Ils trônaient là comme des cercueils sonores, alignés en totems muets d’une époque où la musique avait besoin d’un meuble entier pour exister. On soulevait leur couvercle comme on entrouvre un secret et le vinyle s’élançait, fragile, pour dire ce que les cœurs taisaient. On posait le diamant comme on entame une lettre d’amour et les basses vibraient jusque dans les os du parquet. C’était avant que la musique devienne un nuage, avant qu’on l’oublie aussitôt écoutée.














