On était sans doute que des gamins mais je ne vous pardonne pas.
Interview Vampire Daily

Jar Jar Binks Fan Club
occasionally subtle
Color Me Curious
No title available

Origami Around
TMBGareOK. The Official They Might Be Giants tumblr
Doug Jones

blake kathryn
The Stonewall Inn
No title available

No title available
🩵 avery cochrane 🩵
EXPECTATIONS
Mike Driver

tannertan36

shark vs the universe

bliss lane
Cosmic Funnies
🪼

seen from TĂĽrkiye
seen from Kenya
seen from Colombia

seen from United States

seen from TĂĽrkiye
seen from Brazil

seen from Singapore
seen from Greece
seen from Morocco
seen from Finland
seen from Colombia
seen from Indonesia
seen from South Korea
seen from United States
seen from Singapore

seen from Malaysia
seen from United States

seen from Austria
seen from United States

seen from Belgium
@maniacoerotica
On était sans doute que des gamins mais je ne vous pardonne pas.
La souplesse gracie tes mouvements Impétueuse es-tu lorsque la fougue te prend Je m'éprends de ton ardeur et savoure cet avènement Ô salope adulée j'ai attendu ce moment
Les dieux ont leurs favoris et je n'en doute pas Après tout j'en fais partie Comment l'ignorer Rose orange rouge je caresse tes pétales Écarlates sont tes joues lorsque tu bénis le mal
Mâle abîmé par tes épines tu m'incrimines Des cris que lamentablement tu expies Ne quémande pas le pardon si de tes châtiments tu jouis Petite traînée sachant apprécier la vermine
Brûler dans tes flammes c'est ce que je désire Chaleur rance et avide Deva davantage tu cries La sagesse ne vient pas avec l'âge Au contraire Sublime Eve aux intérieurs carmins Tes bêtises t'étourdiront dans les fleuves de l'Enfer Tu t'abandonnes si facilement aux petits cons (Moi)
Et tu pourras m'en vouloir lorsque je prendrai la porte Un dernier baiser et Adieu Au revoir Tu seras comme déjà morte
Besoin de sexe et d'amour propre Laisse-moi te salir jusqu'à encrasser mes miroirs De l'inoubliable beauté de ton minois Espiègle blonde aux seins bourgeonnants Tu fleuris sous les sauts et les cambrures Peau de pêche suintant de cyanure Tes poils s'hérissent et d'ici je les sens Brutalité et poésie s'étonnent Je grince des dents pour ne pas prêter serment Adoration permise le temps d'un instant La fin nous est promise et laisse une impression atone Sur nos enveloppes unies par un coup de téléphone
Je suis le maître des illusions Lorsqu'au petit matin tu m'appelles La ville dort et la nuit n'a pas porté conseil J'aperçois la fenêtre ouverte à ton balcon
Masculin ou féminin prennent la porte Qu'importe puisqu'en toi je m'emporte Jours pluvieux où tes à -coups forgent Les vitraux tapissant ma gorge Tu prends ton pied Moi je prends feu Couleurs de l'arc-en-ciel déversées sur ton pieu Des astres tombant là où tu creuses Secousses qui m'étreignent et me rendent dingue Tu m'arraches de moi-même, carrément je valdingue Au sommet du lit mes doigts s'accrochent Lorsque tu craches je me déchire et ma conscience ricoche Yeux d'argent Poison qui m'ensorcèle N'es-tu pas fatigué de me tourmenter avec tes ritournelles J'en veux encore et en corps À peine le désir déserte nos aurores
Ma sainte du 14 avril Ni sage ni Valentine Comme un chien Ă tes pieds je m'incline Lapant avidement ta cyprine
Contre tes lèvres goût béton Je scelle ma bouche d'un parfum illicite Parlant à un mur, je courtise le sol Garçon-jouet que l'ivresse facilite
Tu cries quand tu gémis Tandis que j'écris silencieusement ton génie Et alors imprimé sur ma langue J'étouffe sous l'emprise de ta sangle
Divinité à l'humiliante beauté Gave-moi de ton vin Je rouille des os jusqu'au sang Joignant des mains pour que tu m'étrangles
Livré à ton extatique supplice Je regarde dans tes yeux ensemble danser L'Amour et la Mort Deux illusions coulant le bronze et l'or
Havane
Je conserve le souvenir d'une chambre au parfum de havane tiédi par l'estivale fraîcheur des nuits fauves s'y faufilant, pleines d'intempéries sauvages. Je vois et sens tout, du fantasme pur à ce que je n'ai pas encore fait vivre à l'être adulé ; de l'omnipotent onanisme à la réalité trouble.
