dans certains cas, des symptômes plus graves affectant la qualité de vie. Cet article va vous aider à mieux comprendre les causes de cette hernie, les symptômes divers et comment elle peut être traitée.
Qu’est-ce qu’une hernie discale cervicale?
Avant d’explorer les causes, il est…
L'intervention du président Félix Tshisekedi au conseil des ministres surprend plus d'un congolais
L’intervention du président Félix Tshisekedi au conseil des ministres surprend plus d’un congolais
Après la circulation de plusieurs rumeurs sur son état de santé le président Félix Tshisekedi a surpris plus d’un congolais et les membres du gouvernement Sama Lukonde Kyenge en intervenant énergétiquement.
Il sied de faire savoir que durant le conseil des ministres qui s’est tenu ce 11 vendredi 2022, le président Félix Tshisekedi a surpris plus d’un observateur en intervenant depuis…
Je vous propose de découvrir 7 stratégies pour traiter efficacement et naturellement une hernie discale. Une hernie discale est fréquemment un symptôme d’un autre problème sous-jacent, et pour la guérir, on peut chercher la source réelle du problème en analysant l’intégrité de tout le système neuro-musculo-articulaire. Avant de conclure que l’hernie est la cause de vos symptômes, il est utile de vérifier que les douleurs sont bien dus à l’hernie, car 2/3 des hernies sont asymptomatiques.
Une autre stratégie est de considérer l’impact postural : par exemple, la position assise prolongée favorise le développement d’hernies. Des douleurs neuropathiques peuvent potentiellement être un signe de pincement ou de sensibilisation du système nerveux, mais pas nécessairement d’une hernie.
L’aspect émotionnel est à prendre en compte : le stress par exemple influence physiquement le poids que nous portons, ou encore nos antécédents psychologiques et émotionnels pendant l’enfance. Il faut savoir que la réussite du traitement dépend de la manière dont notre organisme dans son ensemble réagit au traitement.
Qui dit hernie dit inflammation. Il est nécessaire d’adapter son alimentation en conséquence pour réduire cette inflammation : omégas 3, vitamine C, glucosamine, etc. Enfin, il est montré que des ajustements chiropratiques très réguliers, des micromanipulations, peuvent faire éviter la chirurgie à plus de 60% des patients.
Transcription
Dans cet épisode, je vous propose de découvrir 7 stratégies pour traiter efficacement et naturellement une hernie discale.
Parce que la vie est bien trop magique pour être petite et que nous avons tous besoin d‘une prescription pour grandir en conscience et faire que nos rêves dévorent notre vie. Bonjour, je suis le Docteur Yannick Pauli, bienvenue à un nouvel épisode d’Une Grande Vie. Vous le savez, chaque semaine, je vous propose des stratégies pratiques, pragmatiques, pour grandir en conscience, qu’elle soit d’ordre physique, émotionnel, psychologique ou spirituel, parce que c'est cette conscience qui nous permet d’évoluer en tant qu’être humain et de vivre une vie pleinement vécue.
Cette semaine, nous allons parler d’un domaine de la santé, qui a à voir avec le physique, mais vous le verrez, aussi avec l’émotionnel. C'est la notion d’hernie discale. Peut-être qu'on vous a diagnostiqué une hernie discale. Très typiquement, au niveau des symptômes, vous allez avoir des maux de dos et des irradiations dans un bras ou dans une jambe en fonction de la position de l’hernie, les plus courantes étant dans le bas du dos et au niveau de la nuque. On peut en avoir aussi au niveau des dorsales, mais on va se limiter à cette notion des cervicales et des lombaires aujourd'hui, à ces douleurs d’irradiation, de brachialgie ou de sciatique.
Je vais donc vous partager un certain nombre de considérations et 7 stratégies pour prendre soin efficacement de ces hernies discales. Avant de vous présenter les 7 stratégies, j’aimerais juste partager 2 choses avec vous, 2 principes vraiment fondamentaux si vous voulez avoir une prise en charge optimale et efficace.
La première des choses est que si vous avez mal au dos et qu'il persiste, que le généraliste ou spécialiste ou professionnel de santé qui vous suit vous envoie faire une IRM, qu’on détecte une hernie discale, on a tendance à vous dire, surtout si vous avez une sciatique : « Vous avez un problème, c'est l’hernie discale. » J’aimerais vous donner un contexte complètement différent, de s’élever, de prendre de l’altitude : l’hernie n'est pas le problème, l’hernie est un symptôme d’un autre problème sous-jacent. Je vous dis ça pour plusieurs raisons. La première est que, dans ma pratique, on prend en charge des gens qui ont des problématiques de douleur chronique, dont des personnes qui ont ce « diagnostic » d’hernie discale. On voit très souvent des gens qui ont eu une hernie discale, ils se sont fait traité pour cette hernie, que ce soit par des moyens conservateurs, comme la physiothérapie, la kinésithérapie, des injections ou peut-être même opérés pour cette hernie discale, mais quelques mois après, ils développent une hernie soit sur le segment au-dessus ou au-dessous, ou s’ils avaient une hernie dans le bas du dos, ils développent une hernie dans la nuque… Ils se font traiter pour cette hernie, puis ils en développent une troisième. J’ai eu des patients qui sont venus avec 3 ou 4 hernies. Au bout d’un moment, il faut arrêter d’imaginer que c'est l’hernie le problème, mais c'est qu'il y a quelque chose d’autre, un déséquilibre sous-jacent dans l’organisme qui fait que le corps produit ces hernies. La première chose à comprendre est donc que l’hernie doit être vue comme un symptôme, et si vous voulez vraiment guérir, il faut comprendre ce qui y participe.
