Chronique #GoodFood #RDVF #Alimentation
23/11/17
Ça y est c'est décidé je mange sain, je mange bio, je mange équitable, je mange reyclable, je mange moins mais mieux (ça c'est la devise de Marc Halevy qui me trotte régulièrement dans la tête) .. bref je mange responsable !
Et si je commençais par le commencement ?
Avec un beau potager pour nourrir toute la famille !
Mais comme je n’ai pas la main verte, j’ai préféré confier cette mission au robot potager FARMBOT
mis au point par une équipe de californiens assurément plus geeks que voltairiens !
A l’allure proche d’une imprimante 3D, l’engin sème, arrose, mesure l’hygrométrie, détecte et enterre les mauvaises herbes grâce à son bras mécanique piloté par une application et monté sur des rails.
La bonne nouvelle c’est que toute la technologie est en opensource !
La moins bonne c’est que si vous n’êtes ni bricoleur, ni jardinier, il vous faudra débourser pas loin de 3000€ pour recevoir le kit.
A Caen, en Normandie, la mairie s’intéresse de près à cette trouvaille dans le but de réimplanter des espaces potagers en zone urbaine.
Des étudiants de l’université se penchent même sur une version verticale pour l'intégrer sur les façades d’immeubles !
Pas sûr que le lien social créé en se retrouvant au jardin pour bêcher soit le même face à une machine qui fait tout le boulot ! Mais bon, le système a d’autres vertus !
Potager ou pas.
Impossible d’échapper à l’offre vertigineuse de produits de consommation.
Mais comment faire pour bien choisir ?
Il existe de nombreuses applications pour me guider dans mon choix,
Comme ETIQUETTABLE, par exemple,
Où je trouve un lexique qui m’indique les fruits et légumes de saison,
Un autre qui me renseigne sur les espèces de poissons menacées, Des adresses de restaurants engagés, d’épiceries solidaires, Ainsi que des recettes, de grands chefs et d’utilisateurs, dont le bilan carbone est évalué en fonction de la date à laquelle je compte me mettre aux fourneaux ! L'application est gratuite, Elle est soutenue en partie par l'ADEME
Mangeons mieux, certes, mais mangeons tout !
Parce qu’on l’a appris le 16 octobre dernier, lors de la 5ème journée de lutte contre le gaspillage : le gachi est constaté tout au long de la chaîne alimentaire et représente une perte de l’ordre de 12 à 20 milliards d’euros.
Là aussi, il existe plusieurs applis pour lutter contre le gaspillage
Comme par exemple
Une Fourmii Verte
qui propose des livraisons nocturnes de repas à base de produits invendus.
L’idée des 3 jeunes fondateurs est de récupérer tous les soirs chez des traiteurs, des boulangers, des fromagers les produits destinés à la poubelle pour les proposer aux oiseaux de nuit qui ont un petit creux.
Pour prendre les commandes, ils utilisent un bot sur messenger et ils livrent à vélo sur Paris et bientôt dans d’autres grandes villes de France.
A noter également :
La fondation AgrosParisTech et Auchan lancent en mars prochain un MOOC destiné à tous (du champs jusqu’à l’assiette des consommateurs) pour lutter contre le gaspillage alimentaire et partager de bonnes pratiques antigaspi.
Pour finir je voudrais vous parler de cet homme
Yacouba Sawadogo
qui a réussi à faire germer des plantes en plein désert grâce à une technique ancestrale oubliée : le Zaï.
**En quoi consiste le Zaï ? ** Il s’agit d’une méthode de régénération des terres. Il faut préparer le sol en saison sèche, creuser des petits trous et les remplir de débris organiques. Ces débris attirent des termites qui vont s’installer dans de petites cavités et creuser des galeries pour faire pousser les champignons dont elles se nourrissent. Pendant la saison des pluies, ces galeries vont permettre de récupérer l’eau en créant des poches de retenues qui nourriront les futures plantes.
Il y a 40 ans, quand il a entrepris ce grand projet, Yacouba Sawadogo a été pris pour un fou.
Aujourd’hui, des experts viennent de tous les pays pour étudier sa méthode. Il est entendu et souhaite partager largement sa technique.
“Le Zaï n’est plus celui de Yacouba, dit-il, mais celui de toutes et de tous.”
C’est ça aussi le good web Partager les bonnes pratiques de la vraie vie Pour en faire bénéficier le plus grand nombre












