Démocratie locale : rien ne peut remplacer le live ou la fin d'une forme d'entre soi : la crise sanitaire change de nombreux comportements. Dans le commerce mais aussi dans la vie publique. Un de ces changements : la retransmission en live des séances publiques des conseils municipaux. En dehors de la Métro et de Grenoble, de très nombreuses Communes de toutes tailles pratiquent désormais cette fraîcheur du live. A Seyssinet, séances en direct sur page Facebook de la Commune.
De même à Brié et Angonnes.
De même à Bresson (700 habitants). Pour Eybens, en direct sur YouTube. De même pour Pont de Claix.
Pour Fontaine. Pour Vizille, vidéo en direct via Twitch... Un progrès démocratique incontestable. Il reste malheureusement des poches de résistance par exemple à St Paul de Varces où la municipalité s'obstine à des séances fermées aux citoyens : 21 personnes (19 conseillers + la DGS + la correspondante du Dauphiné Libéré) réunies dans une petite salle de 70 m² (alors qu'à moins de 100 mètres de là est disponible une salle publique de 300 m²!). Et ensuite le fossé absolu entre le "compte rendu" dans le Dauphiné Libéré et la
réalité des débats. Pour cela, il suffit de comparer avec la bande son mise en ligne sur le site d'un membre du Conseil. Et d'un coup, la réalité saute aux yeux ou plutôt à l'oreille. Il y a même des fautes dans le quotidien régional sur des votes intervenus sans compter la mise à l'écart de temps forts. Le live donne de la vitalité à la démocratie locale. C'est une forme saine pour les citoyens de la fin de l'entre soi.
La crise des capacités des équipements scolaires face à l’explosion démographique du sud de l’agglomération grenobloise au coeur des départementales de juin 2021 : la crise de capacités est généralisée. La raison : les grands équipements de services publics scolaires datent des années 90 - début 2000 et depuis dans chaque Commune (sauf Le Pont de Claix) la population a augmenté de 22 à 30 % selon les Communes. Pourquoi ? C’est l’effet de deux facteurs. D’une part, dans ces Communes à l’habitat pavillonnaire traditionnel, le collectif fait son entrée en force. Et d’autre part, la division parcellaire a changé la donne avec la levée de la superficie minimale pour construire. Ce mouvement de densification expose à une logique entièrement différente du nombre d’habitants à l’hectare. Claix, Varces, St Paul de Varces, Vif explosent. Les murs des équipements publics craquent. Le Gua dans une moindre proportion compte tenu de ses hameaux de St Barthelemy et de Prélenfrey. Face à cette réalité des chiffres, des élus sortants du Conseil Départemental de l’Isère ont été très démobilisés. En Isère, la situation est très différenciée. Mais dans le sud de l’agglomération grenobloise, la démobilisation a été manifeste. C’est comme pour le projet de lycée, rien n’a été fait. Quand on compare à la situation dans l’Ain, 3 lycées neufs dans les 5 dernières années. Avec de tels retards et la
réalité des chiffres progressivement constatée par les parents d’élèves, la crise est là. L’un des sujets majeurs des prochaines élections départementales.
Le sud de l’agglomération grenobloise confronté au choc des nouveaux rurbains : lors de la dernière fête du village de St Barthélémy du Gua, c’était le sujet n°1 des discussions : “le village a beaucoup changé”. Sur une table dans une salle, des classeurs plastiques marqués à l’année avec à l’intérieur toutes les photos des nombreuses animations sur les 30 dernières années. Aujourd’hui, rien n’est pareil. Et les exemples de fuser : les rotations accélérées pour causes multiples (divorces, mutations, non intégration ...). Hier, objet de choix durables, ce village était devenu lieu de passages. Tout change. Claix est devenu une ville agglomérée à Pont de Claix en dehors de quelques hameaux excentrés comme Cossey, Savoyères, le Peuil. Claix la Ridelet est un quartier de Pont de Claix désormais. Varces centre connait cette même évolution. Il faut aller, là aussi, vers des hameaux excentrés du Nivolon, Fontagneux ... pour sortir de cette logique urbaine densifiée. Le défi est aussi désormais pour une Commune comme St Paul de Varces. La dernière séance du Conseil Municipal le 25 novembre a mis en relief les difficultés de
jeunes élus par ailleurs parfois arrivants très récents à connaitre tout simplement les lieux dits de la Commune. C’est une logique nouvelle de développement qui progressivement prend corps dans la seconde couronne qui s’agglomère au tissu urbain densifié de la Commune centre et de sa première couronne à quelques exceptions près.
