Georges Dor "Amour " - 33 trs stéréo Les Disques Sillon DS 501 (1974)

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Georges Dor "Amour " - 33 trs stéréo Les Disques Sillon DS 501 (1974)
Je choisis de t’aimer
Je choisis mon amour de t’aimer pour le combat des jours et pour que durent nos amours contre vents et marées envers et contre tout et contre moi surtout Sait-on jamais si l’amour va durer le temps qu’il faut pour faire l’amour pour faire aussi la vie sans masques ni détours mais chaque jour je te choisis je te reprends pareille à nos premiers combats à nos premiers ébats Sait-on jamais si jamais nous pourrions nous aimer encore une fois et tout autant encore seuls avec nos deux corps pour habiter tout l’univers pour défaire le noeud qui serre la mémoire et refaire le voeu Sait-on jamais si les mots seraient les mêmes et comment nous les dirions et que serait la vie si nous recommencions comme de parfaits étrangers saurions-nous inventer tous les mots échangés et tout recommencer Sait-on jamais si la vie a suffi à nos amours et si un jour en un pays lointain en un endroit secret fait pour le retraite des jours nous nous retrouverons dans le commencement et dans le dénuement Sait-on jamais si l’amour ne revient pas un jour sur ses pas... Georges Dor
Entre l’homme et la femme
Ce n’est pas quand je dis je t’aime que je t’aime C’est bien plus loin, c’est bien plus fort C’est au bout de mes mots que s’écrit le poème Il est fait de ton âme, il est fait de ton corps Du temps que tu m’as pris au temps de ma jeunesse Du temps que tu me donnes et redonnes sans cesse L’amour entre nous deux s’est fait de lui-même Comme au printemps naissent les fleurs Nous avons tout donné mais c’était pour tout prendre La raison du plus fort n’était plus la meilleure Mais il faut tous les jours vaincre l’indifférence Rien n’est jamais fini pour que l’amour demeure Tu restes à mes côtés la vie prend de l’avance Nous connaissons les jours par coeur Et nous avons connu les veilles les nuits blanches Qui préparaient la vie et plaisir ou malheur Les journées font le temps du lundi au dimanche Qu’en est-il entre nous de la fuite des heures Cher amour de ma vie qui atténue ma peine Sans tout à fait m’appartenir Tu as toujours été ma joie la plus prochaine La vie nous fait défaut, comment la retenir Et faire d’un instant notre plus beau domaine Et faire comme si tout allait devenir Ce n’est pas quand je dis je t’aime que je t’aime... Georges Dor
Tu étais dans ma vie
Tu étais dans ma vie ne le savais-tu pas la source de ma joie et de mon plus beau rêve tu étais l’abandon et l’indéfinissable l’inaccessible aussi et surtout l’inviolable Tu étais dans ma vie ne le savais-tu pas continuo sans fin m’accompagnant sans cesse ma douce silencieuse oh! mon infinitude quand tu n’y étais pas tout était solitude Tu étais dans ma vie ne le savais-tu pas la chose la plus pure la plus fragile aussi toi qui étais venue miraculeuse femme me rendre ma jeunesse et m’enlever mon âme Tu étais dans ma vie ne le savais-tu pas au-delà du réel et de l’imaginaire la jeune femme aimée la plus blanche que neige le bel oiseau blessé le merveilleux manège Tu étais dans ma vie ne le savais-tu pas et l’ombre et la lumière et chacun de mes pas. Georges Dor
Au coeur du poème Il y a le poids du coeur Seul dans toute poitrine Au coeur de la chanson Il y a celui qui chante La belle indifférente Georges Dor
Cinémoi
Où sont les projecteurs d’où viennent les images d’où vient qu’elles reviennent le noir et le blanc et le technicolor seuls ceux qui s’aiment un instant un seul instant se signifient se suffisent à eux-mêmes se renvoient l’un à l’autre l’image cinémascopique de leur propre plénitude au-delà du réel en route l’un et l’autre vers leur propre ABSOLU. Georges Dor
La jeune fille
Venue de loin avec son âme dans ses mains qu’elle tenait comme une étoile elle arrivait de l’invisible et de l’indivisible Elle n’eût qu’à paraître l’unique, l’absolue ses yeux comme une offrande Elle était à la fois la plaine et les grands ormes la fiction l’affection l’affliction elle était blanche et lumineuse croissant et décroissant au fil des nuits dans le cercle lunaire de son être tous les commencements étaient en elle en elle aussi était la fin Tout m’appelait du fin fond de ses yeux l’enfantement l’enchantement et l’enchevêtrement le cri et le murmure le fleur le chant d’oiseau la verge d’or dans la plaine miraculeux émoi dans l’espace indéfini de nos vies apparentes. Georges Dor
Georges Dor