Quand j’ai pas la réponse à un qcm, et que j’essaie de raisonner en m’accrochant à mes connaissances

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Quand j’ai pas la réponse à un qcm, et que j’essaie de raisonner en m’accrochant à mes connaissances
SCANDALE
Pas d'autre mot à l'égard du CNG et du CNCI pour les ECN 2017. Un dossier de lundi tombé en concours blanc l'an dernier -> épreuve entière annulée et reportée à demain matin. Un dossier d'aujourd'hui déjà tombé à Lyon cette année (par le même PU-PH qui a mis l'an dernier dans la banque un dossier donné à ses D4 etaussi tombé à notre ECN) -> épreuve probablement annulée aussi donc reportée soit à demain après-midi ou à vendredi. Quelques jours après qu'une étude révèle que 2/3 des étudiants en médecine souffrent d'anxiété. J'espère que des têtes vont tomber, que cela soit chez ces hauts fonctionnaires ou chez ces PU-PH dont l'incompétence dispute à l'irrespect.
Bonjour à tous, Suite à tous les incidents durant le déroulement des ECNi ces derniers jours, nous avons contacté les différentes corporations de Paris...
[A LIRE JUSQU’AU BOUT]
6 années de travail pour se prendre une claque dans la gueule à la fin. Rendez-vous mardi à 13h au Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation.
Voici le témoignage d’une étudiante en D3 :
Moi, étudiante en médecine en 5e année de médecine, ai déjà vu toute la misère de la condition humaine. En stage tous les matins à l’hôpital (ou plutôt à mon travail, car je suis salariée de la fonction publique), je vois la mort au plus près, la souffrance des patients et de leur famille, l’injustice de la maladie, la cruauté d’un système se soins qui est pourtant l’un des meilleurs du monde. Je suis ce petit bout de personne invisible qui écarte les plaies béantes pour que le chirurgien puisse travailler, qui tient la main de ce patient agonisant pour ne pas qu’il meure tout seul, qui essaie de faire rire celui dont le cancer a emporté tout espoir, qui tente d’apprendre mon métier tout en étant là pour ceux qui en ont besoin.
Oui, pour quelqu’un de 25 ans, je suis déjà sacrément amochée à l’intérieur.
Pourtant, je me lève tous les matins pour être tantôt au bloc à 7h30, tantôt en salle d’hospitalisation de médecine à 8h30. J’ai beau avoir le concours le plus important de ma vie à préparer (dans 1 an), je ne compte pas mes heures à l’hôpital. Cela arrange bien un système de soins à bout de souffle qui peut utiliser comme bon lui semble une main d’œuvre quasi gratuite (1€ de l’heure en 4e année, 2€ de l’heure en 5e et 6e année, dans un pays au salaire minimum net à 7,58€ de l’heure rappelons le) pour les taches les plus ingrates.
Car, voyez-vous, l’étudiant en médecine a une double casquette : étudiant et salarié. Quand il s’agit de notre temps passé à l’hôpital, nous sommes salariés : obligation de venir tous les jours, 5 semaines de congés payés par an, assurance de la continuité du service hospitalier les week-ends (obligation de venir certains samedi/dimanche matin gratuitement), assurance de la continuité de service la nuit (24h de présence d’affilée sans souvent pouvoir dormir pour la modique somme de 52€ brut -> doublée par rapport à l’an dernier). Quand il s’agit de notre rôle, nous sommes étudiants : les services hospitaliers ont un devoir d’enseignement non codifié qui se fonde sur le volontariat des médecins, notre rôle n’est pas réglementé précisément, si bien que nous sommes souvent restreints à photocopier/faxer des documents d’examen, les trier, les ranger, appeler des médecins/services pour des questions administratives, pousser des brancards quand ceux qui sont chargés de le faire sont occupés, s’assurer que les patients avalent bien leurs médicaments, mangent leur plateau repas, les conduire aux toilettes quand les pauvres infirmiers et aides-soignants, en sous-effectifs, sont débordés. Quand toutes ces choses sont gérées, alors seulement on peut apprendre la médecine et cela se réduit souvent à interroger le patient et l’examiner pour rédiger une « observation » qui ne sera pas toujours relue, mais il s’agit d’un entraînement précieux que nous prenons très au sérieux.
L’après-midi, à 13h, 14h, parfois 15h, je quitte le service pour me précipiter à la bibliothèque ou chez moi pour travailler… Cette fois-ci mes bouquins. C’est pour cela qu’on nous appelle dans notre jargon « externe » : on travaille à l’hôpital, sans y être vraiment comme un salarié classique.
