Tu m’avais promis l’éternité, mais tu as préféré réduire en cendres l’or que tu avais entre les mains.

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@hellotristesse
Tu m’avais promis l’éternité, mais tu as préféré réduire en cendres l’or que tu avais entre les mains.
J’ai toujours pensé que l’amour connaissait quatre saisons, mais dans notre histoire il n’y en avait eu que deux : l’été où son être tout entier brûlait pour moi, et l’hiver si glacial qu’aucun sentiment n’était plus capable d’éclore entre les barrières de son coeur.
J’ai essayé de t’aimer malgré mes cicatrices mais tu as préféré les utiliser pour m’écorcher vif.
Amour, j’éparpille chaque nuit des morceaux de mes rêves sur ton oreiller, en espérant rester suffisamment longtemps à tes côtés pour pouvoir tous les assembler.
Mais si l’écriture n’est plus le remède, alors que me reste-t-il ?
Et pour continuer à vivre, on s’accroche à l’impossible. On se dit que croire et avoir de l’espoir, c’est le début d’exister.
Je crois pouvoir affirmer aujourd'hui sans trop d'hésitations que tu étais mon bouclier contre la douleur. Avancer dans la vie sans toi, c'est comme devoir marcher avec une jambe cassée et sans béquille. Le chemin est plus long, plus douloureux. Il faut faire des pauses beaucoup plus souvent, et cela me demande de puiser dans toutes les petites forces qu'il me reste.
Te dire adieu pour mieux me retrouver.
Le problème, c’est que tu as le cœur tellement tendre que les émotions s’enfoncent profondément à l’intérieur au lieu de rebondir et de s’en échapper.
Peut-être que je t’aimais parce qu’au fond de tes yeux j’avais l’impression de briller. D’être quelqu’un de spécial. Quelqu’un que j’aurais aimé connaître.
Et sa main dans la mienne, le vide avait soudain cessé de glisser sous mes doigts.
Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage,
Et la mer est amère, et l'amour est amer,
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.
- Pierre de Marbeuf.
Je conserve précieusement les ruines de tout ce que j’ai perdu, de tout ce que le temps a détruit, dans l’espoir d’être assez forte pour tout reconstruire un jour.
On s’accroche les uns aux autres comme à des radeaux de sauvetage. Mais à trop vouloir être secourus, on ne sait plus distinguer l’amour du besoin et le besoin de l’amour.
Vouloir tout gagner à tes côtés, tout en prenant le risque de me perdre.
T'as pas le droit d'en vouloir au monde entier, alors que la seule guerre que tu dois mener se passe à l'intérieur de toi.
Le pire avec les émotions fortes, c'est quand elles ne sont pas qu'éphémères. Quand elles prennent le temps de s'ancrer au fond de ton coeur, au fond de ton âme, jusqu'à devenir une part entière de ta personne. C'est là que tu te sens impuissante, quand t'es incapable de t'en débarrasser. Quand tu ne peux pas crier, quand tu ne peux pas pleurer. Quand t'es devenue un volcan qui ne sait plus comment entrer en éruption.