Séance #10 - [Jusqu’à quel niveau devrait-on accepter les pratiques de l’IA ?]
L’intelligence artificielle (IA) prend de plus en plus de place dans le monde du numérique. Cette technologie numérique « permet à une machine de reproduire des fonctions cognitives d’un cerveau humain ». Grâce à cet apprentissage continu, aussi appelé machine learning ou deep learning, l’IA peut contribuer au développement d’initiative marketing numérique.
L’intelligence artificielle permet de réduire l’erreur humaine en faisant une analyse détaillée des comportements et des émotions d’un client dans le but de lui offrir la meilleure expérience numérique possible. Par exemple, il est essentiel de bien comprendre le parcours que le consommateur empruntera sur le site internet transactionnel d’une entreprise afin d’optimiser sa visite sur le site. Les données recueillies sur ce type de comportement permettront de mieux organiser les différentes sections et onglets du site web pour une meilleure efficacité.
C’est notamment l’une des fonctions des algorithmes, qui sont de plus en plus importants dans le domaine de l’intelligence artificielle, soit de « prédire et orienter les comportements des internautes à partir des traces qu’ils laissent ». Cette fonction est rendue possible au moyen de techniques d’apprentissages automatiques comme le machine learning précédemment évoqué. L’algorithme apprend en effectuant plusieurs comparaisons entre les profils des internautes afin de faire ressortir des ressemblances entre les profils similaires pour prédire différents comportements. Par exemple, l’algorithme posera la probabilité qu’une personne qui consulte tel site web consultera ensuite telle page, seulement parce qu’une personne qui lui ressemble à effectuer les mêmes manœuvres auparavant. On peut donc dire que « le futur de l’internaute est prédit par le passé de ceux qui lui ressemblent ».
Certes, tout cela peut effectivement être très utile pour ce qui est de la performance des entreprises et du ciblage de leur clientèle, mais est-ce que ce n’est pas un peu intrusif d’observer et d’analyse chaque mouvement d’une personne ? À partir de quel moment est-ce que les algorithmes peuvent soulever des enjeux éthiques ?















