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Par hasard des conseils de maison d'édition pour une jeune autrice qui a en projet un recueil de poèmes et un roman ??
"La magie des livres est une drogue, un sortilège, une échappatoire, aussi puissante, aussi envoûtante que le Pays imaginaire de Peter Pan." Tatiana de Rosnay
"Puisque le talent et même le génie ne descendaient plus du ciel, comme autrefois, sur des têtes privilégiées, et que cela pouvait s’acquérir désormais par le simple effort de regarder instinctivement autour de soi – tout le monde aussitôt put être écrivain. C’était devenu un métier si facile ? Il ne s’agissait plus d’avoir un critérium religieux ou philosophique, une idée même occasionnelle, un semblant d’idée. Il suffisait de transcrire avec la sincérité d’une appareil photographique les images extérieures localisées et délimitées par l’objectif cérébral de l’opérateur. La littérature devint ainsi un vaste bazar de clichés descriptifs ou épisodiques, un emporium colossal de tous les procédés héliographiques où s’approvisionnèrent à bas prix les manœuvriers de la décadence littéraire. Puisqu’on avait congédié d’une façon définitive la vieille âme humaine et qu’on croyait éperdument, selon la parole du maître, que la "pensée est le produit du corps entier" (L’Œuvre, p. 299) il est clair qu’il ne restait plus qu’à se ruer en possédés sur les visions charnelles et les sensations ambiantes [...] Sous prétexte de démocratie, on ne fit grâce ni d’un clou, ni d’une ombre portée, ni d’une tâche, ni d’un juron sale, ni d’un excrément. Aucune laideur, aucune charogne, aucune puanteur ne fut omise dans ces inventaires. En revanche, les incidents ou péripéties de la Vie morale n’apparurent jamais ou presque jamais."
Léon Bloy, « Les Funérailles du Naturalisme », Mai 1891.
Il est ma lumière
Je me demande si il pense à moi
Avec lui j'ai trouvé l'étincelle que je cherchais depuis si longtemps
Il est ma flamme
Mon âme
Mon art
Je rêve de parcourir son corps tout doucement
Je veux qu'il me donne son coeur
Et j'en prendrai soin car il a besoin d'un coeur fragile comme le mien
Je n'attendais personne puis il est arrivé
Je fuyais son regard pour pas me faire des faux scénarios
Car les apparences sont toujours trompeuses
Il était peut-être obsédé par moi depuis que j'ai mis un pied dans son bar
Mais je reste quand même méfiante si il m'aime vraiment
Il est la lumière que je cherchais depuis tout ce temps
Cette lumière a vue son jour enfin que je suis peut-être une fille qu'on peut aimer finalement...
J'ai l'impression que t'aimer m'a sauvée
Quelque chose dont j'avais besoin sans t'avoir cherché.
Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai ressenti un besoin profond de continuer à te regarder.
C'était comme quelque chose que j'avais perdu... et retrouvé.
Toi.
Oz
Déchirement - Laura Murgia, 16 mai 2025
"L'amour à un charm'ed fou"
"J'aurais voulu faire mieux, c'est vrai...
C'est la raison pour laquelle je prie,
je fais le vœu de croiser ton chemin passionné.
Quand je regarde le ciel,
j'ai fait trop de fois le même, dans d'autres contextes, sans que tu ne m'aimes davantage
ou que tu ne daignes m'aider à me relever.
Mais tu ne m'as pas laissé le temps.
Le temps de me révéler, tu m'as jugée sans me connaître, me condamnant à ton jugement et à un cœur un peu plus abîmé.
Me voici, moi et mes regrets, moi et mes espoirs,
moi et mon envie d'être enfin retrouvée.
Tu t'es laissé imprégner de mes hontes et de mes peurs dans le noir.
Tes tourments nous tourmentent.
Je t'ai confié mes plus grands secrets,
tu as vu mes larmes, celles dont personne ne soupçonnait l'existence.
Tu t'es blottie dans mes bras, tu les as appelés "mes armes", celles qui te protégeaient si un jour, par mégarde, tu n'y croyais plus et que le danger survenait juste là, devant toi.
Tu t'es lassé, comme tu te lasses toujours.
Tu as pris pour de la folie ce que certains appellent l'amour. Je t'ai vue t'éloigner, effrayé, en te moquant de moi et de mon drôle de parcours.
Tes courbes regrettées, ma regrettable,
j'aurais voulu les embrasser avant de les enfermer dans un grimoire,
où seul un dicton en latin saurait les réveiller,
pour pétrifier de regret les curieux qui ont voulu voir leur courage face à un amour
qui aurait dû rester scellé pour une bonne raison.
Il est pire que ce que vous pouvez voir dans les contes ou les tribunaux.
Barbe Bleue en personne est terrifié à l'idée de voir cette femme se réveiller.
Il pleure dans l'espoir intense, et je l'entends marmonner dans sa barbe des mots d'amour,
pendue à son cou,
en les appelant "mes regrettés".
Il ressent le poids qu'est l'enclume de ce grimoire.
Cette histoire, je ne le dis pas, personne ne le sait, mais il fut l'un des premiers à l'avoir lue.
Le grenier tremble.
Il ressent.
Il le sait.
Pourtant, il s'invente un conte où il ne pleure guère, où il n'aurait jamais prononcé ces incantations entièrement déchirées,
dans l'espoir d'enfin croiser le chemin de sa moitié,
un conte où ses femmes ne meurent pas,
où il leur tend les bras grands ouverts.
Il retient son souffle.
(Et c'est sûrement ce qui finira par le tuer.)
Mais trop tard,
maintenant il aime d'amour,
d'un amour sordide
et destructeur.
Et il est aimé en retour de la même passion salvatrice.