La première question qu'on va aussi avoir, ça fera partie de la première stratégie, dans le diagnostic : est-ce que l’hernie joue vraiment un rôle clinique ? J’ai eu par exemple la semaine passée une patiente qui est arrivée avec ce diagnostic d’hernie. Il y avait une hernie discale très marquée à C5-C6, au niveau cervical, sur son IRM. Lorsqu'on teste cliniquement, elle a une perte de force sur un nerf qui correspond à la racine du nerf de C7. Donc on a vu quelque chose sur l’IRM, mais la présentation clinique n’a rien à voir avec cette hernie à ce niveau-là, c'est un problème plus bas. Donc si elle est allée se faire opérer, il y aurait de très fortes chances pour que l’opération n’ait pas fonctionné, parce qu’en fait, ce qu'on voit sur l’IRM n'est pas nécessairement la réalité clinique des choses. C'est très important.
Il faut savoir aussi que, selon certaines études notamment une qui avait gagné le fameux Volvo Award, malgré le fait que ça va dépendre un peu des catégories d’âge, jusqu’à 76% des gens ont des hernies discales asymptomatiques. C'est-à-dire que vous prenez des gens qui n'ont pas mal, on leur fait des IRM et on va voir des hernies qui sont là. La question est donc de se dire : est-ce que c'est une hernie, est-ce qu’elle joue un rôle ? Cliniquement c'est important de comprendre la différence entre une hernie discale et ce que nous appelons un conflit disco radiculaire, c'est-à-dire que le disque qui a un problème vient atteindre la racine du nerf. C'est important à comprendre, car les études montent très clairement que les symptômes que vous pouvez avoir n’ont rien à voir avec la taille d’une hernie. En général, les spécialistes vous disent « Vous avez une grosse hernie donc il faut une grosse opération », mais ce n'est pas ça. La taille de l’hernie n’a rien à voir. D’un point de vue physique, le lien entre les douleurs a plus à voir avec le degré d’atteinte sur la racine du nerf que sur la taille de l’hernie. Donc on peut avoir une grosse hernie, mais qui presse très peu sur le nerf, et de petites hernies qui pressent beaucoup plus sur le nerf, et c'est déterminant.
Une autre dimension très déterminante, montrée par les études, est que le degré de symptômes que vous pouvez avoir si vous avez une hernie discale a moins à voir avec la taille de l’hernie qu’avec les caractéristiques physiques de votre travail, et notamment la position assise. On a toujours l’impression que ce sont les travailleurs de force qui développent des hernies, mais en fait, eux ont tendance à développer de la dégénérescence. Ce sont surtout des personnes qui sont en position assise prolongée à des bureaux qui développent des hernies discales. Le deuxième facteur est le stress émotionnel.
Vous voyez donc que, à taille d’hernie égale, la symptomatologie peut être complètement différente entre fonction du type de travail que vous avez et votre état de stress émotionnel. C'est ce que montrent les études.
Deuxième élément à garder à l’esprit, c'est aussi que des méta-analyses, c'est-à-dire des analyses de toutes les études qui ont été faites sur ce qui se passe dans l’évolution des hernies, montrent que 66% des hernies se résorbent d’elles-mêmes, c'est-à-dire que même si on ne fait rien, même en laissant du temps, 66% des hernies vont disparaître d’elles-mêmes. C’était le premier principe. Gardez à l’esprit que l’hernie n'est pas le problème, c'est juste un symptôme, et que ces hernies sont finalement très dynamiques. Ce n'est pas parce que vous avez une hernie que ça explique forcément la symptomatologie.
Deuxième principe à garder à l’esprit : la réussite du traitement a moins à voir avec l’hernie elle-même, et plus à voir avec la manière dont votre système nerveux intègre ou réagit à votre traitement. Qu'est-ce que cela signifie ?
La première chose, c'est que des études montrent qu'il y a un lien entre avoir une hernie discale et perdre de la masse de volume blanc au niveau de votre cerveau. Vous savez qu'on a de la matière blanche et de la matière grise. Les gens qui ont des hernies discales ont tendance à avoir une diminution de la matière blanche au niveau du cerveau. On ne sait pas si c'est l’hernie qui cause ça ou si c'est la perte de matière blanche qui favorise l’hernie.
Des études fascinantes ont été faites en Chine : ils ont pris des gens avec des hernies discales, mesuré ce qu'il se passait avec des IRM au niveau de l’hernie. Ils ont mesuré aussi ce qu'il se passait au niveau du cerveau, au niveau de la connectivité, c'est-à-dire est-ce que les différentes parties du cerveau communiquent bien entre elles. Ensuite, ils ont traité les gens, à base de manipulations ou à base d’injections. Ils ont montré que la réaction des gens au traitement n’a rien à voir avec ce qu'il s’est passé localement au niveau de l’hernie, mais dépend de la manière dont leur cerveau a réagi. Si, à la suite du traitement, le cerveau était capable de mieux communiquer entre ses différentes parties, les gens se sont sentis mieux, se sont sentis soulagés, alors que chez les gens qui n’ont pas répondu au traitement, même si la même action était faite localement au niveau de l’hernie, leur cerveau n’avait pas pu intégrer cette information pour avoir une meilleure communication.
La réussite du traitement n’a donc rien à voir avec ce qu'on fait localement, mais a à voir avec la manière dont notre organisme dans son ensemble réagit au traitement. On en reparlera un peu plus dans notre stratégie sur la composante émotionnelle.
Stratégie 1 : Diagnostic
La première stratégie importante est l’aspect diagnostique. L’aspect ici est de savoir : on vous a détecté une hernie sur une IRM, mais est-ce qu’on est sûr que c'est vraiment l’hernie qui est responsable de vos symptômes ? On sait que chez 66% des gens, les hernies sont asymptomatiques. Vous pouvez donc avoir une hernie, dans la même zone où vous avez des symptômes ou qui correspond à la zone du nerf où vous avez l’expression douloureuse, la sciatique, ou la brachialgie, mais peut-être que cette hernie n’a absolument rien à voir, on en reparlera. Donc si on vous dit que vous avez une hernie discale, assurez-vous que la personne est sûre qu’elle joue un rôle clinique, qu'il y ait vraiment une cohérence entre ce que l’on voit sur l’imagerie et ce que l’on voit au niveau clinique. Ce qui est primordial, c'est ce qui se passe au niveau clinique, parce qu'on sait que l’imagerie montre des choses, et très souvent ces choses sont complètement asymptomatiques ou n’ont rien à voir.
