Souvenirs d'un intrus
Nous avons frappé à la porte et le moment est venu de nous ouvrir avec une couverture sur son corps, un peu maussade car nous l'avons réveillé de sa sieste préférée: comme toujours.
Pour ne pas être impoli, il nous a offert deux verres de vin; mais saupoudré secrètement quelques souvenirs, histoires et fins sans vivre.
À chaque gorgée, son sourire malicieux et quelques satires se croisaient lorsqu'il nous entendait rire, pleurer, maudire, manquer deux sujets qui étaient l'amour.
Nous hésitons à continuer, mais nos corps exigeaient la fin d'une guerre, caressaient l'âme avec cette vieille chanson qui unissait nos chemins.
Ainsi le temps, dans son entêtement et sa sagesse, nous a recommandé un adieu, nous avons tellement trompé; Nous sommes d'accord.
Nous l'avons si bien fait que notre désir d'être ensemble s'est évanoui comme les dernières flammes des bougies, attendant que cette lueur d'espoir ou une allumette brûlante meure: mais non, ce qui n'a jamais commencé est fini . Les mains sont restées vides et le cœur avec une nouvelle blessure.
Parfois je me demande si le temps guérit vraiment, car ici les années passent et rien ne se compare à vos bras, les bouffées de fumée; les voyages à sens unique, bien que pour être honnête ... dire au revoir et oublier arrivera quand nous arrêterons d'essayer.
Photo: Thierry Hardy















