L’art est un art de vivre !
A guide différent, interview différent.
Le vendredi 6 novembre, nous sommes allés au musée La Piscine à Roubaix. Notre visite a été menée par le guide Brigitte Danhieux, autour du thème « Les femmes artistes ». Le musée nous a proposé un parcours-carnet que nous avons suivi avec plaisir. Il nous permet d’être plus libres pour dessiner ou nous exprimer sur les tableaux lors de la visite, grâce à des reproductions des oeuvres. L'un des groupes a même eu à respirer le parfum réalisé pour une sculpture de Camille Claudel.
La guide a choisi de nous montrer les œuvres les plus connues ce la collection comme « La petite Châtelaine » de Camille Claudel, « Première tentation » de Cléo Beclémicheff, « L’étude des lions » de Rosa Bonheur et « Champ d’honneur » de Virginie Besengez.
Brigitte Danhieux est guide depuis 15 ans. Elle a étudié à l’ESSAT de Roubaix qui est une école de textile, puis a fait un BTS des Arts décoratif, elle voulait devenir styliste -designer. Elle est devenue guide à la Piscine car le musée est un ancien musée textile, le patron savait qu’elle travaillait dans le textile et l’a embauchée : elle a appris « sur le tas ». Avec l’expérience acquise notre guide connaît une bonne partie du musée mais elle ne connaît pas tout avec les expositions temporaires.
Quand nous lui demandons si elle s’est déjà trompée en présentant une œuvre, elle nous a répondu « l’erreur est humaine, si je ne m’en souviens plus, les dates sont écrites sur les panonceaux et quand je ne sais pas je ne le dis pas ». Elle peut, par moment, se lasser de répéter de présenter les mêmes œuvres. L’adaptation au public se fait assez facilement, « Pour des personnes cultivées, dit-elle, il faut régulièrement argumenter alors qu’avec un public plus jeune il faut faire un discours plus simpliste ». Brigitte relit juste quelques documents pour présenter ses visites sauf pour les expositions temporaires où il lui faut plusieurs heures de préparation. Elle choisit ses œuvres en fonction de ses humeurs et de ce qu'elle aime. Ce qui l’intéresse dans ce métier est « le contact avec les gens, le fait de travailler sur l’art et apprendre de nouvelles choses ».
Les groupes silencieux ? Elle essaye de les accrocher avec de l’humour. Les groupes turbulents ? Elle donne une explication plutôt inhabituelle : selon l’attitude des professeurs, si celui-ci écoute, précise-t-elle, les élèves seront attentifs alors que si le professeur n’est pas intéressé, ils n’écouteront pas. Et elle ajoute : « Si ça ne les intéresse pas, ils peuvent partir ».
Le public idéal serait, pour elle, un groupe pas intéressé qu’elle réussit à intéresser. Apparemment elle a été satisfaite de notre groupe... et de notre professeur !
Interview réalisé par Emilie Lédée et Mélodie Maas, à partir du questionnaire réalisé par la seconde 2 « arts ».