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J’ai gardé cette photo sur laquelle tu m’embrasses J’ai pensé à Doisneau et à des choses plus dégueulasses J’ai gardé tous tes mots et ton rouge à lèvres sur la glace J’ai gravé tes refrains dans le creux de mon oreille Je les joue chaque matin quand je ne suis pas avec elle Elle n’apprécierait pas entendre le chant d’une hirondelle J’ai gardé tes cadeaux dont la plupart m’ont fait chialer Tes dessins sur ma peau et ton bel arbre défeuillé J’ai même encore l’écho de ta douce voix parfumée Mais toi je peux t’oublier Parce que les dimanches ne me font plus peur Si le monde les passe à se reposer Chez moi ils fanent mes fleurs Je me suis vidé à t’écrire Mille et un bouquets de chansons Aujourd’hui il me faut les offrir A bien d’autres prénoms Toi je peux t’oublier Parce que j’ai assez parlé de toi Dans les motels du monde entier Devant l’inconnu sur sa croix Mes bouteilles sont toutes bues Et je n’ai plus aucune raison De finir noyé et vaincu Comme mes plus anciennes illusions J’ai gardé tes reproches, ils dégoulinent sur ma figure De ma bouche ils se rapprochent comme pour baiser une rature Mais au fond de mes poches, il reste un peu de ta verdure Je garde bien scellée notre folle envie de marmots Je les entends même se chamailler à travers le rideau Je ne suis pas devenu taré, non juste à fleur de mots J’ai même conservé tes larmes pour espérer les faire sécher Mettre un terme à ce drame de t’avoir tant fait pleurer J’ai gardé cette flamme si joliment allumée Mais toi je peux t’oublier Parce que les dimanches ne me font plus peur Si le monde les passe à se reposer Chez moi ils fanent mes fleurs Je me suis vidé à t’écrire Mille et un bouquets de chansons Aujourd’hui il me faut les offrir A bien d’autres prénoms Toi je peux t’oublier Parce que j’ai assez parlé de toi Dans les motels du monde entier Devant l’inconnu sur sa croix Mes bouteilles sont toutes bues Et je n’ai plus aucune raison De finir noyé et vaincu Comme mes plus anciennes illusions Toi je peux t’oublier Parce que les dimanches ne me font plus peur Si le monde les passe à se reposer Chez moi ils fanent mes fleurs Je me suis vidé à t’écrire Mille et un bouquets de chansons Aujourd’hui il me faut les offrir A bien d’autres prénoms Toi je peux t’oublier Parce que tu as refait ton chemin Tu n’as même pas eu à chercher Il était juste là sous tes mains Pour moi ce fût plus dur Si j’en ai croisé des conquêtes Aucune je te l’assure Ne t’a fait sortir de ma tête
Artist: Tom Bird Song: Les dimanches Album: À distance égale - EP [2018]
Tom Bird Writing Retreat
All around me people are finishing the books that we supposedly started Thursday night?
The more I write the more I realize I need to. It’s freeing but oppressive at the same time.
I’m happy I’m doing this, and I can’t wait for it to be over.
Following the rules of the retreat just today, I haven’t had any caffeine yet. Which means I haven’t pooped yet, either. I’m currently 5,000 words deep into the story of my relationship with the “famous” librarian @libraryfuture and I’m at a very painful part about my mother.
Soon, I’ll need readers as I revise. The man next to me keeps picking his nose.
What I’m trying to say is, hold me, Tumblr.
...Tom at Prada!!..*screams*..
Tom Bird in Like a Bird photographed by Jonathan Quentin and styled by Marvin Latournald for Male Model Scene
Au creux de ta mine d’or se trouve Mon Dieu qu’il est beau ce trésor du Louvre Comme un feu de paille qui explose sous ma flamme
Au sommet de ces montagnes pointent L’infini qui à mes lèvres s’esquinte Ils suintent sous le doigté du pianiste qui te rend triste
Dans le pli de tes pulpeuses arrogantes J’y vois le plaisir que parfois tu me chantes Je deviens récidiviste et retourne au supplice
Au bout de ces deux chemins sinueux Se rejoignent enfin ces plaines délicieuses Chaque fois je m’y perds, j’y aperçois la mer
Mais ne le répète jamais Au labo de ton corps Je suis et resterai Le prince que tu implores
A la frontière d’une ville sauvage J’ai besoin que tu m’escortes L’humidité s’installe dans ce champ de bataille
Ces dix magnifiques d’une finesse sans pareille Me forcent à perdre haleine J’en deviens ton esclave enchaîné à tes fantasmes
Deux jolies plantes en fleurs se présentent à moi Elles ont la chaleur de ce qui ne s’oublie pas Et ma bouche en silence vient goûter à la déchéance
Dans ce nouveau royaume où l’inconnu m’appelle J’y vois de ces merveilles J’avance dans la pénombre et y creuse ma tombe
Mais ne le répète jamais Au labo de ton corps Je suis et resterai Le prince que tu implores
Mais ne le répète à personne Dans les couloirs de ton corps Tes cris d’ivresse résonnent Même quand tu dors.
Artist: Tom Bird Song: Les couloirs de ton corps Album: À distance égale - EP [2018]
Tom Bird in Like a Bird photographed by Jonathan Quentin and styled by Marvin Latournald for Male Model Scene
Tom Bird in Like a Bird photographed by Jonathan Quentin and styled by Marvin Latournald for Male Model Scene