Je reçois par exemple des patients qui arrivent avec des IRM. Je ne regarde jamais leur imagerie avant d’avoir fait un examen clinique parce que je ne veux pas partir avec un biais « c’est l’hernie et il faut que je trouve les éléments cliniques qui confortent cette hypothèse ». Non, je pars tabula rasa pour vraiment voir ce qui se passe au niveau clinique.
Le deuxième élément au niveau diagnostique, c'est ce qu'on appelle les redflags, les drapeaux rouges. Si vous avez une hernie discale, qu’elle comprime suffisamment le nerf au point où vous perdez de la force, une perte de force vraiment sérieuse, ou qu’elle crée ce qu'on appelle un syndrome de la queue de cheval, c'est-à-dire que vous perdez le contrôle de votre urine ou de vos selles, on parle d’urgence médicale ou d’urgence chirurgicale et les conseils qui suivent ne s’appliquent pas à vous.
Stratégie 2 : Impact postural
La deuxième stratégie est de considérer l’impact postural. On a tendance à croire que les travailleurs de force développent des hernies, mais les études et mon expérience clinique montrent que ce n’est pas vrai, ce sont les gens qui sont beaucoup assis qui ont tendance à développer des hernies discales. Donc si on vous a diagnostiqué une hernie discale et qu'on a confirmé que cette hernie discale joue effectivement un rôle dans la présentation clinique que vous avez, il va falloir regarder ce qu'il se passe au niveau postural. Si vous êtes beaucoup assis, c'est impératif, impératif que vous réduisiez le temps que vous passez en position assise. Il est illusoire d’imaginer qu'on va faire un traitement et vous aider si vous êtes toute la journée à mettre du poids sur ces disques.
Le deuxième aspect dans cet impact postural est de voir s’il y a un phénomène qu'on appelle de centralisation. C'est-à-dire que si vous avez des douleurs qui partent dans le bras ou partent dans la jambe, notamment au niveau des sciatiques, voir si le changement de posture fait centraliser votre douleur. Faire centraliser votre douleur signifie que la douleur s’exprime de moins en moins loin dans votre jambe, est c'est un bon signe.
Des gens, quand ils partent en extension donc en arrière, leur douleur diminue dans la jambe par exemple, alors que pour d’autres, c'est lorsqu'ils se mettent en flexion que leur douleur diminue. Pour certaines personnes, la posture ne va rien changer, mais pour d’autres, cela va avoir un impact. En arrière, c'est ce qu'on appelle le principe de MacKenzie, développé par un physiothérapeute australien, et en avant, c'est ce qu'on appelle le principe de Cox développé avec le chiropraticien américain. C'est important de le savoir, car si vous avez cette centralisation en fonction de votre posture, ça va être quelque chose qu'on va pouvoir utiliser thérapeutiquement. Si le fait de vous mettre en extension diminue la symptomatologie par exemple d’une sciatique, on sait qu'il va falloir favoriser ces postures en extension.
Stratégie 3 : Intégrité neuro-vertébrale
Troisième stratégie, si on veut aller aux causes du problème, en se souvenant que l’hernie n'est pas le problème, mais un simple symptôme, il faut absolument que votre praticien détermine ce qu'on appelle votre intégrité neuro-vertébrale. Votre dos est constitué de 3 tissus :
il y a une composante active, ce sont les travaux de Panjabi : la musculature
une composante passive : la colonne et les disques
et une composante de contrôle : le système nerveux.
Ces 3 vont communiquer entre eux. Il faut qu'on puisse analyser, et la plupart du temps quand on vous parle d’hernie, on se focalise juste sur la colonne, juste sur ce disque, sur la taille de l’hernie, mais on oublie complètement qu'il y a la musculature qui va donner la stabilité autour, on oublie complètement qu'il y a le système nerveux qui va contrôler tous ces mécanismes posturaux, ces mécanismes de stabilité. Et vous pouvez avoir des dysfonctions dedans, et si on ne travaille que sur la colonne ou sur l’hernie, imaginons que vous vous fassiez opérer ou que vous ayez une injection et que ça vous soulage, mais qu'on laisse ces dysfonctions dans les autres systèmes, il y a de fortes chances pour que vous puissiez ne pas être soulagé comme vous l’espériez, parce que parfois la symptomatologie est générée aussi par ces autres éléments et non pas juste par l’hernie, mais aussi que vous refassiez des hernies. C'est très important d’analyser le système de manière biomécanique, mais de manière neuro-musculo-articulaire globale. C'est vraiment très important.
Il y a aussi au niveau musculaire différentes couches. Nous avons des couches profondes, de petites musculatures qui informent notre cerveau de la position de la colonne dans l’espace, et ensuite le cerveau va renvoyer des messages à une couche moyenne qui est une couche stabilisatrice, et une fois que la colonne est stabilisée, vous avez la couche superficielle des muscles qui va bouger cette colonne. Donc il faut absolument que le professionnel qui vous suit vous évalue de manière objective sur l’interaction entre ces 3 systèmes, sur la manière dont ces 3 couches de musculature fonctionnent.
Il faut qu'on connaisse aussi ce qu'il se passe au niveau de votre diaphragme, car il ne joue pas seulement un rôle dans la respiration, mais aussi un rôle de stabilisation au niveau vertébral. Il faut qu'on sache aussi ce qu'il se passe au niveau de votre système nerveux et notamment de votre cervelet qui est une structure située à l’arrière de votre cerveau, qui joue un rôle dans la tonicité et la stabilité de la colonne. Donc l’intégration entre votre cervelet et votre système de l’équilibre, le système vestibulaire, est très importante pour votre stabilité. Peut-être que votre professionnel n’a pas cette vision holistique, qui est capable de vous guider dans cette solution globale, alors il faut que vous constituiez votre équipe avec peut-être un généraliste, un spécialiste au niveau médical, mais aussi un chiropraticien, un physiothérapeute, un kinésithérapeute ou un ostéopathe… Construisez votre équipe si besoin.