Nos peaux à moitié cramoisies par les répétées éraflures du soleil, ses hanches sous l'emprise de la veille et mes épaules assaillies par ses ongles et les ultraviolets, nous serions bercés par les litanies lunaires, muettes oeillades comblant de grâce les faubourgs où nos existences auraient retrouvé leur désinvolture. Il y aurait une télévision minable, des chaînes pas nettes et nos sandales recouvertes de sable dans le couloir d'entrée. Le premier haut part innocemment, ce n'est pas le mien, et je cache avec une conviction faussée le désir raidissant mes os en riant nerveusement afin de les secouer un peu. Son regard est empli d'amusement et de soupçon. Ainsi, la malicieuse déité s'enorgueillit du culte que je lui voue, vulnérable et fidèle que je suis.
Elle s'apprête à se doucher, et alors je la retiens parce que je la veux maquillée des borées océaniques ; je la veux aussi salée que l'eau où nous nous sommes plus tôt baignés, lorgnée de grains dorés. Je veux l'odeur véritable de son corps et en cette divinité échappée des cieux sentir l'étreinte de Poséidon pour goûter à la septième mer ; la déloger de son aérien royaume pour l'entraîner dans les poumons de la terre.
La moiteur draine de nos corps leur synergie, violemment palpable, et leurs enflements sous des jeux de paumes – égarement prémédité, aussi prévisible qu'espéré et avec en guise de signal un baiser au goût écarlate. Je suis gangrené par l'amour, et s'il s'était humainement traduit par un respectable silence au lieu des répandus, acclamés et saccadés soupirs, j'aurais tant bien que mal gravi les monts érigés par l'Olympe et ses dérives en mesurant la distance de nos lèvres.
Hélas, j'ai faim de ma moitié tel qu'un loup ne connaissant pas la crainte des chasseurs. J'ai faim d'elle, de sa chair tendre, façonnée par l'apparente fermeté de ses cuisses, que je verrais bien fondre et louvoyer sous mes crocs et mes griffes. J'ai faim des supplices à infliger, des incendies à foutre en plein champs de pâquerettes tapis sous un épiderme craintif et sensible.
Sexe, drogue dure, ecstasy à laisser crever sur le bout de la langue. Sexe fort, sexe qui rend le cœur faible, jamais loin de défaillir, et donc sexe où il y a plus que ça, plus que les retours de flammes vivifiant les reins et les draps, car il y a l'amour. Dès lors, ce n'est même plus l'amour qui se fait, c'est l'amour qui se donne, qui se trahit, qui se débat entre des bras se serrant fort pour se faire la guerre. Des injures sont bafouillées à l'ennemi, cet autre que l'on adore et dont on veut tout arracher à force de se déchirer soi-même pour le vaincre ; il faut lui faire rendre les armes, dernier souffle qui tient en vérité bien plus du lancinant cri que de la facile plainte d'agonie.
30
La fièvre adolescente ne meurt pas, brassant l'air au point de marteler mes tempes. C'est le printemps et dans ton cœur, il fait froid comme en janvier. La givre s'y est glissée partout. En toi, la neige d'il y a deux ou trois mois s'amoncèle encore sur les trottoirs, et mes semelles sont mouillées à force d'y ramper. Ce n'est que récemment que tu as rompu avec ta copine, alors tu as besoin de panser tes plaies avec quelqu'un de simple et affable. Un corps silencieux, une oreille attentive, des yeux de biche. J'ai un sourire presque commercial dès que je te regarde, me bornant à te plaire, à ne pas considérer le fossé que tu refuses de franchir en ma présence. Au café, avant même de te rejoindre, j'ai su que tu portais les Rangers t'ayant bousillé les chevilles. Tu as trente-trois ans et tu continues de porter les blousons des jours que tu m'as vendu comme étant les plus beaux de ta vie. C'est peut-être parce que tu as douze ans de plus que moi que j'ai l'impression de ne jamais t'avoir vraiment rencontré ; que chaque rendez-vous nous ramène à celui qui précède le vrai premier. Pourtant, il y a ce je-ne-sais-quoi chez toi qui me ranime chaque fois que l'on se voit.
Lorsque nous nous rendons au bar, tu ne bois jamais d'alcool tandis qu'à côté, c'est à toute vitesse que je souhaite consommer ma jeunesse. Je veux te montrer que je n'ai pas de limites, que je suis différent de tous ceux que tu as connus mais, la vérité, c'est que je suis pareil qu'eux : jeune, impressionnable, candide. Il se peut que je boive pour oublier qu'une fois que nous l'aurons fait, tu attendras que je dorme pour t'en aller, et qu'il me faudra ensuite compter deux semaines avant de recevoir un appel de ta personne. Je l'aurai raté parce que tu ne veux pas m'appeler sur mon cellulaire et que tu te bornes à composer mon fixe. C'est exaspérant car je sais que tu sais que je ne suis que rarement chez moi, trop souvent quémandé par les bancs de la fac ; exaspérant car je sais que tu ne veux pas te confronter à ma voix du téléphone, ma voix d'endormi, pleine de larmes et incapable de sourire. Tu es un hypocrite.