Christophe Ferrari : retour à la case départ ? Beaucoup de surprise à lire certains commentaires sur le “choc” que serait la nouvelle composition d’un exécutif de la Métro avec le président sortant travaillant avec des élus de droite. Christophe Ferrari a débuté sa carrière politique comme un rocardien modéré luttant contre le sectarisme du PCF dans l’une de ses Communes bastions d’alors Pont de Claix au même titre qu’Echirolles, Fontaine ou St Martin d’Hères. Il faut noter au passage que sur “ses” 4 Communes d’alors le PCF n’en gère plus que 2 (Echirolles et St Martin d’Hères). A cette époque, Christophe Ferrari s’opposait au dogmatisme des maires PCF successifs de Pont de Claix (Couetoux et Blonde) qui ne ménageaient pas ce jeune contestataire local persuadés qu’ils étaient alors de le “briser” pour conserver leurs citadelles supposées inexpugnables. Et Christophe Ferrari avec celle qui demeurait toujours solide (Noëlle Guiguet) a subi des attaques terribles sur de multiples plans. A cette époque, Christophe Ferrari appartenait à la mouvance rocardienne très majoritaire dans l’agglomération grenobloise avec au sud de l’agglomération un axe Ferrari - Falcoz-Vigne (Claix) qui essayait de faire vivre une autre “gauche” face à Michel Couetoux - Joseph Rossi (maire de Vif). Sa première élection n’aurait pas été possible sans une aide de la droite locale alors animée par Daniel Ribot. Une trajectoire qui peut surprendre face aux comportements des 6 dernières années qui avaient effacé cet ancrage comme d’autres traits de tempéraments dont une gentillesse initiale reconnue très largement. Sur les 6 dernières années sur Pont de Claix, Christophe Ferrari a été d’une
arrogance choquante tout particulièrement contre Mme Martine Glé, son opposante de droite au sein du Conseil. En 2020, il a eu un ancrage très à gauche. Si bien que si Christophe Ferrari devait composer avec une nouvelle majorité dont la droite, l’honnêteté voudrait qu’il rende son mandat aux citoyens de Pont de Claix pour re-solliciter leur confiance sur les bases d’un périmètre politique nouveau. Au cas contraire, les ancrages à géométrie variable ont de quoi donner le tournis y compris à ses plus proches partisans locaux.
L’alliance de la Droite locale avec Christophe Ferrari pour que ce dernier conserve la présidence de la Métro donne un éclairage instructif sur les efforts de responsables départementaux des Républicains pour dynamiter la liste de Droite aux municipales de Pont de Claix : la vie politique iséroise est tombée au rayon de la politicaillerie de bas étage. Bon nombre des dernières campagnes municipales ont été marquées par une absence totale de débats d’idées. L’anonymat et les insultes ont même parfois été officiellement érigés comme les outils officiels de campagne comme à St Paul de Varces notamment. Ouvertement en reprenant sur les pages officielles de Facebook de candidats comme David Richard des articles injurieux aux noms d’auteurs anonymes destinés à salir les concurrents de façon très violente : Mous Tache, Robin Duvillaret ... A Pont de Claix, ce fut la première fois qu’aucune liste de droite n’était opposée au président de la Métro. Ses membres étaient appelés pour s’en retirer au gré souvent de rumeurs totalement irréelles. Aujourd’hui, comme si souvent d’ailleurs, le temps met en ordre ce qui hier paraissait incompréhensible. Des accords avaient été passés destinés à conforter des Yalta locaux qui entraînent un désarroi naturel chez des militants. La Covid-19 a “bon dos” dans l’explication d’une
abstention record. Il y a de nombreux autres facteurs qui expliquent ces chiffres d’une abstention à désespérer. Les manoeuvres pour la présidence de la Métro sont un autre virus dont les conséquences concrètes ne doivent pas être négligées. Elles risquent de peser très lourd lors des prochaines départementales dans des cantons clefs de l’agglomération.
