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Pour accompagner la sortie de Marcher 3:
3 prints riso en noir et rouge.

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Pour accompagner la sortie de Marcher 3:
3 prints riso en noir et rouge.
Publications
HORIZON, 8 carnets au format 10x14 cm imprimés en riso noir à 10 exemplaires. Publié à l’été 2024. Épuisé.
Récit expérimental muet improvisé en 2020 de septembre à novembre page après page sans scénario préalable avec la contrainte d’un horizon placé au même endroit et qui relie toutes les pages.
Origine
L’idée de la microédition m’est venue dès 2005 comme toute première expérience éditoriale (à l’époque je n’avais encore rien publié) , avec un encouragement de Benoît Jacques qui me vantait alors les vertus de l’auto édition. Sauf que mon premier essai « L’homme qui cherchait sa tête », imprimé en offset à 1000 exemplaires (pas vraiment de la microédition!) en leporello s’est avéré compliqué à présenter par les libraires (« on ne sait pas comment le présenter, on ne peut pas le mettre en rayons »). A suivi un autre titre, « Monsieur » photocopié en noir et blanc (plus proche du fanzine). Mais le travail induit par une telle démarche : diffusion, présentation sur les salons… n ‘était pas vraiment conciliable avec mon métier d’enseignant en arts appliqués et mon envie de voir mes livres exister.
C’est une époque où j’ai privilégié les collaborations avec des collectifs (café creed, le cheval de quatre) et des éditeurs (Alain Beaulet, Viltis bd) . Déléguant le travail éditorial à une autre personne. Ne planchant que sur des projets signés ou validés avec un éditeur. L’atelier Ouroboros a été laissé au repos.
Ce n’est qu’en 2022, en découvrant le processus d’impression en risographie, que l’idée de fabriquer, façonner, mes propres bandes dessinées revient dans mon esprit. C’est aussi une époque où je fais l’expérience désagréable d’un de mes livres pilonné (Redbone). Révolté, je décide de travailler désormais seul, à petite échelle, pour retrouver un sens à ma pratique d’auteur. Je prend un projet longtemps laissé dans un tiroir car refusé par les éditeurs : Marcher (datant de 2014). J’imprime un premier chapitre de 12 pages, sans aucune expérience de la riso. Ce sera Marcher 1, A line made by living.
Je deviens ainsi mon propre graphiste, éditeur et diffuseur. C’est dans cet élan que me viendra également le désir de mener une revue sur le dessin, de façon collective, ce qui donnera Oooo la revue qui regarde le dessin. https://www.tumblr.com/larevuequiregardeledessin
Je découvre alors le plaisir de créer petit mais mieux. Le sens du livre, la reliure cousue à la main, l’artisanat de la petite édition, le contact direct avec un public, le goût du simple et la main sur l’entièreté du processus éditorial, le « final Cut ».
Thibault Balahy
Photo par Alban Balahy, Etaules 2022.