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Degrassi + Dances
Bovenbouw, Community School, Berlaar, 2019
www.bovenbouw.be/
One of the 2 classrooms in the abandoned Coke Community School in Coke, Texas.
Degrassi The Next Generation
Community schools américaines : La revanche de l’école publique
Partout dans le monde, une sourde bataille oppose le service public d’éducation à sa concurrence lucrative (ou confessionnelle). Ecole publique vs école privée, la lutte comprend des acteurs différents, des soutiens politiques et associatifs bien distincts. Au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, l’école privée a gagné et le marché éducatif s’organise autour d’un cadre public bien léger. Aux États-Unis, en France, en Australie, pour l’instant, le public résiste mais le privé rayonne d’attractivité dans un contexte d’inégalités sociales et spatiales exacerbées, notamment dans les grandes villes, où les écoles qui sélectionnent jouent facilement sur la « réputation » des établissements face au service public qui accueille tous les élèves sans distinction.
Le sujet de cet article est de parler du modèle des « community schools », un type d’établissements scolaires de proximité qu’on trouve aux Etats-Unis qui ont une vision intégrative de l’éducation autour des besoins de l’enfant et la famille.
Ce modèle est le fer de lance des organisations syndicales enseignantes, notamment l’American Federation of Teachers et la National Education Association, pour promouvoir une école publique offensive, performante et bousculer l’individualisme porté par l’école privée.
En quoi ce modèle peut-il être intéressant dans les pays où l’école privée gagne en force dans cette concurrence ?
Face à l’essor de l’école privée, les partisans de l’école publique se sont organisés depuis plusieurs décennies. En France, c’est l’émergence dès la seconde guerre mondiale de la Fédération des Conseils de Parents d’Élèves de l’École Publique (FCPE) soutenue par le Syndicat National des Instituteurs et la ligue de l’Enseignement. C’est la création d’un Comité National d’Action Laïque en 1953 par ces mêmes acteurs, la Fédération de l’Éducation Nationale et les DDEN, qui réussit le tour de force de rassembler 10 millions de signatures contre la Loi Debré qui institutionnalise l’école privée en 1959. Son action continue aujourd’hui. Face à l’école privée, certains acteurs ont voulu revenir sur les avantages accordés dans les années 70 et 2000, sans succès. Intégrer l’école privée dans un grand service public, en 1984, sans succès. Forcer l’école privée à prendre sa part des inégalités sociales et des besoins éducatives particuliers, comme tente de le faire l’Espagne depuis la mise en œuvre de la loi LOMLOE en 2019 dont on n’a pu encore évaluer tous les effets. On ne sait pas encore si les engagements pris par le secrétariat général à l’enseignement catholique, en France, en mars 2023, seront tenus à ce sujet.
Ces efforts pour gagner la bataille de l’opinion, en France, doivent continuer, évidemment, et ils s’appuient sur des politiques ambitieuses de mixité sociale menées par des collectivités territoriales de gauche. Mais il s’agit aussi de convaincre qu’un enseignement public de qualité est possible sans renoncer à l’inclusion de tous les élèves. Qu’on peut viser l’excellence dans un cadre bienveillant. Qu’on peut être performant sans faire peser une pression évaluative écrasante. C’est le pari lancé par le modèle des community schools.
Comprendre la community school américaine, c’est imaginer une école publique, quel que soit le niveau, qui choisit de se transformer en impliquant tous ses acteurs à égalité, personnels, enfants, parents, associations de voisinage.
Un peu l’idée des projets éducatifs territoriaux qui ont émergé en France dans les années 80. Imaginez une école qui ne se limite plus à organiser un enseignement de fond pour des élèves, mais qui s’intéresse globalement à leur bien-être et à leurs parents dans l’école et hors l’école, sur le temps scolaire et hors du temps scolaire.
Un podcast de la National Education Association, première organisation syndicale américaine avec 3 millions de membres, explique comment on transforme une école publique en community school, comment on réunit tous les acteurs autour de la table et comment on se lance en pratique. Avec des moyens fédéraux, avec des moyens locaux et avec des moyens privés. Un podcast à retrouver ici .