C'est donc le troisième principe. Évaluez de manière globale cette intégrité neuro-vertébrale, cette intégrité neuro-musculo-articulaire, et travaillez sur les déséquilibres qu'on pourrait trouver là-dedans.
Stratégie 4 : Douleurs neuropathiques
Considérez ensuite les douleurs neuropathiques. Ces douleurs neuropathiques sont aussi appelées nociplastiques, c'est-à-dire que la douleur ressemble à une sciatique, on fait une imagerie pour une sciatique et on trouve une hernie : « C’est l’hernie qui presse sur ce nerf sciatique ! ». Non, en fait ce sont d’autres facteurs de dérèglement à l’intérieur de votre système neveux, qui commence à déclencher spontanément de la douleur. Il se trouve que cette hernie se trouve là, mais qu’elle n’a absolument rien à voir là-dedans. Il faut alors comprendre ce qu'il se passe au niveau de votre système, il y a différentes zones importantes, voir s’il y a une sensibilisation au niveau des connexions de la moelle épinière, de voir s’il y a une sensibilisation au niveau du mésencéphale qui est une zone qui joue un rôle de filtre dans la douleur, de voir s’il y a de la sensibilisation au niveau des zones pariétales qui intègrent ces informations.
Une des choses qu'on trouve très fréquemment est aussi une sensibilisation des nerfs périphériques. C'est très intéressant, notamment chez les gens qui ont des sciatiques. Chez 15% des gens, selon les études et c'est ce qu'on retrouve cliniquement, même un peu plus, dans ma clinique, des nerfs superficiels vont ressortir sur la colonne et vont passer sur la crête iliaque. Lorsqu’ils passent sur cette crête, ils doivent passer dans des petits canaux, un peu comme le tunnel carpien, ce sont les nerfs clunéo-supérieurs et moyens, et ils peuvent être entrapés à ce passage. Lorsqu'on palpe, ça va reproduire votre symptomatologie, et c'est essentiel, surtout si vous avez une décision d’opération, de savoir si on n’a pas une implication dans votre symptomatologie de ces nerfs clunéaux. J’ai eu plein de patients qui étaient agendés pour des chirurgies et en fait, en faisant l’examen, on voit que toute leur symptomatologie était reproduite. Si vous avez une hernie discale, on s’attend à voir des signes d’irritation sur la racine. Si on vous lève la jambe, par exemple, ça va faire mal. Et ces gens n’avaient pas ces signes-là, donc on sait que ce n'est pas au niveau de la sortie de la colonne que la symptomatologie venait, mais à ce passage, en venant palper, ça reproduisait leur symptomatologie et en quelques séances, en désensibilisant le nerf, la symptomatologie a disparu. Imaginez s’ils étaient allés se faire opérer, on aurait opéré une zone pour rien, et ensuite, en opérant les tissus, il y aurait eu de fortes chances qu'on vienne irriter encore plus ces nerfs. Je vois chez des personnes qui ont eu une chirurgie qui n’a pas fonctionné et les douleurs persistent, parce que c’étaient ces problématiques de douleurs neuropathiques, l’inflammation qu'on appelle neurogène des nerfs superficiels. C'est très important, malheureusement peu de professionnels de la santé connaissent cette dimension. Mais elle est présente dans 15% des cas cliniques.
Donc si vous faites partie de ces 15% ; c'est important que ce soit diagnostiqué.
Stratégie 5 : Aspect émotionnel
Cinquième élément, c'est l’aspect émotionnel. Je vous en parle parce que bien évidemment, lorsque vous êtes sous stress, sous tension, ça va mettre une charge supplémentaire sur vos disques. Des études montrent que le simple fait de vous mettre une contrainte de temps lorsque vous portez des cageots se traduit par quasiment 40 kilos supplémentaires, au niveau physique, de poids, sur vos disques. Donc le stress émotionnel va surcharger votre système. Une étude très intéressante également avait été faite avec des personnes ayant des hernies discales du bas du dos, L5-S1. Ils les ont divisés en 2 groupes en fonction de leurs antécédents psychologiques et émotionnels. Donc dans un groupe, il y avait des gens qui avaient eu très peu de stress émotionnel et dans l’autre groupe d’autres personnes qui avaient eu passablement de stress psychologique ou émotionnel pendant leur enfance.
Au niveau de la chirurgie, dans le groupe qui n’avait aucun antécédent de stress émotionnel ou psychologique, 85% des gens ont bénéficié de la chirurgie, alors que dans le groupe qui avait eu pendant l’enfance ces problématiques psychologiques ou émotionnelles, le fait d’avoir été abusé ou l’impression que les parents ne les aimaient pas, d’avoir été battu physiquement, 85% de ces gens présentaient un échec à la chirurgie. Donc ce qui s’est passé quand vous étiez jeune peut avoir un impact sur comment vous allez répondre au traitement. C'est donc important de considérer aussi cette dimension.
Stratégie 6 : Aspect nutritionnel
Si vous avez une hernie discale, il y a de fortes chances qu'il y ait de l’inflammation, donc il va falloir voir si effectivement, le corps est inflammé de manière générale et changer votre alimentation, partir sur une alimentation de type anti-inflammatoire.
Il y a aussi ce qu'on appelle les 5 facteurs du disque, qui sont très importants pour nourrir le disque :
il y a les omégas 3. Des études ont montré que si vous avez des sciatiques, le fait de prendre entre 2 et 3 grammes d’omégas 3 par jour, ça va avoir une action anti-inflammatoire et ça peut soulager aussi.
la vitamine C est également très importante pour la structure et l’intégrité de votre disque.
la glucosamine aussi peut aider, notamment au niveau de la nutrition du disque lui-même, mais aussi à soulager la symptomatologie.
le manganèse, très important
et d’avoir suffisamment d’acides aminés, c'est-à-dire consommer suffisamment de protéines pour que vos tissus puissent guérir.
Ce sont 5 facteurs très importants.