Nous ne nous laissons que des messages vocaux, ne faisons que des choses n'ayant pas de sens. Tes sentiments, tu les rejettes. Un jour, je t'ai montrĂ© une dissertation dont j'Ă©tais fier et tu as poussĂ© un soupir amer.Â
Ce que j'aime à tes côtés, c'est sans doute le fait de passer pour le plus réussi des idiots à tes yeux. Je me suis vu sous un angle que l'on ne m'avait jamais montré. En tombant amoureux de toi, j'ai cru te voir me tendre une photo prise en secret puis me souffler : "regarde comme tu peux être".
Tu me fais prendre part à des jeux vicieux — ceux où l'on doit faire semblant d'hésiter quand bien même on souhaiterait hurler oui. Des jeux dont l'unique règle est de te suivre.
Je déteste la boucle infernale que nos nuits m'empêchent de rompre. Nous ne nous voyons jamais le jour, si bien que j'ai fini par me dire que c'est pour toi une question de principe alors qu'au fond, tu ne supportes probablement pas l'idée que le soleil puisse aussi se lever à ma fenêtre.
Tu es de ceux qui prennent et ne veulent rien cĂ©der.Â
À deux, nous pénétrons dans l'antre de nos désirs. Tu m'y pousses, le palier de mon appartement métamorphosé en précipice, et le lit se situant à quelques pas, en cercueil où mon corps se laissera brûler. Tes doigts sont comme des jets de lave venus répandre les flammes du péché. Tu es un homme tandis que je n'en suis qu'une moitié.
Tout semble facile comme ça. La baise est rapide, servant de traversée transitoire à mes insomniaques pensées. Tu mets dans ma bouche les phalanges sur lesquelles réside encore l'odeur du tabac froid. Parfois, tu me craches dessus ou me gifles, et je ressens toute ta haine, la cueillant, l'accueillant désespérément. C'est tout ce que je peux recevoir de ta part.
Aucune tendresse, aucune poĂ©sie. Tu ne me laisses que peu de matière pour Ă©crire, m'abandonnant Ă la contemplation de mon corps après ton passage. Rien n'est beau dans une pareille froideur. On dirait que tu me baises tard le soir simplement parce que ce n'est que dans ces heures-lĂ que je perds de mes couleurs, que tout vire au monochrome.Â
Je fais semblant de dormir, les yeux grands ouverts, allongé sur le côté. Il faut que je fasse semblant d'être mort pour que tu t'en ailles. Je t'entends remettre ton pantalon, la ceinture que tu as serrée autour de mon cou, le col roulé que je t'ai enlevé, dans un excès de désir, puis enfin ta veste. Avant d'atteindre la porte d'entrée, comme d'habitude tu bloques à la frontière de ma chambre, tes pas se figent durant deux secondes, deux secondes où j'imagine tout se passer dans ta tête, et alors tu t'en vas. Sans rien ajouter, sans dire un mot, sans même respirer.
Les intérieurs modelés depuis le cœur, inondé par des pleurs sous forme de fleurs, je brûle de ton feu. Dévoré jusqu’à l’os, décoré par ce qui chez toi est de trop, je porte ton flambeau sur le bout des lèvres, crachant tes mots sans même pouvoir les mâcher. Goûtant à leurs syllabes, je fais connaissance avec elles et me retrouve presque à marchander, aussi fourbe qu’avide. Je veux en savoir plus.
Tu t’es inséré en moi comme une entaille, faisant vibrer mes entrailles au rythme des tiennes. Dans la chair de ma chair, mêlé à mon sang, ma sueur, mes larmes, tu te présentes. Tu m’as comme brutalisé sans arme, à la seule force de ton âme, semant bouleversement et terreur. Que serait la beauté sans effroi ? Je t’ai senti en mon corps avant même de te laisser y entrer, pris d’assaut par les invisibles fureurs du cœur.
Tout bat selon tes mains, qui creusent et façonnent. Curieuses et parfois même agiles, elles viennent se glisser entre les fines brèches laissées par l’argile constituant le berceau de mon esprit.
Agréable est l’abandon à l’autre. Le renoncement afin de vaquer à ses passions.