La community school, pour aller plus loin, change le paradigme de l’éducation en intégrant tous les besoins de l’enfant, faisant en sorte qu’ils soient bien nourris pour étudier, que leur santé soit meilleure pour pouvoir se concentrer sur les apprentissages, en donnant accès aux soins, notamment dentaires. C’est une école intégrée à son environnement où les acteurs locaux sont impliqués dans le pilotage, où parents et associations sont incitées à s’impliquer dans le quotidien de l’école. Pour cela, les community schools s’appuient sur des coordinateurs, « side coordinators » ou comme l’indique un expert « personne qui résout tous les problèmes », un personnel dont le rôle est de faire le pont entre les acteurs et les ressources dont elles peuvent disposer, pour résoudre un problème social ou éducatif. Un enfant n’a pas les moyens de manger à midi ? On met en contact la famille avec une association caritative. Un professeur a besoin d’une formation sur l’inclusion ? Le coordinateur contacte un organisme spécialisé pour l’assurer. Un podcast de l’American Federation of Teachers à retrouver ici .
Evidemment, le projet de community school se construit progressivement pour être résolument collectif et intégratif. Il s’intéresse à l’enfant dans sa globalité et passe forcément par le fait de nouer des liens entre tous les acteurs de la communauté éducative. Dans cet esprit, on retrouve dans la « community school » des éléments portés en France pour l’éducation prioritaire (notamment avec le référentiel de l’éducation prioritaire) et dans le concept de cité éducative expérimenté en France depuis 2020.
La community school, d’après le NEA, est un modèle à la fois généralisable et performant. On compte 4000 community schools (sur 99 000 établissements publics) et plusieurs collectivités l’ont adopté : La ville de Cincinnati où les inégalités entre blancs et afro-américains ont été réduites. Tous les établissements publics du Kentucky dans les années 90. Deux établissements d’Austin qu’on voulait fermer pour mauvais résultats ont été transformés en community schools et sont devenus les deux établissements parmi les plus performants de la ville.
La National Education Association se veut porte-étendard de l’école publique, avec un fonds de lobbying pour soutenir les candidats qui la défendent, et la community school est un élément important de son arsenal, avec une page entière du site pour expliquer le modèle ici . D’après la page, elles se définissent comme une école où tous les besoins de l’enfant pour réussir sont pris en charge. Avec des services sociaux et sanitaires, avec un engagement de la communauté, avec un appui donné aux parents. La page met l’accent sur les 25 millions d’américains pauvres, une proportion jamais atteinte, et sur l’urgence de mettre l’école au service des communautés pour répondre aux vraies difficultés, une école qui prend en compte le mal-logement, l’enfant qui n’a pas déjeuné, un enfant qui n’est pas pris en charge côté santé voire santé mentale. Tout ceci pour construire une école résiliente, capable de relever des défis et de dépasser des crises, et les experts qui défendent ce modèle relèvent qu’elles étaient mieux à même dans leur organisation, pour faire face à la crise sanitaire en 2020.
Le but des organisations syndicales américaines est d’inciter les personnels à s’organiser pour transformer leur école dans ce modèle, en leur donnant des ressources et en les accompagnant (voir le clip du NEA ). Alors qu’aux Etats-Unis, les partisans de l’école privée sont forts et organisés, et ont convaincu certains états de défendre l’idée d’un school voucher, ce chèque éducation qu’on peut donner à l’école de son choix pour remplacer l’investissement public dans le service public. Le rêve absolu des ultra-libéraux.
The Winter of Our Discontent
Yep. It is snowing again. Lightly, thirty-four degrees and sometimes it switches to fat raindrops. This has been the longest winter/not spring. We had eighty degree weather, then back to snow, it was too wet to garden, now it is too cold. My tulips are peeking up but at a stalemate. I’m sure if they could retreat back down, they would. The farmers are anxious, the elevators are anxious, the seed…
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Common understanding imperative to improve community schools: Education Minister
Amid debates on quality of public education, Minister for Education, Science and Technology Devendra Poudel has voiced for common understanding to bring about reforms in public schools. On the backdrop of the decade-long campaign launched by the government to ensure reform of the public schools, the Minister said so while inaugurating the newly-constructed school building of Gyanodaya Secondary…
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