🇫🇷 ◤✞ 𝕾𝖚𝖍𝖓𝖔𝖕𝖋𝖊𝖗 ✞◥🇫🇷 𝕹𝖔𝖘 𝕾𝖔𝖒𝖇𝖗𝖊𝖘 𝕮𝖍𝖆𝖕𝖊𝖑𝖑𝖊𝖘 𝕺𝖋𝖋𝖊𝖗𝖙𝖔𝖎𝖗𝖊 #sühnopfer #nossombreschapelles #offertoire #blackmetaltapes #tapecollection #blackmetal #frenchblackmetal https://www.instagram.com/p/CMc1E3EpNpJ/?utm_medium=tumblr

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Sühnopfer - La Tour du Pendu
Guillaume Josué, L’offertoire
La combinaison d’objets de L’offertoire prête au mystère et à la multiplication des points de vue. Le tapis mène au socle aussi sûrement qu’une allée ecclésiale ; au spectateur de déterminer s’il préfèrera la figuration foisonnante et le tronc, ou le dos enveloppant du paravent, lui-même traité comme une membrane de couleur organique. La structure trinitaire, les clous et le tissu aux aspérités de chair ouverte donnent la mesure mystique de l’ensemble, paradoxalement moquée par la face, et la licorne rieuse de la maison autel. Les motifs orientaux vacillent entre l’ornement et le sens, comme tout l’avant. Cette hésitation recherchée par l’artiste révèle la présence d’un secret, dont le jeu de double face relève. Les tigres aux us humains – ils langent l’enfant – et la licorne sont des leurres ; leur puissance d’évocation est bien réelle, sous les couleurs acidulées et la préciosité japonisante rappelant, tout comme le choix du paravent, l’école Kanō.
De ce mouvement artistique japonais des XVème et XVIème siècles s’inspire également la construction d’un arrière-plan en négatif, introduisant de la profondeur malgré le traitement par aplats. Dans ce paysage tourmenté par l’usure de la trame peinte, deux buissons entremêlent leurs branches et partagent un feu destructeur. Le mouvement de fuite du tigre de gauche, loin du couple mère-enfant de droite, participe à la sensation d’un drame qui pourrait toucher à l’abandon, à l’impossibilité d’un amour filial. La figure ambiguë de l’animal, partagée dans les mythologies orientales entre divinité (Inde), figure protectrice et force spirituelle (Chine), talisman contre les démons (Corée), initiant (Malaisie), mais aussi être féroce et carnassier, rend douteuses les montagnes, acérées comme des dents.
Au centre de cette représentation, trônent le socle et l’autel, dont la blancheur, la fragilité et l’ironie ressortent par contraste. Flottant dans l’atmosphère du secret comme un cheval de manège, la figure fantastique de la licorne, image de pureté, est triplement protégée par la maison de papier, la vitre et le paravent, accentuation du progressif repli sur soi de l’installation. Sous ses délicats auspices païens figure la boîte fendue destinée aux offrandes, ultime référence à un culte d’un syncrétisme clair-obscur.
Audrey Teichman, Hybrid