Les heures défilent, la journée est déjà plus qu’entamée, mais mon vrai travail personnel commence et je dois apprendre le maximum pour me préparer au concours national en fin de 6e année, les ECNi (i pour informatisés, depuis l’an dernier), dont le classement déterminera non seulement ma spécialité médicale (généraliste, spécialiste, chirurgien…), mais aussi le lieu où je vais passer mon internat (donc possiblement loin de ma famille et de mes amis si je me loupe). L’enjeu est trop important pour envisager de faire autre chose que réviser, je joue ma vie professionnelle future et mes heures de révisions sont trop comptées pour les gâcher à faire autre chose, même parfois dormir devient un luxe qu’on ne peut plus s’offrir.
N.B. Rappelons qu'ensuite vient l'internat : entre 4 et 6 ans de vie où nous travaillons parfois jusqu'à 100h par semaine pour un salaire compris entre 1500€ et 2300€ net, sous prétexte que nous devons encore apprendre notre métier.
Il y a quelques semaines est parue une étude sur la santé mentale des étudiants en médecine, externes comme internes. Il a été établi que 66,2% des répondants présentent une symptomatologie anxieuse, 27,7% ont une symptomatologie dépressive, 1 jeune médecin sur 5 a déclaré avoir eu des idées suicidaires. Plus d’informations ici : https://www.youtube.com/watch…
En ce moment, depuis ce lundi 19 juin 2017, mes aînés en 6e année sont en train de passer ce fameux concours qui va décider de leur vie professionnelle.
N.B. Petit aparté sur le concours de 1ère année (PACES) : croyez-moi sur parole, il n’y a pas de comparaison possible entre la difficulté du concours de 1ère année et celui de 6e année. Je vous vois déjà venir avec vos « ah moi je connais mon petit neveux, il a passé sa 1ère année c’était très dur, maintenant le plus dur est derrière lui ». Bah NON. Surprise, après c’est bien pire !
Tout se joue pour eux pendant 5 demi-journées de 3h chacune dans des conditions assez déplorables (amphithéâtres non climatisés, horaires concentrées, bugs informatiques en veux-tu en voilà). Seulement, ce qui s’annonçait comme 3 jours extrêmement difficiles a tourné au cauchemar. Lundi après-midi, pendant la 1ère épreuve de 3h qui comptait 6 dossiers en tout, il est apparu qu’un dossier avait déjà été fait et corrigé pendant un concours blanc l’an dernier, ce qui peut considérablement faire la différence entre un étudiant qui a déjà fait cet entraînement et vu la correction et un étudiant qui le découvre seulement le jour de l’épreuve. Le CNG, organisme chargé de l’organisation et du bon déroulement des ECNi, a décidé non pas de supprimer ce dossier, mais de supprimer l’ensemble des 6 dossiers passés lundi après-midi et de reprogrammer une nouvelle épreuve de 3h ce matin (jeudi 22/06). La nouvelle a été annoncée aux étudiants le mercredi 21/06 matin, quelques minutes avant de commencer l’épreuve de la matinée, histoire de bien tous leur mettre un coup derrière la tête et de les déconcentrer. Car tout devait être terminé mercredi à 17h. Tout le monde avait hâte de profiter de la fête de la musique, mais surtout tout le monde avait hâte que le calvaire de toutes ces années passées à travailler comme un taré s’arrête. Ils allaient enfin pouvoir dormir après des années de stress et 3 jours éreintants où la plupart d’entre eux n’ont pas fermé l’œil à cause de l’enjeu ! Mais non, tout cela leur a été enlevé à l’annonce d’une nouvelle épreuve le lendemain.
Chacun a pris sur soi et a essayé de gérer cette journée du mercredi du mieux possible. L’enjeu est toujours là, il faut se reconcentrer, ce n’est pas 3h de plus qui vont changer grand chose à ce stade.
Sauf que… Le même problème est survenu pour un autre dossier de l’épreuve du mercredi après-midi. Ce n’était pas un dossier déjà tombé à un entraînement de l’an dernier, mais c’était cette fois-ci un sujet déjà corrigé par un professeur de la faculté de Lyon Est, le même au mot près. Pas le même contexte, mais même conséquence sur l’injustice créée entre les candidats du concours entre ceux qui font partie de l’heureuse faculté et tous les autres. Alors ce mercredi 21/06 à 21h30 est tombé un nouveau coup de massue : l’épreuve du mercredi après-midi est annulée et une nouvelle épreuve de 3h va avoir lieu le jeudi 22/06 après-midi. Et devinez quand cela va être officiellement annoncé aux étudiants ? Le jeudi 22/06 à 9h juste avant l’épreuve remplaçant celle de lundi après-midi. Evidemment !