Stratégie 7 : Manipulations vertébrales
Dans votre prise en charge, la dernière stratégie est ce qu'on peut appeler les manipulations vertébrales. Je n’aime pas beaucoup ce terme de « manipulation » parce que manipuler, c'est comme si on manipule les tissus. En chiropratique, on appelle ça plutôt un ajustement, c'est vraiment ajuster le corps de manière très précise. Ces manipulations ont souvent mauvaise presse, parce que les professionnels de santé ne sont pas formés là-dedans. Très souvent, il y a des techniques qu'on appelle à levier où on vous tourne la tête et on met une forte poussée dedans. Moi, je parle ici de manipulations qu'on appelle de haute vélocité petite amplitude. Donc ce sont des micromanipulations comme on les fait en chiropratique, ce qu'on appelle des ajustements hyper précis, de l’ordre de quelques millimètres. C'est vraiment très efficace. Dans une étude, ils ont pris des patients qui ont tout essayé, des changements de style de vie, de la physiothérapie, de la kinésiothérapie, des exercices, de l’acupuncture, rien n’avait marché. Ils devaient se faire opérer. Avant de se faire opérer, ils leur ont donné des soins chiropratiques vraiment très réguliers, tous les jours, pendant quelques semaines. 60% de ces patients ont pu éviter la chirurgie. Donc cet aspect d’ajustement mécanique, de manipulations vertébrales précises, permet d’apporter un plus au niveau thérapeutique, qui est vraiment très important.
L’Université de Zurich en Suisse a mené, dans son département de médecine chiropratique, des études comparatives entre la manipulation vertébrale, ces manipulations très précises à haute vélocité basse amplitude, et les injections. Il s’est avéré qu’au niveau des hernies lombaires, 76% des patients étaient soulagés par les manipulations alors que seulement 62% des patients l’étaient par des injections. Au niveau cervical, c'est encore plus efficace : 86% des patients étaient soulagés au niveau des hernies cervicales, alors que seulement 49% étaient soulagés par les injections, et cela à un coût beaucoup moins important pour les manipulations, dont le traitement coutait environ 25% moins que le traitement médical standard au niveau des injections.
Dans la somme des études faites sur la manipulation, ça montre que sur les hernies discales, qu’elles soient aiguës ou chroniques, 80% des patients vont être soulagés à 3 mois, et environ 89% des patients vont être soulagés à 12 mois. C'est donc une méthodologie extrêmement efficace, même si elle a mauvaise presse parce que de nombreux professionnels ne connaissent pas les tenants et aboutissants de cette technique. Par contre, il faut noter 2 choses :
la première, c'est qu'on a besoin d’intensité et de fréquence de traitement. Les études montrent, si on va utiliser la manipulation vertébrale, on ne peut pas juste vous manipuler une fois et vous revoir dans 3 mois. On doit vous voir très fréquemment, 3 fois par semaine ou même peut-être plus au départ pour avoir une efficacité. Le premier élément est donc cette notion, comme on le voit très souvent en ostéopathie, d’aller manipuler une ou 2 fois sur l’espace de plusieurs semaines, ça ne va pas être suffisant au niveau de l’efficacité sur les hernies discales. Il y a des conflits disco radiculaires.
la deuxième chose est que vous devez trouver quelqu'un qui est un professionnel, qui ne fait quasiment que ça. Des études réalisées en 2000, publiées dans la prestigieuse revue Spine, avaient donné à des médecins un cours d’une vingtaine d’heures sur la manipulation pour voir s’ils arrivaient à soulager leurs patients au niveau mécanique, mais ça ne fonctionne pas. Vous avez donc besoin d‘experts, et l’expert dans ce domaine-là, c'est un chiropraticien. Si vous n’avez pas accès à un chiropraticien, certains ostéopathes font aussi un excellent travail, quoique souvent il leur manque un peu cette notion de fréquence. Mais dans ce domaine-là, votre spécialiste de prédilection est soit un médecin manuel qui a beaucoup, beaucoup d’expérience, on parle de plusieurs années d’expérience, soit encore mieux un chiropraticien qui est vraiment le spécialiste, parce que toute sa formation est axée sur la maîtrise de ces ajustements mécaniques, de ces manipulations vertébrales.
Voilà les stratégies à mettre en place si vous voulez vraiment une prise en charge globale, naturelle, efficace de votre hernie discale.
Faites-moi savoir comment ça fonctionne pour vous dans les commentaires. Nous, on se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle vidéo. D’ici là, souvenez-vous : émerveillez-vous, aimez la vie et contribuez chaque jour un petit peu plus.
Dans cet épisode, je vous propose de découvrir pourquoi vos problèmes de dos augmentent votre risque de mortalité. Il est démontré scientifiquement que les maux de dos sont très souvent corrélés à d’autres pathologies, à un schéma de mauvais état de santé général. Il faut voir les maux de dos comme un symptôme de mauvaise santé et il est intéressant d’en chercher les causes.
Il existe 7 grands types de maux de dos, qui peuvent vous aider à mieux percevoir les causes du déséquilibre de santé que vous présentez :
- Mal de dos mécanique : ce sont les contractures, les vertèbres bloquées, etc. Une simple manipulation mécanique vous remet en place.
- Mal de dos dégénératif : les tissus sont usés et provoquent hernies discales, sciatiques, arthrose. Des manipulations mécaniques sont intéressantes ainsi qu’une intervention nutritionnelle.
- Mal de dos de déconditionnement : le temps que vous passez en position assise augmente vos risques de problèmes de dos, parce que ça fait déconditionner vos muscles, vos ligaments, vos disques, votre colonne vertébrale. Il faut donc que vous vous leviez et bougiez plus.
- Mal de dos chimique : votre mal de dos implique de l’inflammation des tissus, peut-être due par exemple à un déséquilibre nutritionnel. Une intervention chimique est nécessaire.
- Mal de dos neurologique : votre mal de dos consiste en des douleurs des nerfs du bas du dos, généralement générées par votre système nerveux central mais ressenties en périphérie.
- Mal de dos tensionnel : ce sont les blocages que l’on se fait lorsque nous sommes stressés, angoissés, tendus. Il s’agira d’apaiser en premier le mental pour traiter la mécanique du blocage ensuite.
