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JULES GARNIER
Série photographies: “Exil” - prix sur demande -
J’ai 27 ans et vis à Paris. Je photographie exclusivement en argentique. Mes sujets de prédilection sont l’architecture, l’urbanité et l’habitat. Sans pour autant être un adepte de la photographie sociale, je m’attache à développer une vision personnelle des grands ensembles français. Andreas Gursky, Vincent Fillon et Raymond Depardon sont mes principales sources d’inspiration.
La série Cette série a été réalisée en banlieue parisienne, à Nanterre, La Courneuve et Bobigny. Emille Alliaud architecte reconnu et auteurs de la plupart des bâtiments photographiés, avait souhaité construire un « récit habitable pour rompre avec la monotonie urbaine ». Il a dessiné « un labyrinthe » où les cheminements piétons se croisent et se perdent au milieu des tours. Pourtant, 40 ans après, si la notion de « récit » est bien présente, celle de labyrinthe aussi. Et c’est dans une atmosphère pesante que l’on se perd dans ces cités qui ne semblent pas avoir de fin. Je photographie au petit matin, quand le soleil et les nuages sont bas et les immeubles fuient vers le ciel. Seuls quelques habitants déambulent. Les cités, malgré les larges espaces au sol, communiquent une impression d’enfermement. Comme s’il était impossible d’en sortir. Les détails attirent. Dans le calme du matin, leur résonnance est forte. Caddies, voitures, vêtements… tout paraît abandonné. Dans ce labyrinthe, chacun semble avoir trouvé l’exil.
La technique: Pour photographier ces immeubles colorés, j’ai utilisé des pellicules diapositives. Le développement « croisé », normalement réservé aux pellicules négatives, permet d’obtenir des couleurs et des textures uniques. Concernant l’appareil photo, j’ai utilisé un objectif de focale 50mm. C’est la focale qui se rapproche le plus de l’œil humain. Je voulais que cette série soit une expérience, que le spectateur se plonge lui aussi dans ces cités. Beaucoup de photographies de la série sont en partie floues.