Aurèle: Clavius, désormais tu seras mon esclave!
Clavius: Qu'ai-je fait pour mériter cela?
Aurèle: Idiot, ne vois-tu pas quelles sont tes fautes?
Aurèle: Ah! Voilà que déjà par tes mots tu te montres captif.
Aurèle: Tais-toi! Tu t'es enchaîné dans ta complaisance. Tu as cru que faire le beau devant la cour vaudrait autant que faire le bien. Tu t'es trompé. A vouloir trop plaire on ne finit que par fâcher.
Tu t'es attardé à donner de l'importance aux regards des autres, et cela t'a détourné de ton travail. La perfection, la rigueur, qui t'habitaient autrefois n'avaient alors plus la moindre valeur à tes yeux. Seul les applaudissements, les sourires, les éloges occupaient ton esprit. Tu as délaissé l’effort de la qualité au profit de la récompense.
Et voilà comment tu t'es déshonoré! Tu as gagné l'adhésion des foules, mais tu as perdu le respect de tes pairs.
Clavius: Je ne pensais p...
Aurèle: Tais-toi! Je te dis de te taire! Tu n'as plus la place d'égal qui était tienne. Ce que tu as gagné par le travail, tu l'as perdu dans le déshonneur. Tu es indigne de tes fonctions. Te revoilà esclave. Et moi, j'ai presque honte d'être ton maître.