Tout se passe comme si le détail recueillait la vérité criante des rues. Robert Smithson notait que les « les rebuts, entre esprit et matière, sont une mine d’informations » et Orozco met en pratique, en images, ce constat auquel il donne, parce qu’il ne s’appesantit jamais sur son sujet au point de le substantialiser, de le fétichiser, une grande légèreté, une mobilité frappante. En suivant les formes les plus triviales, les mouvements les plus dérisoires des objets (…) ou des êtres les plus humbles ou les plus insolites (…), le marcheur prend le visage d’un enquêteur qui suit à la trace le rebut de l’existence urbaine et autres menus détails par lesquels se laisse saisir la ville comme rythme. Thierry Davila, Marcher, créer – Déplacements, flâneries, dérives dans l’art de la fin du XXe siècle, Éditions du Regard, 2002