- Mal de dos existentiel : tant que vous ne résoudrez pas votre vide ou vos questions existentielles, votre dos continuera à refléter votre moral. Il est possible et fréquent de cumuler plusieurs causes, et donc vous aurez parfois besoin de différents types d’intervention.
Texte intégral
Dans cet épisode, je vous propose de découvrir pourquoi vos problèmes de dos augmentent votre risque de mortalité. Parce que la vie est bien trop magique pour être petite et que nous avons tous besoin d‘une prescription pour grandir en conscience et faire que nos rêves dévorent notre vie. Bonjour, je suis le Docteur Yannick Pauli, bienvenue à un nouvel épisode d’Une Grande Vie. Vous le savez, chaque semaine, je vous propose des stratégies pratiques, pragmatiques, pour grandir en conscience, qu’elle soit d’ordre physique, émotionnel, psychologique ou spirituel, parce que c'est cette conscience qui est au cœur de notre évolution en tant qu’être humain et d’une vie pleinement vécue.
Dans cet épisode, on va parler d’un principe très important. On va investiguer le lien qui a été mis en évidence dans différentes études, entre les maux de dos qu'on a tendance à considérer comme des choses un peu banales parce que beaucoup de monde en souffre, et le risque accru de mortalité. Oui, vous m’entendez bien, les études ont montré que les personnes qui ont mal au dos ont un risque accru de mortalité. De nouveau, comme je le disais, il est estimé que quasiment 80% de la population à un moment ou à un autre dans sa vie va souffrir de maux de dos. On a tendance à banaliser ça, parce que pour la plupart des gens, ça passe de soi-même. Mais en fait, les études montrent que c'est en réalité bien plus sérieux que ça, et j’aimerais vous faire prendre conscience du pourquoi de ce lien, de cette association entre les maux de dos et la mortalité. Puis, je vais vous présenter le modèle clinique que j’utilise dans ma clinique. Si vous ne le savez pas, j’essaie de vous donner beaucoup de conseils, mais à la base, j’ai une formation de chiropraticien, c'est-à-dire un spécialiste du système locomoteur, de la colonne vertébrale et du système nerveux, même si après ça, j’ai évolué dans la nutrition, dans la neurologie fonctionnelle, dans le coaching et le développement personnel, etc. Donc ce que je vais vous présenter aujourd'hui, si vous avez des problèmes de dos, ça va vraiment être une perle, qui va vous aider à mieux prendre soin de vous, surtout si vous avez des maux de dos chroniques. Ce n'est pas juste de la théorie, c'est basé sur mon expérience clinique avec des milliers de patients.
Une première chose intéressante à voir, c'est qu’en 2016, un groupe de chercheurs australiens et danois a montré que les gens qui avaient des problèmes de dos chroniques avaient 2,5 fois plus de risques de faire un infarctus. C'était une considération intéressante. Maintenant, lorsqu'on regarde la relation entre le dos et l’infarctus, qu’on constate une association : les gens qui ont mal au dos de manière chronique ont un risque beaucoup plus élevé de faire un infarctus, cela ne veut pas dire que c'est le mal de dos qui cause l’infarctus. L’association ne veut pas nécessairement dire causalité. Mais ça nous montre quelque chose d’intéressant, et on va y revenir dans quelques instants. À la suite de ça, ce même groupe de chercheurs s’est dit que c'était intéressant que les problèmes de dos soient associés à un risque accru d’infarctus, donc de maladie cardiovasculaire, mais est-ce qu'il y aurait un lien entre les maux de dos et d’autres types de mortalité ? Ils ont donc fait une autre étude, qu'ils ont publié en 2017 dans European Journal of Pain Journal, et ils ont essentiellement investigué sur des Danois de plus de 70 ans, donc des séniors. Ils ont découvert en fait que les séniors qui avaient mal au dos avaient un risque accru de mourir de toutes les maladies, indépendamment de la maladie regardée, que ce soit un infarctus, un cancer, etc. Indépendamment de la maladie, ils avaient un risque accru de 13%par année vécue. C'est-à-dire pour chaque année vécue au-delà de 70 ans, vous multipliez ce chiffre de 13% par le nombre d’années vécues. Donc vous voyez qu'ils commencent à avoir un risque significativement élevé, c'est-à-dire que si vous avez vécu 2 ans de plus que 70 ans, vous êtes déjà à 26% de risque d’une mortalité accrue, par rapport à une personne qui n’aurait pas mal au dos, pour la personne qui a mal au dos. Si vous avez vécu 5 ans de plus, vous multipliez, et ça vous donne le risque accru de développer ces pathologies.
Comme je vous l’ai dit, le fait qu'on ait une association entre les 2 ne veut pas dire que les maux de dos causent la mortalité. D’ailleurs, c'est la conclusion des auteurs qui disent qu’en fait, la relation est très certainement non causale, mais cela montre que les problèmes de dos font en fait partie d’un espère de schéma de mauvaise santé, qui participe à ce risque accru de mortalité.
Qu'est-ce que cela veut dire et pourquoi c'est important ? Pourquoi j’ai pris le temps de faire une vidéo à ce sujet-là ? Ça veut dire que finalement, ces maux de dos sont un symptôme. En médecine, si vous avez mal au dos, on sait qu'il y a une association avec un risque accru d’autres maladies. L’idée est de se dire : au vu de cette nouvelle information, finalement l’idée n'est pas de faire disparaître ce mal de dos, de le cacher, de l’anesthésier avec des médicaments comme ça se fait régulièrement, avec des anti-inflammatoires, des analgésiques, des myorelaxants, des médicaments à base d’opioïdes par exemple, mais ce mal de dos n'est qu'un symptôme de déséquilibre plus global de l’organisme, de mauvaise santé. C'est un signe de mauvaise santé de votre organisme, qui vous mène, à la longue, à un risque accru d’autres problématiques. Donc l’idée ici n'est pas d’aller traiter le symptôme, mais c'est d’aller plutôt trouver les causes. Dès le moment où on trouve les causes et qu'on peut les traiter, les rééquilibrer, non seulement votre dos va aller mieux, mais vous allez aussi réduire votre risque de faire un infarctus ou d’autres types de mortalité.
