(Lucien Gary, paysage de rivière, source : @cheminer-poesie-cressant)
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Je voyais le chemin vers la rivière comme un grand paysage de lignes,
ligne des longs murs longeant la route,
ligne d'eau qui ferme le monde,
ligne des peupliers sous la ligne rose du ciel,
ligne de la colline dominante et rassurante,
ligne soudaine des oiseaux qui semblent se suivre.
De ces limites déclinées et successives naissaient la confrontation,
la séparation de mondes essentiels qui soudain m'apparaissaient différents, uniques, indépendants, avec leur propre vie, leur propre chant,
qu'il fallait prendre d'assaut, découvrir sans plus attendre.
Et la comparaison embrassait tout le paysage alors embelli et exalté !
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(Dans la portée des ombres, extrait)
© Pierre Cressant
(dimanche 9 octobre 2005)











