Rock
Le soleil me fait sortir,
sautillante,
pétillante,
si vivante en voletant en pleine rue,
que je poursuis mon chemin,
sans crainte;
avec toi,
je croise des visages,
J’absorbe leurs couleurs:
regards souriants, jaunes,
et vers luisants;
je goûte,
avec toi,
au bonheur de nouveaux jours.
La rue est vivante,
je la vois,
offerte à mon rêve.
Les portes ouvertes,
ont reçu l'air frais de soleils chansons,
et quant à mon amour,
dormant jusqu'alors au fond des peines,
il s’est fait,
par ta voix,
et par tes mains,
visiteur de tous ces amoureux du monde
qui, par mégarde, ou peur du rock
ont perdu de leur amour !
La table est dressée,
pour accueillir nos hôtes,
elle assouvit,
par le rose de mes notes,
leur soif d'un peu d'eau fraîche;
je crois même qu'elle me salue,
qu'elle me sourit:
qu'elle me demande pourquoi
j’ai tant marché,
quelle direction je veux prendre.
Moi, je réponds simplement:
« je veux écrire des poèmes,
pour chanter mon amour ».
Et c'est ainsi que mon chemin
m’a conduit tout droit
jusqu'à ton destin;
et je veux rêver,
le soir avec les gens,
en partageant avec eux mon rock’n’roll,
comme un feu d'artifice...
Soudain,
il me semble que si tu m’appelles,
que si tu m’aimes,
et que je t’aime,
nous ne cesserons plus
d'être un premier jour d'été.
Nous serons le premier jour de l'été,
chaque jour de l'année.
Je sens,
auprès de toi,
que je peux être ou faire
ce que bon me semble:
astronaute en chef
de l'imagination,
courir après chaque comète,
portée par chacune de mes balades;
ingénieure en rêves d'amour,
car aimée de toi,
et construire un toit,
pour ceux qui n’ont jamais appris
à vivre heureux,
dissipant les ordres établis
qui font de l'ombre
à notre colonie d'amants,
et qui nous brûlent
en se brûlant;
avocate de l'enfer,
pour défendre,
jusqu'au bout,
le droit au rêve le plus instable;
et le faire réalité.
Te voilà,
mon âme sœur
Te voilà,
Ma belle étoile