2 épreuves sur 5 vont donc devoir être repassées par 9000 candidats en raison d’un sérieux problème d’organisation de ce concours. Mais ce n’est même pas la première fois que cela arrive : déjà l’année dernière un dossier posé le même souci aux ECNi (1ère édition du concours depuis la réforme) et cette année les étudiants en dentaire ont vécu la même chose à leur propre concours de l’internat. 12 dossiers vont donc devoir être passés aujourd’hui avec la possibilité qu’il y ait encore un nouveau problème !
Mettez-vous à leur place. Imaginez 2 minutes l’enjeu de ce concours pour ces 9000 personnes. Et imaginez aussi ce qu’ils ont déjà vécu pendant ces années d’étude. Vous êtes en colère ? Nous aussi.
Depuis hier soir, nous, étudiants en médecine des autres promotions, cherchons à montrer notre soutien à nos aînés et dénoncer les conditions intolérables de ce concours. Soutien physique, visible, mais pacifique et apaisant.
C’est là que nous nous sommes heurtés aux conséquences mêmes de notre statut d’externe qui veut tout et ne rien dire, parce que défini par la même instance que nous dénonçons aujourd’hui : le Service Public.
Nous n’avons aucun moyen légal de lancer une action collective : nous avons le droit de faire grève, constitutionnellement, mais nous n’avons pas de syndicat qui seul pourrait faire les démarches administratives. Même histoire pour une manifestation pacifique et solidaire en dehors de nos horaires de présence à l’hôpital : qui peut faire les démarches administratives et sont-elles même possibles en urgence avec notre motif ?
Comme vous l’avez sûrement compris, il existe de multiples anomalies dans ces études de santé, mais l’heure est à l’urgence du déroulement des ces ECNi et de la détresse des étudiants en 6e année qui passent ce concours en ce moment.
Nous voulons juste montrer notre solidarité, mais n’avons aucun moyen légal de nous faire entendre. Il ne nous reste plus que le droit d’expression et c’est pour cela que je publie ce message sur les réseaux sociaux aujourd’hui.
S’il vous plaît, prenez conscience de la réalité de nos études. Prenez conscience de l’envers du décor. Arrêtez un instant de penser que nous ne sommes que des fils à papa privilégiés qui vont gagner des millions. Nous vivons pendant des années avec 200€ par mois (la 4e année est même à 100€ par mois, youpidou !), nous faisons tous les sacrifices pour espérer vous soigner un jour et sacrifions au passage notre propre santé physique et mentale.
Aujourd’hui, nous refusons de nous taire, nous refusons de nous faire encore une fois tout petits et de subir les coups. Nos aînés valent mieux que cela, nous valons mieux que cela.
L’ANEMF n’est pas un syndicat, c’est une association d’étudiants et c’est notre seul moyen de représentation. Je demande à son bureau national de s’élever dans cette adversité. J’ai lu vos communiqués, en particulier celui de ce matin, je vous félicite pour votre prise de position. Maintenant, nous devons aussi agir. Mais nous voulons agir intelligemment et pacifiquement quel que soit le déroulement de la journée d’aujourd’hui.
A tous les D4 (étudiants en 6e année), je vous souhaite la réussite, concentrez-vous, donnez le meilleur de vous-mêmes et on se voit ce soir pour faire la fête. A tous les externes, je vous encourage à ne pas vous taire, à vous exprimer et ne plus vous faire tout petits. A nos concitoyens, médecins et non médecins, je vous demande de prendre conscience des enjeux de ce concours et de nous soutenir dans notre démarche pour le rendre plus juste.
Anne M.
Quand la conf des internes finit à plus de 22H
Quand je coche un item au hasard dans un DP
Et que forcément, il ne fallait pas le cocher.
Quand y a ce duo de paces qui fait que parler à la BU
Quand tu fais une série de plus de 50 QCM sur sides... Et que ça plante après avoir soumis tes réponses.
Au début quand t’essaies veinement de rafraichir la page
Quand tu réalises que c’est fichu t’aura pas ta correction
Quand j’ai une note limite limite vis à vis de mon objectif à un cas clinique