LA GESTION DURABLE DE L’EAU D’IRRIGATION À LA MARTINIQUE
I. CONTEXTE DE L’ÉTUDE
A ) Historique de l’agriculture martiniquaise dans un contexte sociale, psychologique et culturelle
Ce développement permettra d’appréhender les fondements même de l’irrigation par le biais d’une introduction sur l’agriculture car sans elle il n’y pas d’irrigation et vice-versa.
Avant la naissance de l’agriculture vers le 8ème millénaire avant J-C, l’homme se nourrissait parfaitement par le biais de la chasse, la pêche et par la cueillette de fruit.
L’agriculture vit le jour lors d’une grande transformation qu’on appelle la « Révolution Néolithique ». Cette grande transformation changea le mode de vie de l’homme nomade qui parcourrait les terres à celui d’un homme qui s’installe afin de construire.
Le fait qu’ils décidèrent de s’installer a permis l’élevage d’animaux puis la cultivation des terres.
liens: https://www.maxicours.com/se/fiche/9/6/265969.html/6e
Definition de l’agriculture : Ensemble des activités développées par l’homme dans un milieu biologique et socio-économique donné, afin d’y obtenir des produits végétaux et animaux qui lui sont utiles, en particuliers ceux destinés à son alimentation.
lien: http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/agriculture/1773
Transition: Durant son évolution années après années, siècles après siècles, la dite activité agricole de l’homme prit plusieurs tournures en vue d’une éventuelle amélioration.
Cette amélioration avait pour but premier, une meilleur qualité des produits, puis une meilleur productivité.
L’agriculture se retrouve parallèlement dénaturée, l’activité agricole basée sur un principe de besoin nourricier est devenu un exploitation prioritairement économique. De plus, elle est divisée en plusieurs activités distinctes (l’agro-foresterie, l’agriculture intensive, l’agriculture biologique, l’agriculture durable, etc…).
Cependant la majeur partie d’entre elles, ne peuvent se passer de la ressource en eau, donc de l’irrigation des sols qui entraine la problématique introduite en amont: La gestion durable de l’eau d’irrigation.
NB: Problématique qui sera traiter sur le modèle du territoire Martiniquais.
Notre étude basée sur une vision holistique implique dès lors la prise en compte de tous les paramètres ayant conduit à la mise en place de l’irrigation sur notre territoire. Il s’agira alors de mettre en exergue ceux-ci en prenant en compte différents aspects notamment ceux basés sur la psychologie locale des martiniquais et l’aspect sociale dans nos pratiques de l’agriculture.
L’action psychologique et sociale
La Martinique est une île ayant connu historiquement une forte exploitation agricole lors de l’époque coloniale, la période esclavagiste. Un traumatisme qui se fait encore ressentir dans les mémoires et dans la chair de la population (chlordécone).
Cependant il n’y a pas que les douleurs du passé qui ont la peau dur car même après toutes ces années, une des activités économiques dominante de l’île reste reste l’agriculture, qu’elle soit bananière, sucrière ou maraichère.
En outre, nous pouvons en conclure que du fait de nos racines, notre culture proche de la terre et de la nature et par le biais de notre historique colonial, la mentalité de la population est agro-dominante.
La pratique agricole Martiniquaise
Sur l’ile de la Martinique, l’agriculture est principalement réalisée dans des champs ou dans des serres.
La particularité de cette méthode est la production en gros avec, bien-sûr, un fort besoin de ressource en eau.
Selon le type de végétaux cultiver le facteur en ressource en eau peut-être plus important, c’est pour cela que l’irrigation des sols intervient avec un rôle clef dans la survie de l’activité et sa production. L’irrigation des sols, selon la disponibilité et l’accessibilité en eau, est faite à partir d’eau de rivière avoisinante.
Afin de transporter cette eau destinée à l’irrigation, un captage de l’eau de rivière est nécessaire. Par la suite, l’eau est acheminée et diffusée dans les champs grâce à un réseau de canalisation.
NB: En outre, il ne faut pas oublié un détails qui a son importance : la Martinique disposant d’une agriculture majoritairement en champs donc exposé en plein air, l’irrigation se fait aussi par le biais de notre régime climatique - et donc par les précipitations.
La Martinique et l’agriculture irriguée
Après la période esclavagiste en Martinique, depuis quelques années avec le developpement de notre île, le déplacement des populations hors des « habitations » et des plantations, nous comptons 3 grands types de population :
Il y a les urbains, les ruraux et les littoraux, chacun avec un mode de vie différent.Cette disparité est dû à l’évolution de l’ère, de la Martinique et de l’histoire agricole du pays.
Cependant, la souche la plus vaste de notre population reste la population rurale. C’est pour cela qu’après leur départ des campagnes pour un espace de vie en centre-ville, certains urbains ressentent un besoin de retour à la terre mais tout en restant en centre-ville.
Afin de nourrir ce besoin, ils créaient aux abords de leurs maisons ce que nous appelons « jardin créole ».
Grâce à ces besoins, nous pouvons constater l’impact de l’agriculture sur l’identité de la population. Néanmoins, nous remarquons moins de signes de retour à la terre par les littoraux.
Cependant, à travers leurs nouvelles pratiques ou l’amélioration d’anciennes pratiques, il est possible d’y retrouver des similitude en rapport avec l’activités agricoles des ruraux (exemple: l’aquaponie).
Définition: (aquaponie) C’est la combinaison d’aquaculture et d’hydrologie, consistant en une production alimentaire végétale qui allie système classique d’aquaculture d’eau douce avec élevage d’animaux aquatiques et de culture d’hydropique.
Par ailleurs, au niveau des ruraux, l’agriculture ne fait qu’accroître son environnement dans le processus de vie et d’évolution. La jeunesse rurale dans la plupart des cas, axe ses études ou choisit un métier touchant à l’agriculture ou à l’environnement.
En somme, cette partie consistait en une analyse psychologique, sociale et culturelle du developpement du martiniquais à partir de notre historique colonial. Cette analyse sert d’explication sur nos habitudes agricoles qui en outre permettent l’irrigation.
Par la suite, nous développerons alors d’autres aspects (politiques, sociales, économiques, scientifiques et écologiques) qui ont permis la mise en place de l’irrigation en Martinique.
C’est après ce developpement que nous verrons si effectivement, la Martinique a une gestion durable de l’irrigation ou si celle-ci connait des lacunes.
Étude réalisée par C.M 👁