L’affaire de Pont de Claix : SOS démocratie locale : c’est la première fois qu’il n’y aura pas la moindre liste de la droite républicaine modérée à une élection municipale de Pont de Claix. Une situation inédite qui en dit long sur l’état de crise de la démocratie locale dans l’agglomération grenobloise. Cette crise met en relief 5 facteurs importants. 1) Pour constituer une liste, il faut trouver des candidats. Or le maillage des réseaux locaux est tel que, face au Président sortant de la Métro, les auto-censures sont multiples : ne pas être employé dans la fonction publique locale, ne pas être entrepreneur ou artisan avec des marchés publics importants et ne pas être salarié de l’une de ces entreprises ... C’est à la mesure de ces réalités que l’on constate le poids du secteur public de proximité. 2) Des liens entre des états majors de partis politiques pourtant a priori concurrents. Une partie de l’actuelle majorité départementale a des attitudes sur le terrain qui mériteront des explications. A Pont de Claix, c’est une ex conseillère de l’opposition qui a passé son temps à détricoter la liste de M. Ditrani... 3) Le fossé des forces en présence : d’un côté les publications onéreuses se multiplient sans compter et d’un autre côté le temps est à la photocopie couleur au mieux. Cette inégalité financière est
surmultipliée par l’inégalité de communication avec l’artifice des inaugurations. On n’a jamais autant inauguré que ces dernières semaines, ce qui amplifie le déséquilibre des expositions médiatiques. 4) Pourquoi candidater pour être élu dans une minorité vouée à toutes les moqueries ? Ce qu’a vécu Mme Glé, Conseillère municipale d’opposition, pendant 6 ans est d’une indignité absolue. 5) Le fossé des moyens humains. C’est aujourd’hui une question centrale bien au-delà de Pont de Claix : combien de collaborateurs ou collaboratrices de Collectivités publiques locales consacrent dans la réalité des faits une partie de leur temps à des travaux de campagnes électorales en toute illégalité ? Jusqu’où des tiers dont des journalistes sont-ils les témoins éventuels de cette illégalité en restant dans le réseau de contacts institutionnels et non pas des seuls membres des permanences électorales ? S’agit-il de rumeurs ou au contraire de faits manifestement établis (mails, rendez-vous, appels téléphoniques ...). C’est un sujet particulièrement grave. Quand toutes ces données s’ajoutent, il est temps en effet d’alerter sur un SOS démocratie locale.
#Municipales2020 : J - 110 : le sud agglo bouge : pour le moment, c’est dans le sud de l’agglomération grenobloise que les idées novatrices prennent corps. A Brié et Angonnes, Claude Soullier vient de mettre en ligne une remarquable vidéo consacrée aux problèmes de circulation (cf ci-dessous). A Echirolles, Fabienne Sarrat multiplie les propositions concrètes fraîches dans ce bastion du PCF. A Le Pont de Claix, Thomas Ditrani fait de même face à Christophe Ferrari.
A St Paul de Varces, l’équipe “vivre à St Paul de Varces” détaille chaque jour un engagement précis prioritaire et ce depuis plusieurs jours déjà.
