J'ai (presque) toujours, l'impression de ne pas être à ma place. D'être en trop ou pas assez.
Je ne suis pas comme les gens qui m'entoure. C'est simple ma famille ne me comprend pas, je suis parfois une étrangère à leurs yeux.
J'arrive à être moi, avec mes rares amis. C'est triste, mais c'est cette impression d'être en dehors du système, qui nous a amené à nous rencontrer, à s'entraider, et à se soutenir.
J'ai parfois l'impression d'être l'éclair avant le tonnerre, pas tout le monde arrive à le voir, mais on entend tous le tonnerre.
Pareil pour moi, rares sont ceux qui ont vu au delà de la carapace, qui comprennent mes silences, et ce qu'ils veulent dire.
Rares sont ceux, qui savent que je suis blessée au plus profond de mon être. Que la fille souriante et joyeuse, c'est juste un jeu d'actrice.
Les blessures que je porte, j'ai essayé de les panser, de les guérir, avec de la haine, avec de l'amour. Mais rien n'y fais, elles me collent à la peau, comme des tatouages invisibles.
J'arrive plus à avancer, en ce moment. J'ai souvent cette impression, que je manque d'air.
Que je dois partir loin, très loin. En pleine nature, pour me retrouver et me ressourcer.
Comme si le sens de ma vie, était caché dans un coin de forêt, au détour d'un flocon de neige, dans le regard d'un animal sauvage, dans le murmure d'une cascade, dans le reflet d'un lac …