Refuser de voir la vérité, c'est à dire que les gouvernements donnant le feu vert à l'OTAN sont des mafias criminelles, c'est les approuver : "Il y a trois ans, quand les forces de la coalition dirigée par les États-Unis piégèrent un reste de l’État islamique (ÉI) dans une petite enclave près de la ville syrienne de Baghuz, l’armée américaine commit une horrifiante atrocité. Alors que des officiers de l’armée de l’air observaient la scène en temps réel via des caméras de drones, des avions de guerre américains ont assassiné au moins 80 femmes et enfants non armés avec des bombes de 500 et 2.000 livres. Les officiers ayant vu l’attaque ont demandé instamment qu’une enquête pour crimes de guerre soit ouverte tout de suite. Ce meurtre de masse est un crime de guerre, le type de délit pour lequel les officiers nazis ont été jugés et condamnés à Nuremberg. Mais trois ans durant les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN l’ont dissimulé, jusqu’à ce qu’un article dévastateur de 4.600 mots, basé sur le témoignage d’officiers américains, paraisse samedi dans le New York Times.... L’atrocité de Baghuz met en évidence la vaste falsification officielle du bilan des morts en Syrie. De 2014 à 2019, alors que les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et d’autres pays détruisaient l’enclave de l’État islamique, ils ont ordonné 35.000 frappes aériennes. «Près de 1.000 frappes ont touché des cibles en Syrie et en Irak en 2019, utilisant 4.729 bombes et missiles», note le Times. Cependant, «le décompte militaire officiel des morts civils pour toute cette année n’est que de 22 personnes, et les frappes du 18 mars ne figurent nulle part sur la liste». Alex Lantier