je ne peux pas me payer le luxe de l'auto-destruction
Suzanne Rault-Balet, Des frelons dans le cœur


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je ne peux pas me payer le luxe de l'auto-destruction
Suzanne Rault-Balet, Des frelons dans le cœur
L'histoire de cet individu
C'est l'histoire d'un individu, un individu banal... Enfin non, cet individu était loin d'être normal, et ça, on ne manquait pas de le lui rappeler chaque jour. Beaucoup critiquaient son étrangeté, mais ils ne savaient rien de lui, non, absolument rien. Pour les gens, c'était un individu qui se distançait du monde, celui qui envoyait des regards méprisants aux gens, l'individu que personne ne devait approcher, lui qui avait causé des soucis à plus d'un, bref, l'individu qu'il ne fallait pas fréquenter pour réussir à être paisible dans sa petite vie.
C'est l'histoire d'un individu, un individu qui souffrait énormément, qui prenait de multiples pilules pour réguler le calvaire que constituait sa vie, qui s'abandonnait à l'alcoolisme pour oublier, qui ne faisait pas attention à son corps et se lacérait afin de se purger, qui se haïssait et était dégouté de lui-même. Un individu qui s'auto-détruisait mentalement et défiait constamment la mort, un individu qui avait essayé de sortir la tête de l'eau maintes et maintes fois, animé par un espoir ardent et illusoire, mais que la vie avait décidé de garder comme victime, bref, un individu qui n'avait longtemps affiché aucune émotion sur son visage, car pourquoi faire semblant de sourire quand on peut simplement ne rien afficher.
C'est l'histoire d'une individu qui passait ses nuits à réfléchir à comment améliorer le monde, malgré le fait qu'il le détestait. Un individu qui récitait l'alphabet à l'envers pour passer une bonne journée le lendemain, qui essayait de trouver par lui-même le concept de la théorie des cordes, qui roulait des dés et n'irait pas dormir avant d'être tombé 3 fois de suite sur le chiffre 6, un individu qui marmonnait en tenant sa tête entre ses mains, un individu qui succombait à ses troubles envahissants, bref, un individu qui accumulait nuits blanches sur nuits blanches.
C'est l'histoire d'un individu qui était hanté par une entité maléfique que lui seul voyait, un démon, oui, une créature horrifiante, indestructible, immonde, omniprésente et pourtant si spéciale, si vitale. C'était un individu qui avait besoin de la présence d'une personne qu'il détestait plus que lui-même afin de ne pas sombrer dans le désespoir et la vulnérabilité. C'était un individu qu'on traitait de "fou", car il parlait à quelque chose d'invisible, l'individu qu'on avait envoyé beaucoup trop de fois dans un hôpital psychiatrique pour éviter d'effrayer les gens, bref, un individu dont la seule compagnie était ses hallucinations.
C'est l'histoire d'un individu qui implosait et explosait de plus en plus souvent, un individu rempli d'une haine si puissante qu'il s'en rendait malade, un individu qui ne supportait plus rien, guidé par ses traumatismes, sa rage aveugle et sa peur panique, un individu qui aurait aimé que le reste du monde disparaisse, un individu que l'on traitait de détraqué car il riait de rage, un individu qui ne trouvait aucun moyen d'atténuer sa colère et qui ne cessait de se torturer dans ses remords, un individu qui avait perdu toute foi en l'humanité et qui souhaitait que celle-ci soit extincte, un individu qui disait absolument tout ce qu'il pensait, bref, un individu un peu misanthrope sur les bords.
C'est l'histoire d'un individu qui était malade, un individu qui tenait pas trop sur ses deux jambes, un individu dont l'hôpital était la deuxième maison, un individu dont on essayait désespérément de conserver le peu de raison qu'il lui restait, un individu qui était faible, faible, et encore faible, un individu qui ne pleurait jamais sur son sort, un individu qui adorait la vie, mais qui était habité d'une curiosité irrépressible envers la mort, un individu qui s'avait qu'un jour ça irait potentiellement mieux pour lui, même si sa santé se dégradait à vue d'œil, un individu qui ne savait pas encore si ses jours étaient comptés, bref, un individu dont la survie était loin d'être garantie.
C'est l'histoire d'un individu qui s'assumait totalement, un individu qui n'avait pas peur d'avoir une apparence plus osée ou moins bien acceptée par la société, un individu qui aimait les chaussures plateformes de 7 cm, un individu qui portait des jeans troués et des collants résilles, un individu qui se noyait dans la musique et les gros bouquins pour échapper au monde réel, un individu qui avait une magnifique collection de couteaux et qui savait les manier à la perfection, un individu qui adorait voyager aux quatre coins du monde, puis s'imprégner de ses souvenirs dans toute sa façon d'être, un individu qui aimait cuisiner, qui aimait la gymnastique et l'athlétisme, qui aimait le dessin et l'art de la conception, qui écrivait des textes et des poèmes, qui était vivement passionné par les sciences et la chimie, un individu surdoué, un individu qui aimait l'occulte et qui avait lu la bible sataniste, bref, un individu excentrique qui se trouvait banal.
