Waterloo Beach
Depuis février 2013, je compose une chronique mensuelle pour Le Panorama, le journal communautaire de Waterloo, ma ville natale.
Avec mes yeux et mes mots d’amoureuse, je tente de raviver la flamme des Waterlois pour leur ville.
BILLET PARU EN SEPTEMBRE 2013
Je vais être franche avec vous. L’été à Montréal, c’est suffocant. Entre les îlots de chaleur et le smog, l’air climatisé qui givre les immeubles du centre-ville et qui réchauffe le dehors tout entier, difficile pour moi, la petite fille de Waterloo, d’être comblée et de profiter des beaux jours.
Hormis pour quelques coups de cœur estivaux – Ariane Moffatt aux Francofolies, le boulot en vélo, mon épicerie au marché Jean-Talon, des découvertes à la mode avec mes copines – je trépigne toujours d’impatience en attendant le moment où je dirai : Nanananère, je m’en vais à Waterloo Beach.
L’été, c’est dehors, dans la verdure, les champs de Béthanie, le jardin des Carrière, sur la piste cyclable, dans ma cour que j’aime le vivre. Et sur le bord de l’eau aussi, sans contredit.
À Waterloo Beach, donc. Notre plage, eh oui, je l’avais un peu oubliée. Mais certainement que j’y retournerai toute l’année – à l’automne, elle doit être délicieuse – maintenant qu’elle est devenue mon endroit préféré.
Je suis étendue sur le quai à ricaner avec ma mère. Le soleil brillant et le vent chaud nous caressent la peau. Un livre à la main, je flâne dans l’herbe à côté de mon amoureux.
Pour mon anniversaire, je suis tout énervée : on fait un pique-nique festif avec mes copains jusqu’à ce que le soleil s’endorme. C’est un beau jour de fête. Flic-flac, je fais la gamine en m’éclatant dans l’eau. Mes cheveux dansent un tango avec le vent pendant que je savoure l’eau qui brille et le mont Shefford qui s’étire.
C’est comme ça que je l’ai vécue, ma Waterloo Beach, ce petit coin de paradis vert et bleu pas cher.
Si je vous fais le portrait de mes moments vécus à la plage, c’est pour vous asperger de ce qui m’a éclaboussé au visage cet été : choyés, nous sommes, d’avoir un coin d’eau chez nous et de pouvoir sentir la brise marine du petit lac Waterloo.
Alors, là, tout de suite, faites-moi/vous plaisir. Enfilez votre maillot de bain, attrapez une serviette, sautez dans vos gougounes et terminez la lecture de ce journal à la plage.
Oui, je suis généreuse, je veux bien partager mon éden waterlois avec vous.











