L'Épatant Voyage de Charles Zumansky, 2ème étape - Saint-Chamas
Après trois semaines de broderie gastronomique intensive, Charles Zumansky est enfin prêt à vous rendre visite votre bibliothèque ! N’attendez plus !
Le Théâtre Massalia est heureux de vous annoncer que la résidence de Charles Zumansky, Brodeur de souvenir inscrit au Grand Livre des Brodeurs, est terminée ! Nous l’avions invité à descendre depuis son Nord natal jusqu’à la Friche de la Belle de Mai à l’occasion du Troisième Jubilé des Brodeurs de Souvenirs, afin qu’il puisse participer à sa façon à l’année de la gastronomie, et ses trois semaines de préparation ont livré un résultat extraordinaire.
Au programme : introduction à la Broderie classique, présentation de deux extraordinaires figures de la Broderie et de la gastronomie, collecte participative de souvenirs au profit du programme caritatif La Broderie du Cœur, et promenade interactive dans les coulisses du Brodeur !
La deuxième étape du voyage de Charles Zumansky s’est déroulée à Saint-Chamas, le 2 octobre aux alentours de 17h. Le Brodeur de souvenirs avait été reçu avec enthousiasme au sein de la bibliothèque de la commune, dont la façade bleu azur fait forte impression à qui ne la connaît pas: les livres peints sur ce ciel éternellement clair semblent prêts à s’envoler, invitant ainsi au rêve et à l’imagination. Un cadre parfait, donc, pour un spectacle tel que celui-ci !
Et en effet, ce jour-là aussi, le public s’est rapidement prix au jeu du Brodeur. Un fer à repasser de limoge, confié à Charles Zumansky par une certaine Thérèse Santiago, a tout particulièrement marqué le public. Une spectatrice l’aurait qualifié de “croquignolet” au milieu de l’admiration générale.
C’est donc tout naturellement que Charles Zumansky a pu passer de la Broderie dite “classique” à la collecte de souvenirs, caritative et interactive, au profit de l’action Les Brodeurs ont du Cœur : un souvenir pour un meilleur avenir (menée par notre Brodeur, partenaire de longue date de cette grande aventure).
C’est Yann qui jeta son dévolu sur le premier objet, un moulin à café en bois rouge. Bien que celui qui trônait dans la maison familiale ait été en plastique, ce moulin a rappelé à notre premier bénévole des souvenirs d’enfance qui ne l’ont pas quittés depuis la Normandie. Il s’est rappelé de l’humidité qui siégeait dans cette maison, et de la quantité impressionnante de fumée qui envahissait l’habitacle lorsque la cheminée, alimentée d’un bois lui-aussi humide, était allumée. C’est dans cette maison normande que sa mère cuisinait le boudin au pommes de la région. Elle le faisait cuire entier, dans une poêle graissée au beurre. Malheureusement, Yann a des difficultés à retrouver à Saint-Chamas les goûts de son enfance, car les boudins qu’il trouve en Provence ne souffrent pas la comparaison avec ceux de sa région natale.
Ce fut ensuite au tour de Lucile, détentrice d’un stéréoscope orange accompagné de sa feuille de clichés alpins, dont son frère possédait un exemplaire dans leur enfance. Parmi la collection de clichés, Lucile aimait particulièrement visionner ceux du clip du célèbre Thriller de Michael Jackson, clichés qui par ailleurs lui faisaient faire toutes sortes de cauchemars étant enfant. Les clichés des Alpes, eux, ont évoqué à Lucile des vacances à la montagne, lors desquelles elle faisait beaucoup de promenades. Un petit village alpin, en particulier, a marqué son esprit, tant et si bien qu’elle a bien plus tard décidé d’y acheter avec son frère une maison de vacances.
Monique, quant à elle, avait choisi un ancien ticket de manège, orange lui-aussi. En effet, Monique avait beaucoup de frères et sœurs, et elle se rappelle que ses parents n’achetaient donc que peu de tickets par enfant lors de la fête du village. Attraper le pompon était alors crucial ! Mais Monique a aussi bien voulu nous livrer les secrets du cassoulet de Castelnaudary, qui se fait avec de la viande de porc. Il s’agit donc d’abord de bien choisir des haricots locaux, et de faire un bouillon à base d’os de volailles, qu’il faut laisser cuire pendant trois heures. Ensuite, Monique ajoute du confit de canard fait maison, de la saucisse de Toulouse, du petit salé de porc, de la couenne, et de l’ail ! Le tout doit cuire au four pendant cinq heures. Après cela, il faut fendre la croûte de graisse qui s’est formée à la surface, et le laisser reposer jusqu’au lendemain.
Est venu ensuite le tour de Sabine, qui avait jeté son dévolu sur la râpe à fromage à moulinette. Cette objet lui a rappelé l’époque où elle était petite et où elle aimait tout, sauf la soupe. Or, tous les dimanches soirs, son père préparait une soupe ; heureusement, elle avait alors l’autorisation de râper autant de fromage qu’elle le voulait sur sa soupe, afin d’en masquer le goût. Bien qu’elle ne cuisine pas beaucoup aujourd’hui, si elle devait mettre une recette à l’honneur ce serait la tête de veau sauce gribiche.
Une fois la découpe des pâtes soba, repas traditionnel des Brodeurs que Charles Zumansky confectionne pendant la collecte, achevées, Charles Zumansky a déclaré : “Ça a été un peu chaotique, mais on y est arrivé !”