Attente et grue â acrylique sur toile, 2004
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Attente et grue â acrylique sur toile, 2004
Lâattente est toujours douce quand elle porte ton nomâŠ
V. H. SCORP
"Vous souffrez peut-ĂȘtre parce que vous en attendez trop. Or, la vie n'a pas signĂ© de contrat avec vous dans laquelle elle vous promet de vous donner tout ce que vous voudrez."
Le bouddhisme pour les nuls
Un vieux téléphone noir repose contre le mur rouge,
massif, presque solennel,
comme un cĆur ancien scellĂ© dans la brique.
Son cadran jauni garde la trace des doigts disparus,
des numéros composés avec espoir,
des voix qui tremblaient au bout du fil.
Il ne sonne plus.
Il attend.
Gardien muet dâun siĂšcle effacĂ©.
Plus loin, la nuit a brisé la vitre du monde.
Le verre éclaté retient la lumiÚre
en milliers dâĂ©clats coupants.
DerriÚre, un combiné pend, suspendu au vide,
comme une phrase interrompue,
comme un « reste avec moi » jamais achevé.
Les néons rouges, bleus, oranges
saignent sur les fissures
et transforment le silence en incendie.
Deux téléphones.
Deux solitudes.
Lâun se souvient,
lâautre a lĂąchĂ© prise.
Et pourtant, dans lâair immobile,
quelque chose persiste â
une connexion invisible,
un fil secret que rien ne rompt.
Car certaines rencontres
ressemblent Ă des particules de lumiĂšre :
elles se heurtent une fois
et, mĂȘme sĂ©parĂ©es par la nuit,
restent liées pour toujours.
Comme deux voix
qui continuent de sâappeler
dans le silence.
Les-portes-du-sud
OĂč es-tu mon grand amour ?
OĂč es-tu, mon grand amour ? Mon cĆur te cherche, plein de dĂ©sir. Dans mes rĂȘves, je te trouve, tout prĂšs, mais le matin, je me rĂ©veille seul. Le monde est vide sans ton rire, Quand le destin nous rĂ©unira-t-il ? Je tâattends, plein dâespoir, en attendant, je rĂȘve de notre bonheur. Florian Teurer â 12 juillet 2025 Source texte et image : Florian Teurer
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Tais-toi, ĂŽ Muse! DĂ©pose ta lyre Ă mes pieds plongĂ©s dans lâĂ©paisse boue. Dans la nuit blanche, je lĂąche un soupir Quâun croissant dâĂ©tain aspire dâun coup.
Laissez, servantes, vos tasses dorĂ©es PrĂšs de moi mais ne versez pas de vin. Mes larmes dâhier deviennent marĂ©es Se brisant pour que jây noie le chagrin.
Comment vivre, hĂ©las, te sachant parti Et, avec toi, mon ancre et marin chant? Exister me tue. Jâai lâĂąme meurtrie Depuis que nous sĂ©pare un ocĂ©an.
Pourquoi autant de violents orages Sur les traces de tes brĂšves escales? Mes pensĂ©es errent et font doux naufrage Depuis que vers lâest tu montas les voiles.
En vain, je demande aux vents prophĂ©tiques De pousser mes pleurs lĂ oĂč lâoubli sombre. Est guettĂ© par lâappĂąt de lâAtlantique LâĂ©clat de lâamour â ah, quel hiver sombre!
Tant que tu es loin, mĂȘme ma maison Ressemble Ă une cellule sans clĂ©. Lâavenir nâest quâun champ sans horizon. Le passĂ© laisse des lettres scellĂ©es.
Tes yeux me sourient Ă travers la brume, Mais aussitĂŽt se ferme la fenĂȘtre. Ta voix rugit fort, pareille Ă lâĂ©cume. Dans le flux, va-t-elle aussi disparaĂźtre?
FatiguĂ©e dâenvies, alourdie dâennui, Je nâai quâun cell pour dĂ©jouer lâattente. Mon travail du jour se dĂ©fait la nuit; Ne gardent le fil que douleurs latentes.
-PoĂ©sie: "Lâattente de PĂ©nĂ©lope", Ă lire dans "GenĂšse d'une femme" par Marine Mariposa, disponible gratuitement sur https://sites.google.com/view/papillondusublime/gen%C3%A8se-dune-femme -Image: "Penelope at her Loom", Angelica KauffmanÂ
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Dans l'attente
je trouvais ma liberté
car je n'y étais pas.
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(Dans la portée des ombres, extrait)
© Pierre Cressant
(samedi 22 octobre 2005