Je rends grâce aux oyats sur la dune que les pèlerins de l’été vont piétiner.
A L’arbre sentinelle et à son ombre grêle sur le désert qui gagne.
Aux herbes asphyxiées sui s’échinent dans le ghetto des fissures.
Au rare bleuet survivant aux génocides des champs.
Au sang des coquelicots, ces réfugiés des terrains vagues.
Aux terrains vagues où la vague résiste sous la houle des graminées.
Après le passage des grandes marées, je rends grâce à ce qui reste.
A la fleur de sel sur le sable mazouté.
Michel Baglin ~ Extrait “L’Alcool des vents” / Photo © Keith Dotson
Parce que nous sommes ce que nous faisons ..... Osez le regarder !












