Il faut que je note dans un cahier chaque instance d'écrivain qui raconte les impressions d'une nouvelle technologie que l'un de ses personnages vive.
Le Comte passe bien 2 pages à parler du télégraphe comme une chose nouvelle. Il le compare à un insecte et il donne même le salaire des opérateurs de télégraphe à l'époque à Paris : 1200 francs par an. Villefort même lui recommande les 2 endroits le plus intéressants pour aller le voir, ce qui fait penser que les gens y allaient aussi curieuses que Monte Cristo.
Le livre est écrit en 1844, le moment où Monte Cristo veut aller voir le télégraphe est quelque moment dans la deuxième moitié de 1830, peut-être 1838-1840.
Le télégraphe a commencé a marcher et à s'établir en Europe en 1837, il est donc La Nouvelle Technologie des Communications. Une révolution envers la façon de donner des nouvelles urgentes à une époque où rien n'est aussi rapide. Le chemin de fer n'a qu'environ 10 ans en 1838 et il faisait environ 35 km/h. D'ailleurs on voit dans ce livre que les personnages n'utilisent pas le train : ils vont partout avec des chevaux.
Donc même pour Dumas est chose nouvelle. Il a connu le monde sans train et sans télégraphe, il montre probablement une partie de son esprit à l'égard du télégraphe.
Quant au train, j'ai adoré la façon de Maupassant de décrire le jour où Jeanne, son protagoniste de la nouvelle Une Vie, doit en prendre un pour aller à la capital. Moins poétique, plus réaliste pour une femme qui n'a jamais sorti de son village et qui doit faire face à ce monstre bruyant pour la première fois.