Sur Grenoble, la liste de la société civile conduite par Alain Carignon a déjà présenté un programme très détaillé de réformes importantes. Mais pour l’instant, le débat global tarde à prendre car les élus sortants s’organisent pour limiter au maximum le champ des débats. C’est une tactique politicienne qui est d’ailleurs très peu respectueuse des citoyens comme si une élection était une simple étape administrative. A constater les réactions sur le terrain, les citoyens souhaitent que les débats de fond s’engagent pour de
bon. Au moment où par ailleurs, dans la foulée des “révélations” (vraies ou fausses ?) effectuées dans le quotidien régional dimanche dernier, les confidences se multiplient tout particulièrement sur des conditions de fonctionnement de la Métro (la bataille des étages) ou de désignation de candidats dans telle ou telle Commune (les récusés du mercato ...)... Les “Gorges Profondes” pourraient beaucoup animer la campagne au rythme actuel des “confidences” qui circulent.
Les Moulins de Villancourt : la vérité des faits avec les preuves par les images : dimanche, nous avons publié un article sur les travaux de démolition des Moulins de Villancourt pour laisser place au planétarium mondial de Pont de Claix (15 M€ à charge pour les contribuables locaux). Cet article a donné lieu à des contestations parfois virulentes sur certaines de nos affirmations. Ce fut le cas dans des commentaires sur Facebook dont certains animés par des comptes vides manifestement destinés à organiser simplement le dénigrement. Ce fut le cas sur Twitter de la part de deux adjoints Grenoblois, MM Malbet et Habfast, par ailleurs conseillers de la majorité sortante de la Métro. Nous allons reprendre les contestations une à une pour les principales répétées en boucle..
1) Accusation : “le titre de démolition des Moulins de Villancourt est faux” Réponse : c’est le titre même du panneau officiel de la Métro. Certes avec la langue officielle locale du moment. Mais selon le dictionnaire : déconstruire = démolir. Sur ce panneau, il n’y a pas mention “une partie des Moulins de Villancourt”. Ceux qui se sont offusqués du titre de notre article auraient dû commencer par s’inquiéter du contenu même du panneau officiel ...
La preuve :
2) Accusation : “vous faites état de démolition alors même que tout est tombé de lui-même sous l’effet de l’insalubrité”
Réponse : si tout était tombé de lui-même, il n’y aurait pas eu besoin d’un ... permis de démolir.
La preuve :
3) Accusation : “l’essentiel des locaux est conservé dont des salles à forte capacité d’accueils”.
Réponse : faux. Il suffit de comparer les superficies détruites et la superficie qui reste en bordure de route. Une aile étroite est encore debout. C’est juste. En conséquence, la partie de phrase de notre article de dimanche “pour tout casser” est erronée prise à la lettre. En revanche compte tenu de la configuration de cette aile de bâtiment, les capacités de contenances semblent manifestement limitées.
Mais à noter aussi, 4) pas la moindre contestation sur les montants d’aides publiques allouées et aujourd’hui réduits pour partie à l’état de poussières. Et pour cause, la réalité des montants d’argent public gaspillé est
considérablement plus élevée. Nous dresserons le chiffre précis pour un prochain article. Et surtout 5) pour ne pas résister au “rituel local”, nous n’avions pas signalé qu’un arbre, probablement très âgé, a été massacré alors même qu’il se situe en dehors du périmètre du chantier.
La preuve :
Mais selon les éléments de langages locaux dans cette hypothèse : “il devait être malade bien sûr ...”.
Voilà la réalité des faits, preuves à l’appui par les photos prises par nos soins lundi 19 août sur site à 14 heures. Des faits qui, dans une démocratie locale saine, devraient être accessibles à chacun sur un site Internet public officiel portant toutes les informations détaillées, chiffres, plans, photos... Mais ici, dans l’agglomération grenobloise, les citoyens sont jugés bons pour payer mais pas pour savoir. Essayez de trouver les plans des nouveaux bureaux de la Métro dont les devis ont doublé en 6 mois (86 M€) ... Bonne chance ...