La finale des finales GS I vs GS II
Messieurs, Mesdames,
en l'an de Grâce 2018 eût lieu une finale que même le Real de Zidane n'a pas pu avoir, ni vivre. Le plaisir, la joie et la fierté étaient à notre niveau, en tout cas du mien, largement aussi intense que cette équipe de vils salopards (je pense surtout à Ramos) a pu vivre.
En effet, au terme d'une saison de toute beauté, Greensquash I, qui était depuis longtemps qualifié pour cette finale, rencontrait son petit frère Greensquash II pour la finale de promotion. Alors certes, GS I était favori sur le papier, certes GS II ne pouvait mettre en avant que sa bravoure, son panache et son esprit de corps.
Mais encore ce match, fallait-il le jouer et le gagner.
La date fut loin d'être aisée à trouver mais elle l'a été et c'est tout ce qui compte. Chaque équipe alignait ses meilleurs éléments, ces vaillants et preux chevaliers des temps modernes étaient prêts à suer eau et sang et eau et sang et eau et sang, vous l’aurez compris : pour donner le meilleur d'eux-mêmes.
GS I allignait : Grizzly, Pascal, Julien-l'homme-qui-n'a-pas-de-limites (en toute cas je ne l'ai pas encore aperçue) et the Black Swan
GS II alignait : MonoFrançoiski, Trainor-Singor, Krillin Kien et Spartacus-Sven
Beaucoup d'ultras répondirent à l'appel, tous les nommer serait fastidieux, veuillez simplement voir la photo ci-dessus (il manque juste Christian qui a dû partir un peu avant la fin des matches), ce qui me réjouit grandement, l'ambiance ne fut pas aussi survoltée que lors du match entre GS II et Puidoux I et pour cause... Qui soutenir... ? Choix cornélien, que diantre ! D'une manière générale, on a souvent tendance à soutenir le petit David face au grand Goliath, mais les vivas allèrent dans les deux sens et finalement nous eûmes droit à des matches d'une grande qualité et intenses.
Grizzly vs MonoFrançoiski
Les bookmakers avaient donné favori au 1er nommé, mais MonoFrançoiski ne voulu pas s'avouer vaincu si facilement. En effet, les deux joueurs affichant une corpulence faite pour leur donner de bons appuis (avantage tout de même à Grizzly à ce jeu-là), se rendirent coup pour coup. MonoFrançoiski était très tranchant, il attaquait systématiquement les balles imprécises mais aussi, malheureusement pour lui, les balles précises en tentant de claquer des nicks. Certes, cela lui fit gagner quelques points dignes d'un Shabana au sommet de son art, mais il eût un peu trop de déchets. Grizzly, rôdé qu'il est à pêcher les saumons, fut plus patient et attendait le bon moment pour porter l'estocade ou son coup de griffe, devrais-je dire. Les jeux furent serrés, mais Grizzly restait vigilant et parvint à prendre le large lors du money time. Au final, MonoFrançoiski, n'a pas démérité, loin de là, mais Grizzly est bien l’ours qui baffe les saumons plus vite que son ombre.
GS I mène 1-0
Julien-l'homme-qui-ne-fatigue-jamais vs Trainor-Singor
Trainor Singor savait face à quelle montagne il faisait face. Il donna tout, faisant jouer et jouer et jouer Julien-l'homme-qui-ne-fatigue-jamais, mais comme son nom l'indique, Julien ne fatigue jamais. Juste une fois, oui juste une fois dans ma vie, j'aimerais entendre de la bouche de Julien : là, j'en peux plus... Juste une fois... Même si c'est pas vrai... (#humour). Lors d'échanges de plusieurs minutes, et ce à plusieurs reprises, Mark parvint au prix d'un effort titanesque à vaincre Ultimate-Julien. Mais qu'à cela ne tienne, Julien se remit en piste frais comme un gardon et marqua ensuite plusieurs points d'affilée ce qui eut pour effet d’user physiquement et moralement Mark. Julien creusa inexorablement le trou et parvint à concrétiser. Mark dans un sursaut de rage (une rage toute british, entendons-nous bien), réussit tout de même à ravir à Julien un jeu, mais dû s'incliner. Quel compétiteur ce Julien et quel match Mark ! Bravo à vous deux, match dantesque.