C'est l'histoire d'un individu que vous connaissez de près ou de loin, un individu dont vous avez peut-être déjà entendu parler ou à qui vous avez déjà parlé. C'était lui qui critiquait tout le temps les gens, qui rageait plutôt souvent, qui stalkait certains blogs avec l'admiration absolue d'un enfant envers son mentor, l'individu qui condamnait les réseaux sociaux comme la peste mais qui a finit par se laisser embobiner dans leur rouages où les insultes, le harcèlement et la superficialité règnent, charmé malgré tout par les merveilleuses rencontres qu'on pouvait y faire et les petits comptes pépites dont les créations en valaient amplement la peine. C'est l'histoire d'un individu qui est toujours là encore aujourd'hui. C'est l'histoire d'un individu qui à présent, écrit son histoire, car cet individu, c'est moi.
BARBOUILLIS DE CHOSES BRISÉES, GÂCHÉES
Plus sombre devient la lumière de mon avenir.
Perdu est le chemin de rêve jusqu'à la joie, aux rires.
Affûtée est la lame qui supprime chaque jour mes ambitions.
Pourtant, mon incontrôlable cupidité émousse la lame.
JE SAIS TOUT.
"Amour" est un autre nom pour le diable.
Alors ne prends pas ma main!
J'ai hurlé, mais cela ne m'a pas empêché de perdre ma lucidité.
Tandis que les jours passent, j'ai l'impression que la réalité s’affûte.
Coupé par la tragédie, le sang devient plus noir.
Je n'aurais pas pensé que la cupidité sonnerait les trompettes de l'apocalypse.
RESPIRE.
Je cours, à bout de souffle.
Chaque nuit, je ferme les yeux à cette réalité déformée.
Les cloches de la tragédie sonnent, résonnent.
Mais je ne peux échapper à mon erreur.
Je ne pourrais jamais oublier, plus rien effacer.
…
Mon avenir a été balayée à cause de l'ivresse amoureuse.
Quand je me réveille, je suis entouré de bombes.
Je ne peux rien faire à part fixer ces yeux effrayants devant moi.
Je hurle, suppliant qu'il y ait un miracle à cette réalité.
REMBOBINE.
C'était terriblement bon...
Un idiot, accro à la douleur.
OUI, un idiot.
Je ne voulais pas me délivrer de l'emprise du Diable.
Tellement... mauvais...? Mais pourtant si pur...
Tellement mauvais, agréablement agonisant... Si pur…
Tu ne t'accepte pas. C'est ton corps tout entier que tu veux jeter. D'ailleurs, tu l'as déjà bien abîmé. Tu n'arrives plus à te regarder dans le miroir, tout ça à cause de petites remarques de merde faites par des khons. Tu t'es fait(e) vomir pour ne pas prendre un petit kilo de plus. Tu aimerais bien ressembler à ces filles ou garçons populaires. Mais penses-tu vraiment qui sont parfaits ces gens-là? Personne n'est parfait, dis-toi bien ça. La seule chose parfaite, ce n’est pas d'être "la belle/le beau" blond(e) aux yeux bleus, mince, musclé(e), etc. NON, être parfait, c'est de se dire : « Je suis belle/beau malgré les petites imperfections qui sont en moi. » Mais en vérité, ces imperfections, c'est ce qui fait ton charme enft. Imagine un peu si tout le monde était pareil dans ce monde. Ce serait la catastrophe! Donc ne te dis pas qu'il y a pire que toi, non. Dis-toi juste que tu es beau/belle et remercie ton corps d'avoir été là toutes ces années. Parce que chaque personne est magnifique d'une façon unique.
Auto-destruction
شنو هي أمراض المناعة الذاتية و أعراضها و كيفاش يمكن العلاج ديالها ...الد...
