Ojos Grises, obra de Fernando Llor y Roger Vidal que reseñamos en ZN
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Ojos Grises, obra de Fernando Llor y Roger Vidal que reseñamos en ZN
EL DIARIO MONTAÑÉS
Hoy a las 18.00 en el stand de @PaniniComicsEsp @FernandoLlor y Roger Vidal @FICOMIC_salon #SalonComicBCN
Je t’ai cherchée dans la grande Ourse Et dans l’étoile au fond du ciel, Dans les reflets de l’arc en ciel, Je t’ai cherchée dans l’eau des sources. Je t’ai cherchée aux lacs hantés, Dans l’eau légère de la pluie, Dans l’eau mystérieuse des puits, Dans les fontaines qui chantaient. Je t’ai cherchée, perles d’ennui, Aux hasards d’infinis destins, Au songe enfui de mes matins, Je t’ai cherchée au creux des nuits. Je t’ai cherchée parfois, souvent, Aux mélodies qu’on joue sans joie, A chaque note sous mes doigts Et dans les musiques du vent. Je t’ai cherchée aux fleurs qui poussent, Aux bourgeons qui prenaient le temps Pour éclater en plein printemps Et dans le doux velours des mousses. Je t’ai cherchée au monde entier, Sur des lèvres que j’effleurais, Sous les étoiles qui pleuraient, Dans les yeux de mes amitiés. Mais les jours me semblaient livides Et je passais, désespérant De ces amours indifférents Qui n’apportaient qu’ennui et vide. Et puis un jour j’ai su te voir, Bien cachée au fond de moi-même. On est fragile quand on aime, J’aurais pu ne jamais savoir… Roger Vidal
Qui es-tu ?
Tu fuis ce que tu es même sans le vouloir Et tu t’en vas plus loin, hasard de destinée, T’accomplir à coté de songes piétinés Sur la route tracée comme un étroit couloir. Et s’il n’existait pas un seul fil conducteur, Juste l’improvisé comme des aléas, Si nos vies, avant tout, ce n’était que cela, Seulement des hasards au réel castrateur ?
[...]
Roger Vidal