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@jaimecrire-maiscestdifficil-blog
C'est exactement pour ça que je ne voulais pas te dire je taime.
J'ai cherché la réponse en fixant le plafond jusqu’à cinq heures.
Le genre de problème qui casse un cœur.
Yeux disent - Lomepal
Desfois le méchant c'est le gars qui rit à tes jokes plates et qui te dit que t'es belle.
“T'es amoureuse ? lui demanda son ami. -Non, mais tu vois je suis à ça, *elle lui montra un petit écart entre ces deux doigts* de tomber dans cette foutue merde qui vas me bouffer. Et le pire dans tout ça, c'est que j'ai même pas le courage de faire marche arrière.”
— (via danslattentedunebellevie)
Envie du soir bonsoir
J’ai envie de m’allonger sur le lit avec toi , avec des cigarette , pour écouter tous The dark side of the moon . Parler un peu , mais pas trop . Parler juste un peu , et s’embrasser sur la deuxième chanson : Breath . Enlever tes vêtements sur Time , descendre sur The great gig in the sky . Et remettre le CD jusqu’à ce qu’on ai fini . Puis laisser l’album finir une dernière fois , et s’endormir l’un contre l’autre , dans le silence .
Guy de Maupassant, Yvette (1884)
— Tu es amoureux.
— Non. Elle me trouble, me séduit et m'inquiète, m'attire et m'effraye. Je me méfie d'elle comme d'un piège, et j'ai envie d'elle comme on a envie d'un sorbet quand on a soif. Je subis son charme et je ne l'approche qu'avec l'appréhension qu'on aurait d'un homme soupçonné d'être un adroit voleur. Près d'elle j'éprouve un entraînement irraisonné vers sa candeur possible et une méfiance très raisonnable contre sa rouerie non moins probable. Je me sens en contact avec un être anormal, en dehors des règles naturelles, exquis ou détestable. Je ne sais pas.
— Je te dis que tu es amoureux. Tu parles d'elle avec une emphase de poète et un lyrisme de troubadour. Allons, descends en toi, tâte ton cœur et avoue.
— C'est possible, après tout. Dans tous les cas, elle me préoccupe beaucoup. Oui, je suis peut-être amoureux. J'y songe trop. Je pense à elle en m'endormant et aussi en me réveillant… c'est assez grave. Son image me suit, me poursuit, m'accompagne sans cesse, toujours devant moi, autour de moi, en moi. Est-ce de l'amour, cette obsession physique ? Sa figure est entrée si profondément dans mon regard que je la vois sitôt que je ferme les yeux. J'ai un battement de cœur chaque fois que je l’aperçois, je ne le nie point. Donc je l’aime, mais drôlement. Je la désire avec violence, et l'idée d'en faire ma femme me semblerait une folie, une stupidité, une monstruosité. J'ai un peu peur d'elle aussi, une peur d'oiseau sur qui plane un épervier. Et je suis jaloux d'elle encore, jaloux de tout ce que j'ignore dans ce cœur incompréhensible. Et je me demande toujours : « Est-ce une gamine charmante ou une abominable coquine ? » Elle dit des choses à faire frémir une armée ; mais les perroquets aussi. Elle est parfois imprudente ou impudique à me faire croire à sa candeur immaculée, et parfois naïve, d'une naïveté invraisemblable, à me faire douter qu'elle ait jamais été chaste. Elle me provoque, m’excite comme une courtisane et se garde en même temps comme une vierge. Elle paraît m’aimer et se moque de moi ; elle s’affiche en public comme si elle était ma maîtresse et me traite dans l'intimité comme si j'étais son frère ou son valet.
Le bonheur, c'est mon premier café le matin, la millième fois que j'écoute The Office, l'odeur d'un feu de camp, un rire timide d'un jeu de mots vraiment plate, pis le bonheur c'est toi.
Ça a toujours été toi.
Tu me manques
Peut-être pas ce que t'es devenu ou qui t'étais réellement, mais l'idée que je me faisais de toi.
La version de toi qui savait exactement comment je prenais mon café et quand j'en voulais un.
La version de toi qui appelait les "trips" au dépanneur une aventure.
La version de toi qui me parlait de ton analyse d'un film comme un ptit gars qui parle de hockey.
La version de toi qui me disait que j'étais belle quand je l'étais clairement pas.
La version de toi qui m'écoutait raconter une anecdote pour la centième fois, sans me dire que tu la savais déjà.
La version de toi qui faisait des jeux de mots exprès pour me faire rire.
La version de toi qui me présentait à tes amis et tes parents pis qui m'embrassait devant eux comme si j'avais toujours été là.
La version de toi qui me regardait tellement longtemps que j'devais regarder le plancher.
La version de toi qui me disait "je t'aime" pis la version de moi qui t'a cru.
Je m'en doutais en plus... ça fait de moi une voyante ou une criss de niaiseuse?
Finalement, ça me tente pas de savoir.
Ton non verbal me dit tout ce que je ne veux pas entendre en contradiction avec ce que tu me dis.
Pis moi des antithèses de discours, j'pas fan.
Ce qui saute aux yeux devient invisible quand tu veux calissement pas le voir
Dire que c'est correct, me convaincre que s'pas de la peine que j'ressens.
Une pierre deux coups
J’ai le sentiment que personne voudrait de moi, parce qu’on a tous la vilaine habitude de refouler des sentiments jusqu’à ce que ça nous brûle en dedans et que pour finalement nous soulager, ça sorte tout croche.
Ce que je devrais lui dire:
Je suis au courant que t’es vraiment occupé, mais j’ai quand même attendu à côté du téléphone pendant queck heures pcq on s’est dit qu’on allait se téléphoner. J’comprends que ya des choses qui arrivent mais deux jours de suite, je me sens un peu conne d’attendre demême. C’est pas grave si t’as queck chose dernière minute, j’aimerais juste le savoir parce que j’ai annulé queck chose ce soir pour pouvoir être chez nous pour s’appeler. Je sais que tu le fais sûrement pas exprès mais ça m’a fait un peu de peine quand même.
Ce que je veux dire :
Sérieux va chier deux jours de suite sans nouvelle pis j’suis toute seule comme une conne à attendre à côté du téléphone… J’ai vraiment l’impression que tu te moques de moi pis ça me fait fucking de peine pcq j’voulais juste qu’on se jase pcq ça fait caisement un mois qu’on s’est pas vus pis jm’ennuie de toi??
Ce que je vais finir par dire:
S’pas grave, appelle-moi ce soir ?