Il aurait voulu répondre ou répandre pour toujours leur sourire, ou plutôt le baiser qui lui est relié à cette femme désirée,
maquillée,
pour les tuer.
Cet amour était un sort, un charme à enfermer,
une malédiction,
un poème déchiré,
une bénédiction, ou devrais-je dire un problème déguisé.
Une fois prononcée,
l'impression que rien n'aura jamais changé, à part un léger doute subtil, comme une toute petite question qui trotte au fond de la pensé.
La formule, qui une fois exaucée, aura l'air d'un rêve dans quelques années,
un amour parfait enfin réveillé,
tendre
et compréhensif,
qui vous soutient, vous rassure, vous comprend, l'âme sœur personnalisée.
Un amour où vous finirez en pleurs,
et complètement bourré,
divorcé,
avec un enfant en garde alternée,
une paye diminuée,
des regrets par rapport à des occasions manquées,
des MST,
des pleurs,
des hontes,
des peines,
ou tout un tas de vérités à ne pas vous avouer.
Évidemment, certains bons moments prendront le dessus en façade et serviront d'excuse pour ne pas regretter sa vie regrettable.
Certains finiront
les veines et la gorge tranchées.
Mais ne vous inquiétez pas, la plupart d'entre eux continueront "de ne pas regretter".
Cette malédiction est magnifique
car elle est sexuelle.
Elle suce avec passion.
Elle résonne avec raison.
Ils ont le don
de vous faire croire
que la bohème est une princesse,
ou au pire une belle chanson.
Il aurait dû se méfier, ces humains au cœur fragile.
Ils continuent, ils ont déjà oublié..
Les contes et les histoires d'horreur les avaient pourtant prévenus.
Si la Belle a été abandonnée dans un sommeil éternel en plein milieu des bois,
c'est qu'il y avait sûrement une raison.
Le cœur orgueilleux de l'être humain,
soi-disant aimé,
qui fuit la solitude et s'éloigne de son chemin, trébuchera,
pleurera,
et recommencera à l'aube en rêvant d'un millier de destins.
Il priera
les cieux, et recommencera,
tant qu'il se fuira.
N'ayez pas honte, pauvre fou.
C'est Très bien, continuez.
Ça ne va pas tarder à arriver, la roue va enfin tourner, la justice frappera dans le ciel.
Continuez à avancer.
Vous n'êtes pas les seuls à faire semblant de vous aimer.
À qui allez-vous faire croire que tout va bien ?
Je vois vos cœurs déchirés.
N'oubliez pas qui je suis.
Je suis le grimoire qui était jusqu'à l'enfer enfermé.
Je suis le conte de fées vengeur,
"le prince et la princesse séquestrés."
Ils pourront voir de l'amour une fois que nos verres seront vides.
Ils pourront trembler et rêver du grand désir.
Car il n'y a que dans l'espoir que cette passion existe.
Je vous laisse voir
la réalité :
nos cœurs détruits.
Nos rêves d'amour
Je vous jure, promets que je n'essaie pas d'en rajouter.
Ils savent de quoi je parle. Qui aimerait vraiment embrasser ce crapaud qui bave,
qui brave les sentiments moqueurs de leur conscience, qui ont eu à assumer une envie de douceur et de romantisme dans un monde où l'amour se veut de plus en plus violent ?
Et puis, de toute façon, vous ne suivrez que la masse. Si ce que vous aimez n'est pas approuvé, alors vous y renoncerez.
Vous avez raison : ne suivez plus les petits cailloux, bande de jeunes loups égarés.
Suivez plutôt la bave et continuez de hurler
sous la pleine lune, en vous croyant libres,
en marchant dans les pas et en suivant l'étoile du berger.
Ne regardez ni dans les reflets du lac, ni dans ce que représente la fameuse phrase du grimoire du grenier.
Vous risqueriez d’y voir des moutons déguisés qui se persuadent, qui se mentent pour ne pas regretter.
Je vous l'avais dit : je n'en rajoute pas.
Que l'amour apparaisse dans vos vies, et je m'en souviendrai pour l'éternité. Je fais le pacte de ne pas vous oublier."
(Ps: incantation directement extraite du grimoire, traduite du latin en français uniquement pour vous.Ne vous inquiétez pas, la formule ainsi que ses effets sont effectifs sur tous les smartphones.) 😊
Justice (qr)
5ème éclaboussure : Vais-je écrire mon destin, À la Nature lettre d’amour? Mon stylo, dans son écrin De verdure, repose toujours. Nom sans visage, Verbe sans corps, Viens me parer de bijoux sonores!
6ème éclaboussure : Dois-je écrire de vertu? Mais du mâle comment me soigner? Car de sa lame pointue, Encore il me fait mal au poignet. Le miel aux lèvres, au cœur l’absinthe, Raconterai-je une vie de sainte?
7ème éclaboussure : Écriture! Mes yeux versent L’encre et le sang sous forme de vers. Aveuglés en sens inverse, Vers la Source ils suivent les rivières. Imaginer : revoir son enfance Dans les larmes, taches de naissance.
8ème éclaboussure : Tu ne sauras pas, lecteur, Où le sublime s’érode en pente. Tous les secrets de mon cœur En symboles sans bords se fragmentent. La vague humaine qui noie la plage, Ballon sans but, roule et fait ravage.
9ème éclaboussure : Que restera-t-il? Éclats De verre reflétés dans mes vers. Un miroir de « J’étais là! » Se brisant comme mes os sous terre. Mes mains creusent la fosse commune, Mais mon index pointera la lune.
-Poésie: extrait de "L’encre et le sang", à lire dans "Genèse d'une femme" par Marine Mariposa, disponible gratuitement sur https://sites.google.com/view/papillondusublime/gen%C3%A8se-dune-femme -Image: ''The Reader'', Mary Cassatt