Comment peut-on trouver les causes ? J’ai été formé en tant que chiropraticien, donc en tant que spécialiste des thérapies manuelles sur la colonne vertébrale. Si j’en étais resté à mon idée professionnelle, j’aurais enfilé une espèce de chapeau ou de costume de spécialiste de la manipulation, donc je vais voir tous les problèmes de dos à travers cette espèce de lunette du chiropraticien. Donc pour moi, si j’en étais resté à juste ma profession de chiropraticien, toutes les personnes venant me voir avec un problème de dos seraient des personnes avec un problème mécanique au niveau de la colonne. Si je faisais de l’acupuncture par exemple, je percevrais que toutes les personnes qui viennent me voir avec des problèmes de dos, c'est lié à des déséquilibres énergétiques. Si j’étais nutritionniste, je percevrais les problèmes de dos au travers de mon biais professionnel, et je penserais que c'est dû à de l’inflammation au niveau des tissus. Si j’étais médecin, je percevrais les problèmes des patients comme ayant besoin non pas d’une approche nutritionnelle, mais plutôt d’une approche chimique à base de médicaments. On va en fait déformer la réalité, essayer de faire entrer les gens dans notre espèce de petite boîte professionnelle. Le problème est que les gens ne fonctionnent pas comme ça, ils n’ont pas juste un problème mécanique ou juste un problème de déséquilibre énergétique ou un problème nutritionnel ou un problème émotionnel ou psychologique qui crée des tensions dans leur dos. Donc je me suis vite rendu compte que certaines personnes, au travers de la chiropratique, réagissaient aux soins de manière spectaculaire, avec simplement quelques manipulations, et d’autres personnes qu'on manipule, auxquelles on ajuste la structure, mais rien se ne passe finalement. D’où la question : d’où vient le problème ? Il faut réaliser que finalement, les causes de votre mal de dos sont multiples. Elles ne sont pas juste mécaniques, bien qu'on ait très souvent l’idée de l’associer à ça, d’où l’expansion de professions comme la chiropractie, l’ostéopathie, le massage, la kinésithérapie, la physiothérapie, etc. Le problème est que, si on reste confiné dans notre petite boîte professionnelle, on ne va pouvoir aider qu’un certain nombre de personnes, et pire encore, beaucoup de gens que nous allons traiter avec notre seul outil qu’est la manipulation ou le massage ou le traitement manuel, toutes ces personnes dont les causes du mal de dos sont différentes, vont perdre leur temps et ne pas répondre.
À la suite de ces réalisations, j’ai mis au point un modèle qui, pour moi, si vous comprenez vraiment et que vous avez des problèmes de dos non résolus, que personne n’a encore pu vous aider, cela va très certainement être une perle pour vous, parce que ça va vous donner une manière de concevoir la manière dont vous devez approcher votre problème. Ce modèle est la réalisation qu’en fait, il y a 7 grands types de maux de dos.
Mal de dos mécanique
Le premier type, c'est un type mécanique. Ce sont typiquement des maux de dos qui répondent très bien aux approches manuelles, que ce soit la chiropractie, l’ostéopathie, le massage, la kinésithérapie, la physiothérapie, etc. Si vous avez un problème mécanique, qu'un muscle s’est contracturé, que vous vous êtes bloqué une vertèbre et qu'il n’y a pas d’autre problème associé, vous allez en général répondre très rapidement à ce genre d’intervention. Maintenant, si vous allez chez votre chiro, votre ostéo, votre kiné ou chez votre physio et que le problème revient toujours, que le praticien traite toujours cet aspect mécanique, mais que vous avez toujours mal au dos, c'est que le problème vient d’ailleurs ! Il faut le prendre de manière différente.
Mal de dos dégénératif
Le deuxième type de mal de dos, c'est le mal de dos dégénératif, c'est-à-dire qu'on n'est plus dans un simple blocage mécanique ou dans un déséquilibre musculaire, il y a de la dégénérescence dans les tissus. Cette dégénérescence est généralement de 2 types : soit au niveau des disques qui ont dégénéré et qui ont donné des hernies discales, qui pressent sur la racine des nerfs, ce qui donne des sciatiques, des brachialgies, des irradiations dans le bras ou dans la jambe. L’autre grande catégorie d’usure est l’arthrose. Avec le vieillissement, notre colonne va aussi devenir arthrosée. Donc vous voyez que si vous avez des problèmes dégénératifs, les thérapies manuelles vont aussi être excellentes là-dedans, mais il ne faut pas espérer qu’en une ou 2 séances, le problème va être résolu, parce que c'est un problème de dégâts dans les tissus. Dans le premier cas, on est encore dans un problème de fonction, et ici ça atteint déjà la structure du corps. Donc on va devoir appliquer les thérapies manuelles, mais il va falloir aussi faire autre chose pour remédier à ce procédé dégénératif. À ce niveau-là, d’autres interventions vont être très utiles, notamment au niveau nutritionnel par exemple, ou l’emploi de certains appoints comme le laser froid par exemple.
Mal de dos de déconditionnement
Le troisième type, ce sont les problèmes de dos que j’appelle de déconditionnement. Là, vous avez mal au dos parce que votre corps est déconditionné. Il peut y avoir plusieurs raisons à ça : vous pouvez être déconditionné parce que vous ne faites pas suffisamment d’activité physique dans la semaine, parce que vous ne bougez pas assez, ou alors parce que vous êtes trop sédentaire. Par exemple, on sait que pour les gens qui sont assis plus de 4 heures par jour, quasiment 60% d’entre eux vont développer des maux de dos, alors que chez les gens qui sont assis moins de 4 heures par jour, à peine 7% d’entre eux développent des problèmes de dos. Donc la quantité de temps que vous passez en position assise va augmenter vos risques de problèmes de dos, parce que ça fait déconditionner vos muscles, déconditionner vos ligaments, vos disques, votre colonne vertébrale. Donc vous imaginez bien que si vous êtes assis 12 heures par jour et que c'est ça la cause de votre problème, je peux venir essayer mécaniquement de vous ajuster, de vous manipuler, de faire tout ce que je veux, ça ne va pas résoudre le problème. Ce qu'il faut, c'est que vous vous leviez et bougiez plus. Donc pour avoir des résultats probants, il faut en fait une intervention spécifique à votre type de mal de dos. Ce qu'il faut comprendre aussi, c'est que l’un n’exclut pas l’autre. Vous pouvez à la fois avoir un problème de déconditionnement et un problème mécanique. Donc vous pouvez avoir un problème où ces différents types s’imbriquent, mais il va falloir mettre des stratégies appropriées. Il faut un processus diagnostic qui permette à votre praticien d’évaluer quels sont les types impliqués dans la problématique.