LES MALADIES AUTO-IMMUNES OU L'AUTO-DESTRUCTION DE L'ORGANISME : DES PATHOLOGIES TRES MAJORITAIREMENT FEMININES Lors d’une maladie auto-immune (MAI) ou à manifestations auto-immunes, le système immunitaire commet des erreurs et détruit certains des tissus de son organisme : des cellules spécialisées de ce système comme les lymphocytes, et des substances (les anticorps) sont censées normalement protéger nos organes, tissus et cellules des agressions extérieures provenant de différents virus, bactéries, champignons... Pour des raisons encore non élucidés complètement, ces éléments se trompent d’ennemi et se mettent à attaquer nos propres organes et cellules. Ces anticorps devenus nos ennemis s’appellent alors « auto-anticorps ». La nature des attaques auto-immunes varie énormément selon la maladie. Le système immunitaire peut attaquer par exemple : 1/ une substance spécifique, la couche protectrice (myéline) des cellules nerveuses dans le cerveau, la moelle épinière et le nerf optique dans la sclérose en plaques ; 2/ des cellules et des tissus de la peau, des articulations, du cœur et des reins dans le lupus érythémateux disséminé. Il existe deux catégories de maladies auto-immunes : - celles qui sont limitées à un seul organe et appelées maladies auto-immunes « spécifiques d’organe » (comme la maladie de Basedow qui touche la thyroïde ou le diabète de type I qui touche le pancréas) ; - celles au cours desquelles plusieurs organes sont touchés successivement ou simultanément, dites alors maladies auto-immunes « systémiques ». comme : le lupus érythémateux disséminé (atteintes préférentielles des articulations, de la peau, des reins, du système cardiovasculaire, des globules rouges mais aussi pratiquement de n’importe quel organe) ; la polyarthrite rhumatoïde (atteinte principalement articulaire, plus rarement pulmonaire et cutanée) ; le syndrome de Gougerot-Sjögren (atteintes des glandes salivaires et lacrymales occasionnant un syndrome sec et plus rarement des articulations, de la peau et des poumons) ; la spondylarthrite ankylosante (atteinte des articulations surtout de la colonne vertébrale, atteintes pulmonaire et neurologique possibles), la maladie cœliaque (intolérance au gluten contenu dans le blé et d’autres céréales). Parmi les Pathologies auto-immunes, un certain nombre sont des maladies rares ou peu fréquentes et peu connues du grand public : le syndrome de Goodpasture, le pemphigus, l'anémie hémolytique auto-immune, le purpura thrombocytopénique auto-immun, la polymyosite et dermatomyosite, la sclérodermie, l'anémie de Biermer, la maladie de Gougerot-Sjögren, la glomérulonéphrite, uvéite auto-immune… Ces affections souvent ne sont pas curables définitivement. Les traitements sont destinés à ralentir ou à supprimer la réponse immunitaire pathologique et s’appuient sur : les corticoïdes par voie orale ou en bolus (injection intraveineuse d’une dose importante), les immunosuppresseurs : (cyclophosphamide, azathioprine, méthotrexate, Mycophénolate Mofétil), les échanges plasmatiques ainsi que les immunoglobulines et enfin les biothérapies. Outre un médecin généraliste, la prise en charge de ces maladies est assurée par différents spécialistes en fonction des organes touchés (rhumatologue, gastroentérologue, cardiologue…) et / ou un spécialiste en médecine interne, encore appelé « interniste », une spécialité quelque peu méconnue en France et surtout au Maroc, alors que les maladies auto-immunes sont au cœur de ses compétences. Le spécialiste en médecine interne soigne en effet notamment les patients qui présentent plusieurs organes malades, ou atteints simultanément de plusieurs maladies. Au total, ces pathologies constituent un grave problème de santé publique du fait de leur poids économique et humain : 3ème cause de morbidité dans le monde après les maladies cardiovasculaires et les cancers, elles touchent en effet environ 10 % de la population mondiale et occupent le troisième poste du budget de la santé dans les pays développés. Enfin dernier point et ce n’est pas le moindre, les maladies auto-immunes n’épargnent pas l’homme ni malheureusement l’enfant mais c’est la femme qui porte très majoritairement ce fardeau dans plus des 2/3 des cas. La proportion de femmes atteintes pour un seul homme est ainsi dans la maladie de Basedow (Hyperthyroïdie) de 7 femmes/1homme, le lupus de 9f/1h, le Gougerot de 9f/1h, la polyarthrite de 2,5 f/1h, la sclérose en plaques de 2f/1h… Signalons qu’il existe cependant quelques maladies auto-immunes que les hommes sont tout aussi ou plus susceptibles de développer que les femmes comme la spondylarthrite ankylosante, le diabète de type 1, le granulomatose de Wegener et le psoriasis. De ce fait, la femme est à la fois au cœur des maladies auto-immunes et des maladies rares (beaucoup étant peu fréquentes ou rares) ! Alors que ce phénomène « féminin » est connu de la communauté médicale, il reste largement ignoré du grand public marocain comme français d’ailleurs, faute d’être médiatisé. Ce problème de santé féminin par excellence mériterait pourtant de faire l’objet de larges campagnes de sensibilisation, autour du concept global d’auto-immunité, en direction des femmes (comme c’est le cas pour le cancer) et à l’exemple d’autres pays comme les Etats-Unis (de la part de la puissante American Autoimmune Related Diseases Association - AARDA), La journée de la femme, le 8 mars, ou la journée internationale de la santé, le 7 avril, seraient toutes indiquées pour ces actions !
J'ai arrêté de m'automutiler depuis bientôt six mois. Je ne consomme quasiment plus. Je ne bois plus quotidiennement. J'ai trouvé un équilibre. Fragile , mais il y en a un. Je fume toujours la cigarette. Comme si j'avais besoin de la certitude que je continue à m'auto-détruire d'une certaine manière. Comme si la possibilité d'être en contrôle total de ma santé est plus effrayante que de savoir que je me tue à petit feu. I still got work to do, pis c'est long.
(via https://www.youtube.com/watch?v=0MqsWqBX4wQ)