Pascal-la-claque vs Krillin Kien
Opposition de style. Entre un Pascal au jeu bien léché et un Kien dont on ne peut pas définir le style, le match promettait des surprises. Krillin Kien attaqua pied au plancher avec la verve qu'on lui connait. Dans un premier temps, Pascal eut du mal à s'y faire. Krillin, ne voulait pas que Pascal puisse mettre en place son jeu, tantôt, il l'agressa puis couru comme un dératé pour remettre un maximum de balles. Après un temps d'adaptation, Pascal avec beaucoup de lucidité parvint gentiment à prendre le dessus et à placer ses balles si redoutablement précises. Krillin, donna tout ce qu'il pu mais même son kamehameha resta inefficace. Il prit un jeu à Pascal, mais celui-ci avec ses yeux de Lynx globuleux parvint à s'imposer son rythme et Seigneur qu'il est dur de le contrer lorsqu'il a la possibilité se mettre en place. Pascal s'imposa non sans que Krillin donna tout et tout et tout. Honneur aux joueurs, force et robustesse.
GS I mène 3-0 et remporte le match
The Black Swan (very mean) vs Spartacus Sven
Là aussi, belle opposition de jeux. Dans un match comptant désormais pour beurre, même s'il ne le fut pas au début de la rencontre, Spartacus Sven avec sa mentalité de guerrier antique voulu montrer à the Black Swan que sa victoire il devrait la chercher du fond de ses tripes. Il ne lâcha rien mais alors rien du tout du tout. Spartacus-Sven avec son style toujours aussi reconnaissable : toujours un peu mal placé et donc un peu gênant mais pas assez pour accorder un strock, the Black Swan dû naviguer avec ses grandes ailes sur le terrain pour remettre les balles. Spartacus se jeta sur toutes les balles et en remis un paquet afin de faire jouer à the Black Swan la dernière balle, celle qui serait peut-être la balle de trop. La technique fonctionna plusieurs fois et the Black Swan qui en eut presque les ailes brisées dû s'y employer, parfois, à plusieurs reprises pour concrétiser l’avantage qu’il avait souvent durant l’échange. Spartacus Sven prit même un jeu à the Black Swan. Après moult changements de T-shirts, serre-tête, serre-poignets, Sven dû s'incliner au terme d'un grand spectacle où l'un des deux joueurs (je vous laisse deviner lequel) sembla avoir beaucoup plus transpiré que l'autre. Ce n’est pas que Spartacus transpire beaucoup, mais c’est plutôt the Black Swan qui semble n’avoir aucune glandes sudoripares qui fonctionnent correctement (ouais, j’aime bien me la péter de temps en temps avec mes mots sorti tout droit du dico) .Bravo à vous pour ce match, ce fut beau !
GS I remporte la rencontre sur le score -trop - sec et - trop - net de 4-0
Il faut tout de même relever que lors de cette saison, ce fut sans nul doute le match le plus dur que GS I a joué. Normal, c'était contre GS II. Je veux dire par là, que je suis extrêmement fier de voir à quel point les joueurs que ce soit GS I, GS III et GS II ce soir-là, donnent tout tout ce qu'ils ont lorsqu'il s'agit de défendre les couleurs de leur équipe.Alors je dis un immense bravo à tous ceux qui ont permis à Greensquash de réaliser une saison de toute beauté qui restera dans les annales du club et les mots sont trop faibles.
Je me répète avec mes remerciements, cela peut vous paraître redondant et ennuyeux (tiens, quelle est la différence entre “ennuyeux” et ennuyant” ? Moi, je sais !) , et je suis ne malheureusement pas exhaustif, et donc je suis fort reconnaissant à Julien, David et Waleed pour leur capitanat, Melissa et Julien pour l'organisation des entraînements techniques, à tous les ultras qui sont venus soutenir leur équipe durant la saison (on ne s'en rend peut-être pas compte, mais nous avons sans doute la meilleure équipe de supporters de squashromandie) et merci également à toutes les personnes qui nous ont apporté de bonnes bières afin que la fête soit belle (je ne sais pas qui est le con qui a inventé cette phrase stupide : sans alccol, la fête est plus folle", quel débile ce mec) et merci, il faut le dire, aux hommes un peu plus dans l'ombre que sont les membres du comité, en effet, moins dans la lumière et plus dans le charbon, ce club ne fonctionnerait pas dans le grand travail réalisé tout au long de l'année de Felipe, Rex Belgae, Nic (pas Nico svp, il aime pas qu’on l’appelle ainsi, j'ai appris ça très récemment) et allez, je me remercie également moi-même.
Merci pour cette soirée, quant à moi, j'étais dans une petite forme tant du point du vue de la santé que du mental, mais je saurai me rattraper.
Alors, tout simplement "merci pour ce moment" comme l’a si bien dit une grande journaliste de notre ère.
Bien à vous,Un Président fier de son club et de ses membres