Nuits sans sommeil, lorgné par l’obscurité. Nuits où tout semble soudain juste, nuits dorées de lune argent. Nuits gouvernées par l’empire des sens – par le pire des sens. Chaleur dans ma propre ombre, plus humaine et plus longue. Nuits avec toi, là et absent à la fois, battant sous mon plexus, à deux pas de Saturne. Nuits où mes prières glissent sur le satin, nuits sur lesquelles tardera à jamais le matin.
La main sur ta hanche, j’analyse
Quelques regards furtifs sur le charme de tes mimiques
Ton articulation m’irrite mais les torsions de ta langue m’excitent
J’aimerais te souiller comme une poupée de chiffon
M’ancrer en tes entrailles et te faire mordre à l’hameçon
tu transformes le moindre tremblement en éclosion
Vénus en fleurs qui goulûment avale du coton
bourgeoise en ton essence, effervescente gamine
régime d’antidouleurs, de café-clope et d’aspirine
mon petit cadavre sublimé par l’horreur des magazines
les talons sciés par l’asphalte brûlante
tu dansais sur le feu, sirène ensorcelée par la terre
rêveuse et délirante, décollant pour la stratosphère
tes clichés t’ont fait renaître dans une brocante
mes phalanges massent le papier jauni vieilli arraché
tu as fini découpée puis collée dans un cahier
jouvencelle à jamais je t’aimerai
beauté brûlée par la souillure des paillettes
Immature, notre couple se consuma tel un mois d'aoĂ»t, au moment oĂą les hautes tempĂ©ratures trĂ©passent sans prĂ©avis dans le dĂ©gradĂ© automnal. Pris au dĂ©pourvu, nous nous Ă©tions rappelĂ©s de l'arrivĂ©e prochaine d'un hiver inĂ©vitable et redoutĂ© ; d'une saison que tous doivent traverser. Nous recouvrĂ®mes nos âmes d'Ă©pais et lourds manteaux afin qu'elles ne souffrent pas du gel mais elles disparurent en dessous, Ă croire qu'elles avaient fondu.Â
Ainsi, nous fûmes beaux un certain temps. Combien de jours, combien de nuits, combien de mois ou d'années ? Fugace, le bonheur, une fois parti, laisse souvent traîner derrière son passage l'impression d'un rêve, d'un mirage, ou encore le désespoir d'un miracle qui ne s'est en fait jamais produit.
Il pĂ©trit habilement de ses mainsÂ
L’enfant née des champs de blé
Ajoutant touche par touche les notesÂ
D’un autre Ă©tĂ©Â
Il enfonce ses doigtsÂ
Dans la souplesse des dunesÂ
Et brise le foisonnant Ă©quilibreÂ
D’une plaine de magnoliasÂ
La dextérité de ses phalanges
La font monter aux angesÂ
Il lui jure fidélité et elle s’abandonne
Criant afin de dĂ©crocher la luneÂ
Ses formes s’épousent dans le mouleÂ
Elle l’enfourche et l’enfourne
DĂ©passant l’air jusque-lĂ faroucheÂ
D’une matĂ©rialitĂ© tristement fourbeÂ
Lorsqu’elle respire Ă nouveauÂ
L’oxygène devenu secondaire
Épuise la jouissance de ce second airÂ
Pas une once de crème en tropÂ
On peut goûter entre ses parts
De jubilantes parties de chairÂ
BrĂ»lante elle est refaiteÂ
Ă€ la couleur du hasard
J'ai attendu la fin du film pour apaiser le bout de ma langue Le lever de rideaux pour aller et venir Comme un boomerang Tout au fond de ta gorge j'ai fait danser Ton amer goût pour le vertige Accueille donc ta faim, qui bientôt ne laissera plus qu'un vestige De ce spectaculaire avènement, frasque étourdissante Monte une à une les marches du paradis Afin de retrouver sur ses portes La fresque que j'ai dessinée à l'encre invisible Sens depuis les cieux le parfum de javel échoué sur tes draps blancs Je sens ton corps sur mon corps et j'ai besoin de ta bouche, besoin de kérosène Mes doigts s'acheminent peu à peu sur tes zones érogènes J'enfonce en tes reins une lame de velours je te ressens, j'apprends à faire l'amour Vagues, chahut, ombres et stupre Ce que t'es belle quand tu me suces loin dans ma tête, je vois depuis la fenêtre l'horizon jaillir entre des nuages de sucre Nous dormirons ensemble
Ta dose d'amour pur je veux te l'offrir Pot pourri, pêle-mêle d'atrocités Ne suis-je pas affreux lorsque j'arrache les ailes d'un ange pour te les donner ? Cependant, n'aimes-tu pas ma moue Une fois qu'elle a profané ? Tu m'inspires une chanson douce, le divin nappant les tables où tu dînes Le vent glaçant le carrelage, les carreaux bleus de la cuisine Je suis amoureux de toi, du pain qui se déchire De la mie brassée par tes paumes, des miettes jonchant ta chemise Dès que tes pieds foulent le sol, je l'entends gémir Pour un de tes regards j'embrasserais la terreTu rends chaque saison fertile Embarrasses l'impossible d'un soupir, faisant rougir de splendeur la beauté du futile