Christchurch, part. III
Un joli soleil nous accueille au réveil ce matin, dont on profite en prenant notre temps pour petit-déjeuner et nous préparer avant de repartir sur la route. On fait un stop à la station service pour remplir le réservoir, et le gérant nous annonce qu’un rassemblement de vieilles voitures de collection a lieu aujourd’hui dans la ville. Si on a pas assez de temps pour rester et assister à ça on a quand même le droit au défilé des-dites voitures se rendant à Methven, que l’on croise sur notre route pour Christchurch.
Pour éviter d’être blasée par la ville, j’ai réservé une auberge de jeunesse différente de celles que j’ai faites seule et avec Jule. Elle est un peu plus excentrée que les autres, ce qui n’est pas un problème en soi maintenant que l’on a la voiture. On y arrive en milieu de journée, donc trop tôt pour investir notre chambre, mais la réceptionniste nous laisse quand même déposer nos sacs dans un local pour que l’on n’ai pas à se les transporter en ville. Libérées de ces fardeaux on part en direction du centre, à la recherche d’un endroit que j’ai particulièrement apprécié lors de mes précédentes visites : le food market de Re start ! Je fais donc découvrir à Oriane les délicieux souvlaki du food truck Dimitri's Greek Food, et il nous faut quelques minutes pour digérer cet énorme sandwich avant de reprendre notre promenade en ville. Une fois nos estomacs remis nous nous rendons dans un autre endroit qui m’a laissé un excellent souvenir : l’art gallery. Jacqueline Fahey y est toujours exposée et je suis contente qu’Oriane puisse profiter de cette exposition.
Depuis que nous sommes arrivées à Christchurch j’ai échangé quelques messages avec Jule, qui m’avait dit qu’elle viendrait passer le nouvel an ici avec son copain et Anne, une amie rencontrée dans l’un des vignobles où elle a travaillé. Je lui demande donc ce qu’ils vont faire de leur après midi et celle-ci me répond qu’ils sont actuellement… à l’art gallery ! Et en effet, 5 minutes plus tard je tombe nez à nez avec elle. Je suis super contente de la revoir. Après toutes les aventures que l’on a vécues ensemble (flashback des sandflies tueuses) elle commençait à me manquer. On décide de passer le reste de l’après-midi ensemble et nous rendons ensuite au Canterbury museum… enfin seulement après qu’Oriane ait complété l’enquête de satisfaction de la galerie d’art (#documentaliste). Pendant que Jule et ses deux compatriotes filent dans le musée, Oriane et moi visitons la maison de coquillages Paua de Fred et Myrtle, un couple de Néo-zélandais qui ont recouvert les murs de leur maison avec ces fameux coquillages il y a plus de 50ans.
Fred and Myrtle’s Paua shell house
On retrouve nos amis allemands dans l’exposition des 50 meilleurs clichés du National Geographic qu’accueille le musée. On peut y voir Afghan Girl de Steve McCurry, encore plus impressionnante exposée ici qu’en couverture de mon livre de géo de 3ème (et j’étais déjà captivée par l’image à l’époque!), et bien d’autres photographies à couper le souffle.
ça me donne un peu le vertige de penser à la diversité de lieux, de personnes, d’espèces, de modes de vie, etc, qui se trouve sur notre planète. C’est comme essayer de penser aux limites de l’univers. Mais cette piqûre de rappel est toujours la bienvenue : c’est important de se souvenir qu’une seule et même planète peut être expérimenté d’une multitude de façons, par une multitude d’âmes. Bref, je philosophe un peu (c’est pas plus clair dans ma tête qu’à l’écrit) parmi ces merveilleux clichés, puis Oriane et moi continuons la visite tandis que Jule part à la recherche de Victor et Anne qui ont mystérieusement disparus. On les retrouve tous les trois deux étages plus haut, au milieu des oiseaux empaillés. Ils nous annoncent qu’ils vont passer par leur auberge pour récupérer des vestes mais que l’on peut peut-être se retrouver pour aller boire un verre dans la soirée.
On poursuit donc notre visite de Christchurch entre soeurs, Oriane m’entrainant même jusqu’à la bibliothèque du coin (#vitmaviedemadameduCDI) d’où on se fait sortir 5min après y être entrées puisqu’ils ferment. Un peu fatiguées par les dernières journées de route, on va se poser sur de gros fauteuils en gazon près de la cathédrale en attendant que Jule and Co reviennent. Hélas, une bonne demi-heure plus tard cette dernière m’annonce qu’ils n’ont plus vraiment la motivation de ressortir de l’auberge...On s’arrête quand même à leur auberge sur le chemin retour, afin que je puisse dire au revoir à Jule, que je ne reverrai pas avant mon retour en France.
Une fois rentrées on peut enfin prendre possession de notre chambre (et surtout de la douche et des lits). On traînasse comme des larves, avec juste assez de motivation pour faire une lessive, jusqu’au moment où ma faim dépasse ma flemme. Seulement voilà, on a pas fait de courses aujourd’hui et tout ce qu’il nous reste ce sont 3 cookies, un demi paquet de chips ouvert depuis deux jours et un peu de fromage. Aux grands maux les grands remèdes, on part à la recherche d’un resto autour de l’auberge, et la seule chose que l’on trouve est un subway qui ferme ses portes à 21h. Et puisque l’on a attendu 21h10 pour se bouger le fion on rentre à l’auberge la larme à l’oeil savourer notre…… “repas”.
Tristesse.
Et j’aimerais vous dire que cette journée s’achève sur une note douce de tranquillité, apportant un sommeil profond et réparateur. Hélas…
On reste dans une auberge de jeunesse.
Aller, bonne nuit !











