He walked so Klopp could fly
seen from United States

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seen from Russia
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seen from Russia
seen from Germany
seen from Germany
He walked so Klopp could fly
Aim for the sky and you'll reach the ceiling. Aim for the ceiling and you'll stay on the floor.
Bill Shankly
I’m reading Read or Dead by David Peace and let me tell you friends I’m not handling very well
Retro Fútbol (62)
Hoy viajamos a 1932 para presenciar la vibrante estampa de un Bill Shankly de tan solo 19 años en su etapa de jugador en el Preston North End.
Recordemos que Shankly (1913-1981) fue uno de los entrenadores de fútbol más renombrados y admirados en el ámbito británico. Logró catapultar al Liverpool FC a la cima de la liga inglesa, cosechando además notables triunfos en competiciones europeas.
El lienzo y la globa (38)
Un equipo de fútbol es como un piano. Necesitas a ocho personas que lo muevan, y tres que puedan tocar el condenado instrumento. Billy Shankly
El lienzo y la globa (26)
El fútbol no es una cuestión de vida o muerte, es mucho mas que eso.
Billy Shankly
Fire Next Time
‘Fire Next Time’ is the title of my current work in progress. The first chapter starts when Charlie a young guy in Liverpool is going to work listening to the Anfield Wrap podcast. Liverpool FC have just beaten Everton in the fourth round of the FA cup, he is happy as can be. All is good in the world, until he witnesses the arrest of a climate change protester and later learns the protester died…
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Rouge ou mort
Afin d’étoffer le blog et en attendant de nouveaux contenus, j’ai décidé de regrouper des textes disséminés un peu partout sur le web ou dans mes dossiers personnels. J’en ai parfois (souvent) profité pour y ajouter des retouches.
Premier segment : les chroniques football faites dans le cadre de l’émission ‘C’est vous qui le dites’ sur Radio U 101.1 durant la saison 2014-2015.
En voici la toute première chronique :
L’idée de cette présente chronique dans un excès de créativité de ma part sera de regrouper une grosse tambouille en moins de 5 minutes chrono, avec le football toujours au centre, oui, le football, ce sport qui consiste à voir 22 types (ou nanas) surpayé.es (ou pas) courir derrière un ballon pendant 90 minutes.
Prenez le cas de cette première chronique, dont le sujet central n’a pas encore été dévoilé du fait de mon esprit vicieux qui ne consent qu’à un peu plus semer le trouble dans celui de l’auditeur déjà horrifié par le fait qu’il s’apprête à entendre parler de ballon rond. Celui-ci s’attend à une énumération de scores, à des analyses en toc que l’on appelle tactique ou à un name-dropping qui ne saurait suggérer à sa pleine conscience le moindre écho. Or, cet auditeur ne sait pas que l’on peut parler de football autrement.
Oui l’on peut parler de football autrement, par exemple on peut parler de football et de littérature. Précisions, on peut parler du dernier livre de David Peace, Rouge et mort. Ce livre a pour personnage central Bill Shankly, mythique entraîneur du Liverpool Football Club de 1959 à 1974. L’adjectif n’est pas galvaudé, il s’agit bien d’un mythe. Celui d’un homme qui a fourni l’une des plus belles pages d’histoire de ce sport par amour d’un club, par amour d’une équipe, par amour d’un peuple qui loge dans la nasse rouge d’Anfield Road, stade de Liverpool, par amour de Liverpool, cité ouvrière et portuaire du nord de l’Angleterre, par amour du travail. Imaginez-donc, reprendre ce club en deuxième division dans des conditions pour le moins difficiles, s’imposer à des dirigeants qui prétendent comprendre le football comme moi je prétends comprendre les travaux de Jean Tirole, et le mener en première division, lui faire gagner 3 titres de champions, 2 coupes d’Angleterre et une coupe d’Europe.
Attention car ici ce n’est pas une biographie, ce n’est pas une honnête somme de ces faits et gestes qui a pour ambition de retranscrire scrupuleusement le parcours de l’homme. Non, David Peace, déjà auteur de 44 jours sur un autre grand manager, Brian Clough, publie ici un livre en forme de chanson de geste sur le métier d’entraîneur, non pas dans ces aspects tactiques ou les plus triviaux, mais dans sa litanie imposée, dans sa répétition. La dramaturgie est là, avec l’adversité ou le détail pouvant faire pencher la récompense de la victoire d’un côté ou de l’autre. Et dans ce microcosme, la personnalité la plus intéressante car la plus créative et la plus soumise au doute reste celle de l’entraîneur.
C’est un livre sur l’effort, l’entraînement et le cycle immuable, sans fin, un livre sur ce club qui porte en lui l’espoir d’une ville, d’une fierté et d’une dignité retrouvée. C’est un livre où vous lirez 10 fois dans la même page l’amorce de phrase “Dans la nuit, dans la cuisine”, où vous lirez 30 fois en 50 pages le même passage relatant les mêmes habitudes quotidiennes, où vous lirez les mêmes descriptions mécaniques des matches à travers des comptes-rendus dignes des plus austères fiches techniques : date, score, nombre de spectateurs, buteurs. Et ainsi de suite. Chaque semaine les mêmes rituels, chaque semaine les mêmes gestes, les mêmes pensées, la même passion. L’habitude comme contrainte, comme confort, comme soubassement du travail et condition de la réussite.
Le tour de force vient du fait qu’au travers de ces 800 pages, l’humanité est toujours au coeur du livre, notamment dans la deuxième moitié où le personnage de Bill Shankly devient l’incarnation d’un monde que l’on aurait tôt fait de penser disparu. Il se fait notamment l’avatar d’un socialisme en fin de vie et de valeurs agonisantes. Malgré cet état des lieux nostalgique d’un monde que je n’ai pourtant pas connu, je n’ai pu m’empêcher au cours de la lectur, d’entrevoir les ombres d’entraîneurs contemporains amoureux du football, fidèles à ce jeu si simple, volontaires et courageux dans leurs choix. J’ai pensé à l’intelligence psychologique de José Mourinho, au radicalisme dogmatique mais enchanteur de Pep Guardiola, au bonheur enfantin et partagé de Jurgen Klopp, à la mystique et la science de Marcelo Bielsa. J’ai pensé que ce sport gardait encore son authenticité parce qu’il y restait des personnalités comme Marcelo Bielsa, actuel entraîneur de Marseille.
Et l’auditeur qui, peut-être, ne s’est pas laissé duper par l’intrusion de la littérature dans une chronique ayant trait au football, ne devrait toutefois pas faire la fine bouche devant l’aphorisme célèbre de Bill Shankly, que tout amateur de football et tout footballeur devrait toujours avoir en mémoire : “Certains pensent que le football est une question de vie ou de mort. Cela m’indigne. Je peux vous dire que c’est bien plus important que cela.”