- "Nora" directed by Thomas Ostermeier (2004).
Inspired by Henrik Ibsen's "A Doll's House"

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- "Nora" directed by Thomas Ostermeier (2004).
Inspired by Henrik Ibsen's "A Doll's House"
Thomas Ostermeier's production of Hamlet is a shambles – in the most literal sense. The lights have gone down in the Schaubühne in Berlin, and wine and food are flying around the theatre. Claudius's head sags drunkenly into his wedding breakfast. Hamlet writhes around in the soil that covers the stage; the next minute, he starts eating it. As he lopes towards the audience holding a beer can, the sharply dressed twentysomethings in the front row exchange a look of panic.
Thomas Ostermeier
Scenes from Richard III (2015): Richard (Lars Eidinger) with Lady Anne (Jenny König). Photograph (c) Arno Declair
Thomas Ostermeier’s production of “Richard III” emphasizes not only the unsettled nature of the title character, played by Lars Eidinger, left, but also that of his brother, the peacemaking King Edward, played by Thomas Bading, center. Credit: Richard Termine for The New York Times
le roi lear.
shakespeare.
ostermeier. comédie française.
Retour à #Reims de Didier #Eribon par Thomas #Ostermeier au #theatre de la ville de #paris > Une analyse très fine et émouvante de sa #jeunesse avec la découverte du rôle décisif qu'a joué sa classe sociale d'origine pour tout quitter. Dommage que la mise en #scène choisisse par moment de s'éloigner de ce fil conducteur aussi fort que #didactique. Heureusement, la voix d'Irène #jacob est toujours aussi naturelle et apaisante. #irenejacob #espacecardin (à Espace Pierre Cardin) https://www.instagram.com/p/BtJjkxoBpBi/?utm_source=ig_tumblr_share&igshid=y0ccd6uqq1lo
LA NUIT DES ROIS OU TOUT CE QUE VOUS VOULEZ - De Shakespeare, à la Comédie Française.
La nuit des Rois n’est même plus une pièce de l’anglais le plus célèbre de la planète, elle porte désormais un nouveau nom: “le dernier Ostermeier”... Metteur en scène renommé, reconnu déjà très récompensé, le très célèbre berlinois en remet une couche à la Comédie Française pour exprimer son talent, son esprit subversif et un brin décadent.
Une tempête, subtilement chorégraphiée et illuminée, jette Viola et son frère Sébastien, sur des plages différentes d’Illyrie. Chacun est persuadé de la noyade de l’autre. Pour sa propre sécurité, Viola prend une identité d’homme: Césario. Elle s’arrange pour être engagée par le Duc dont elle est secrètement amoureuse. Celui-ci convoite la comtesse Olivia, endeuillée et sourde à son désir. Le Duc envoie donc Césario chez elle pour plaider sa cause amoureuse (ou avide de pouvoir?) et lui faire la cour en son nom.
Qui est le fou? Quel est le sage? L’identité doit-elle être forcément masculine ou féminine? Le genre est-il important dans l’inclination pour l’autre? Est-il vraiment, ce genre, le reflet du sexe? L’amour peut-il avoir des règles? Est-ce l’apparence qui inspire le désir?
Identité et genre, des masques troublants qui révèlent autant qu’ils dissimulent les attraits du sexe et du pouvoir.
La scène, recouverte de sable, est reliée à une passerelle qui s’engouffre au milieu du public, brisant le quatrième mur. Les comédiens l’emprunteront tour à tour. Deux palmiers, à cour et à jardin, donnent un semblant de perspectives aux trois murs blancs. Un large fauteuil trône au centre de ce plateau dépouillé et, contre toute attente, ce sont deux singes qui l’investissent. Le désir, sentiment incontrôlable, n’est-il pas un des symptômes de l’animalité humaine? Le pouvoir et le sexe ne relèvent-ils pas d’appétits bestiaux, sinon naturels?
Tout ce que vous voulez, le sous titre de la pièce, semble avoir été la consigne donnée aux comédiens qui sont portés par un texte et une intrigue en définitive assez simples mais d’une actualité tout à fait opportune. Ils se libèrent de tous les carcans sociaux et moraux pour présenter une pièce qui s’apparente progressivement à un spectacle loufoque. Un brin trop hystérique, soulignant l’actualité du texte de façon un peu trop insistante, la mise en scène tire sur quelques ficelles plus grotesques que drôle et tombe par moments dans une certaine facilité.
Car tout l’esprit de la pièce tourne autour d’un message très “exploité” par Ostermeier. La Nuit des Rois fait référence à la nuit de l’Epiphanie, prémices de la période de Carnaval où chacun, sous le masque, peut être qui il veut et faire ce qu’il désire. Dans une mise en abîme du théâtre, c’est l’éloge de la folie qui est mis en scène, et Shakespeare conjugue cela avec l’idée que l’habit fait bien le moine au risque de bouleverser les orientation sexuelles et les convenances...
Ostermeier re-transcrit cette pensée de manière un peu caricaturale. Il coupe les personnages en deux, par le costume et fait jouer les comédiens à demi nus: une moitié qui reprend l’aspect convenu et politiquement correct du personnage, l’autre en sous vêtement. Dans le même esprit, le metteur en scène se fait aussi un malin plaisir à jouer sur la question du genre et de l’orientation sexuelle, déjà présente dans la pièce et pleinement assumée dans la présente traduction.
Près de trois heures d’agitation et de clownerie, c’est divertissant, presque trop, à tel point que cela vire parfois à l’ennui...Mais on en a pour son argent chaque fois que la scansion est assurée par l’interlude musical de toute beauté. Quand la voix du Ténor s’élève pour chanter Haendel, elle relève le niveau du café-théâtre et nous rappelle combien nous sommes à la Comédie Française.
Thomas Ostermeier's Richard III at Schaübuhne Berlin. Photo by Richard Termine