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Je sors de l'avant-première du documentaire « No Gazaran » au cinéma Le Rivoli de Carpentras. Je précise le lieu (même si en général j'évite les publicités aux enseignes), car pour en avoir longuement interviewé la directrice, je pense que c'est une femme bien, qui pense à la diversité de la culture avant de penser aux nombres d'entrées générées par telle ou telle projection. La preuve d'ailleurs avec la projection de ce soir, où l'engagement citoyen et militant (à mon avis), prend le dessus sur un dessin-animé en 3D. La salle est à demie-pleine. Globalement les mêmes acteurs-citoyens locaux, militants et militantes dans diverses assos, etc. La majorité du public est composée de « têtes blanches », comme il se dit. Si je porte une affection particulière aux personnes plus âgées, aussi pour leurs connaissances de la vie, je n'en suis pas moins alarmée par le manque de jeunes, ados, jeunes adultes. Avant de me rendre à cette projection suivie d'un débat avec la réalisatrice Doris Buttignol, je vérifie que j'ai mon humble petit dictaphone. Sait-on jamais, le premier réel interview dans le cadre d'un projet murissant, est peut-être là. Et puis, après avoir observé le public de la salle, le film débute. A force de voir, d'écouter tous ces témoignages et autres preuves, ce qui y est dénoncé, maintes fois prouvé, et les alternatives possibles, quand les lumières se rallument, je suis convaincue. Je dois interviewer Doris Buttignol. Je dois essayer de sensibiliser mes potes sur les méfaits et la dangerosité de l'extraction du gaz de schiste et pourquoi pas, collaborer à mon niveau à diffuser une information que j'estime fondamentale et malheureusement trop dissimulée. Autour du verre de l'amitié, Doris discute avec des gens, j'attends mon tour puis l'interpelle. Je lui propose de m'aider à convaincre mon réseau, de se renseigner sur l'exploitation du gaz de schiste. Je lui explique en deux mots que je souhaite l'enregistrer pour poster notre échange sur mon blog ensuite. La documentariste accepte sans conditions ni de temps, ni de forme, nous allons dans le hall pour nous éloigner du brouhaha de la salle.
Voici donc mon tout premier interview audio, qui concerne un sujet qui me touche autant que me panique, que je partage avec autant de plaisir que d'espoir.
LA LUCHA SIGUE ! Que ça se sache...













