Mon fils de 5 ans vient de me dire:
«Si tu n'es pas vivante, tu restes où t'étais.»
Il ne réalise pas à quel point cette phrase résonne comme une vérité en moi qui suis en train de m'éteindre dans une vie qui n'est pas ce à quoi j'aspire.

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@psycause
Mon fils de 5 ans vient de me dire:
«Si tu n'es pas vivante, tu restes où t'étais.»
Il ne réalise pas à quel point cette phrase résonne comme une vérité en moi qui suis en train de m'éteindre dans une vie qui n'est pas ce à quoi j'aspire.
C’était pas toujours facile là-bas, ça m’arrivait de me sentir seule mais au moins j’existais.
Alors c'est à ça que ressemblent mes soirées maintenant ? Pleurer les miens ?
Je sais qu'il faut que j'avance mais j'me sens coincée j'y arrive pas.
Il y a un temps pour insister et un temps pour lâcher prise. Puissiez-vous toujours les reconnaître.
Gio Evan
J'ai plus envie de rien.
Je suis arrivée dans le Sud, en suivant mon chéri qui vivait ici. Je me suis mise à travailler presque aussitôt, puis mon boulot ne me plaisait plus. J'avais l'espoir de travailler en extérieur même si c'était que saisonnier, et puis j'ai découvert que j'étais enceinte de 2 mois. Étant donné que le métier était physique, j'ai préféré demander l'avis se mon médecin qui m'a dit d'hésitation d'en parler à mon employeur. Évidement il m'ont pas donné le taff. Du coup depuis ça (juin 2020) j'ai cessé de travailler. Quand mon fils est né j'ai voulu l'élever en étant mère au foyer jusqu'à l'entrée à l'école. Puis bb2 surprise à pointé le bout de son nez... pareil que le premier, la première année je m'en occupait exclusivement et mon grand était à l'école. Ensuite, je l'ai inscrit à la crèche, en ayant l'espoir de retrouver du travail. Ce que je voulais les horaires ne correspondaient pas, j'avais trouvé un 20h dans quelque chose qui m'aurait vraiment plus.. et l'envers du décor.. (patronne désobligeante, qui aime mettre mal à l'aise presque à manquer de respect alors qu'elle avait "vendu" entreprise famille et conviviale...). La j'ai le goût amer de cette première nouvelle expérience, la boule au ventre de devoir recommencer une autre activité et de vivre pareil ou pire. Je ne suis même pas sûre d'avoir envie de travailler avec tout ce que ça implique qui génére énormément de stress et d'angoisse... Après presque 6 ans d'arrêt de travail et de devouement (le mot est faible, j'existais plus qu'à travers eux) pour mon homme et mes enfants, j'ai enfin retrouvé un peu de temps pour moi lorsque bb2 est à la crèche.
J'aime pas vivre ici, dans le Sud, je suis loin de chez moi, de ma famille. J'ai de plus en plus de mal à supporter tout ça. La distance, le manque de ma vie car j'ai très peu d'amis.. les seuls sont ma famille ou quelques amis de mon chéri que j'ai tjr l'impression de déranger.
Cette année était l'occasion rêvée de déménager dans le Nord, car mon petit va rentrer à l'école en septembre, mon grand change de classe... ça ne les auraient pas perturber plus que ça... mais mon homme ne veut en aucun cas vivre là-bas. J'ai pas envie de porter le fardeau de briser ma famille, j'ai pas envie de le perdre non plus car je l'aime, c'est vraiment avec lui que je veux finir ma vie...
Je suis au fond de la dépression, tellement que je deviens "invivable" car je me raccroche trop à lui, le besoin affectif, le besoin d'amour, les excès d'angoisse pour tout et n'importe quoi (qui me provoque la jalousie alors que j'ai jamais été dans l'extrême...) Je me sens seule la plupart du temps, il est mon seul pillier, mon meilleur ami, mon amour de toujours...
J'arrive pas à renoncer à cet espoir de partir vivre là-haut avec lui, j'y arrive pas... mais encore une fois, je vais devoir me sacrifier et ça me fait peur.
J'ai plus envie de rien maintenant.
Cette nuit j'étais bloquée dans mon rêve, comme dans une boucle temporelle. La même scène encore et encore. Je vais finir par croire que mon propre cerveau cherche à m'endurcir, à force de me confronter je finirais par être moins triste ?
Après le mois qu'on a passé là-bas, ou on avait la maison à mon père, je me suis projettée un peu plus.. on aurait la semaine métro boulot dodo comme ici mais les week-ends/petites vacances scolaires pourraient être tellement mieux. Petite soirée chez Pierre et Titia, bonne bouffe avec mamie, ou papa et maman. Plus facile de les laisser ne serait-ce qu'une après-midi pour avoir un peu de temps pour nous, et les petits sont contents avec leurs cousins... je sais plus trop quoi penser du coup... tu pourrais toujours faire du sport, jouer à la play... et en plus on vivrait. Au lieu d'attendre que les week-ends passent... l'envie ne me quitte pas. Et plus on revient de là-bas plus ça s'intensifie mon envie de remonter...
Je suis dans le mal, j'ai même pas eu un câlin. Je me sens seule à tout gérer, j'ai presque hâte d'exploser si il n'y a que ça pour que ça change.
J'aimerais m'effacer de la surface de la terre, comme si je n'avais jamais existé, juste pour pas faire souffrir ceux qui m'aime.
Si courte qu'est la vie , et parfois nous nous compliquons tellement avec des choses qui n'en valent pas la peine .. On se soucie de ce qu'on ne peut pas changer , on remet à plus tard ce qui nous rend heureux et on oublie de profiterde ce qui compte vraiment .. Finalement , il ne reste plus que les moments simples , les rires sans raison et l'affection que nous avons donnée sans réfléchir .. La vie passe vite, et le mieux c'est de la vivre avec moins de mais et plus de cœur
Même pas deux heures que j'ai passé la porte d'entrée, j'ai déjà envie de repartir.
Putain de bordel j'ai pas envie d'y retourner
Retour en enfer
Et voilà, c'est la fin des vacances chez ma famille. Cette dernière semaine a été dure, mon père nous a dit au revoir dimanche soir, il est routier... il rentre samedi et nous on part vendredi. Je suis trop dégoutée. Tout cette semaine à eu un goût de nostalgie.
La neige nous a fait honneur de sa présence, on a pu faire de la luge, je suis retournée en enfance le temps d'une journée. C'était magique.
Dernier bon repas chez mamie, un pincement au Cœur en disant au revoir.
La boule au ventre de rentrer, pas envie de retrouver cette région, cette solitude. Je pense vraiment que mon choix est en train de prendre forme dans ma tête. Les prochains mois seront sûrement décisifs... mais j'en ai marre de me briser le cœur pour retourner la ou j'ai le cœur serré...
J'ai fais que des cauchemars, comme plusieurs épisodes d'une mini série.
Malheureusement, je crois qu’on se souvient toujours mieux des grandes douleurs que des grandes joies : les joies sont éphémères, la douleur ne l’est pas…
V. H. SCORP