Mal de dos chimique
Quatrième type, c'est le type chimique. C'est-à-dire que votre problème de dos implique de l’inflammation. Vous avez peut-être déjà fait l’expérience d’avoir pris un anti-inflammatoire quand vous aviez mal au dos et de vous être senti mieux, c'est parce qu'il y avait une composante chimique là-dedans. Mais dans la partie des problématiques chroniques, il y a nettement plus de choses qui peuvent entrer en cause. Ce n'est pas juste une inflammation locale momentanée. Il peut y avoir de l’inflammation par exemple parce que votre alimentation est déséquilibrée, parce que vous mangez trop d’omégas 6 et pas assez d’omégas 3, ou vous mangez trop d’aliments qui contiennent du sucre, ce qui crée des réactions inflammatoires, voire des déséquilibres gastro-intestinaux, des dysbioses, qui provoquent de l’inflammation à l’intérieur de vos tissus, etc. Beaucoup de différentes problématiques peuvent participer à cette problématique chimique. On sait par exemple que lorsqu'on fait un ajustement vertébral, une manipulation, une étude montre que ça calme un peu l’inflammation, sur une mesure qu’on appelle CRP, Protein C Reactive, mais ça ne sera bien évidemment pas suffisant, il faudra mettre en place une stratégie au niveau chimique.
Mal de dos neurologique
Cinquième type, c'est le type neurologique. Quand je parle de type neurologique, ce n'est pas simplement parce que vous vous êtes coincé un nerf dans le bas du dos, c'est quand vous avez des douleurs qui s’expriment dans votre dos, mais qui sont en fait générées par votre système nerveux. Vous avez peut-être entendu parler des gens qui se sont fait amputer, qui n'ont plus de bras et qui ont des douleurs fantômes. Ce sont un peu ces mécanismes-là. En fait, on peut percevoir de la douleur même si on n’a pas de corps, c'est-à-dire que notre système nerveux, notre cerveau peut, lui, générer de la douleur. Donc ce sont des types de douleur qu'on trouve typiquement par exemple dans la fibromyalgie. Dans la fibromyalgie, il n'y a pas de problème dans la périphérie, dans vos muscles, dans vos articulations même si vous avez mal là, c'est en fait un problème neurologique central. Donc de nouveau, les interventions pour ça vont être complètement différentes d’une intervention pour un problème de déconditionnement ou un problème mécanique.
Mal de dos tensionnel
Ce sixième type est très fréquent de nos jours. De nombreux praticiens malheureusement passent complètement à côté. Nous voyons énormément de gens qui ont été voir des gens qui ont appliqué cet aspect mécanique, et ça revient toujours, parce qu’il y a un aspect tensionnel. Donc si vous allez bien dans votre vie et que d’un coup, pour une raison ou pour une autre, vous faites un faux mouvement, vous tombez, vous contractez un muscle, ou encore vous vous bloquez une vertèbre et qu'on vient manipuler dessus, vous allez tout de suite vous sentir bien. Par contre, si vous êtes tendu, si vous avez beaucoup d’émotions, des soucis, des tensions qu'on a tous dans notre vie de tous les jours, que vous êtes tout tendu, oui il y a des muscles contractés, oui il y a des vertèbres bloquées, mais si je vous débloque et que je vous laisse dans cet état, le système ne va pas pouvoir s’améliorer. Donc il va falloir travailler au niveau des tensions, au niveau des émotions, au niveau des perceptions qui créent ces émotions, pour que le corps puisse se relâcher. À ce moment-là, vous allez pouvoir aller mieux. Mais c'est tellement courant dans notre vie actuelle, mais au niveau des thérapies manuelles, quasiment personne ne prend ça en compte. Même pas un massage ! Si vous allez faire un massage relaxant, il va travailler au niveau des muscles, ça va détendre un peu votre système nerveux, mais ce n'est pas suffisant pour aller vraiment en profondeur pour relâcher ces tensions profondes dans le système nerveux. C'est là que des outils comme certaines techniques en chiropratique qui ont des visées neurologiques et tensionnelles, pas justes mécaniques, vont être vraiment très efficaces.
Mal de dos existentiel
Dernier type, c'est le type que j’appelle existentiel. C'est la métaphore « vous en avez plein le dos ». À ce moment-là, peut-être que ces choses-là vont vous soulager, mais tant que vous n’apportez pas une réponse à votre vide existentiel ou à vos questions existentielles, votre dos va toujours être un baromètre de votre souffrance ou de votre malaise existentiel. Si c'est de ce type-là, il va bien évidemment falloir aussi aborder cette dimension.
J’espère que vous prenez finalement conscience de l’importance de votre dos, réalisez que ce qu'il se passe dans votre dos n’est pas nécessairement juste un problème dans votre dos lui-même, mais plutôt l’expression d’un déséquilibre plus grand à l’intérieur de votre organisme, qui potentiellement augmente votre risque de mortalité sur le long terme. Pour avoir une approche efficace, il va falloir évaluer votre dos, mais aussi le reste de votre corps et le reste de votre vie, pour mettre des stratégies en place qui soient adéquates au type de problème de dos que vous avez, afin de pouvoir avoir des solutions efficaces sur le long terme.
On se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle vidéo. D’ici là, souvenez-vous : émerveillez-vous, aimez la vie et contribuez chaque jour un petit peu plus.