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Oh boy... 🤦🏾♂️ #tvanouvelles #blacklivesmatter #blacklivesmattercanada #blacklivesmatterquébec https://www.instagram.com/p/CA6D9-4A4bV/?igshid=1eptbqibpbjgh
Le #tvanouvelles , comme d'habitude. https://www.instagram.com/p/B_vtdYSA4q_/?igshid=3tyvf1v1ixta
CE SOIR À DENIS LÉVESQUE
Un propriétaire de Pitbull handicapé qui ressemble étrangement à Claude Poirier décide de se soigner avec les pierres précieuses.
« Allo, 911 ? Je suis séquestrée. »
J’hésite entre rire ou pleurer. J’ai tendance à mêler mes émotions parfois ; mais là c’est autre chose. C’est ça qui arrive quand je lis les articles de TVA nouvelles : il me manque des informations pertinentes afin d’arriver à savoir si je dois rire ou pleurer, de découragement dans les deux cas. Une infirmière auxiliaire dans un CHSLD a contacté la police, un service d’urgence, parce qu’elle se disait séquestrée au travail par du temps supplémentaires imposés ; elle devait aller chercher sa fille à l’école à la fin de son quart de travail. Diantre, elle doit rester au travail pour un autre quart puisqu’il n’y a personne pour prendre la relève. L’article ne donne aucune autre information qui pourrait m’aider à me situer dans mon déchirement émotionnel.
Vous direz peut-être que je parle au travers mon chapeau puisque mon emploi actuel ne nécessite pas la présence d’un employé en fonction 24h/24, 365 jours par année. Non, en effet, je n’occupe pas un poste dans un service essentiel. Je ne travaille jamais à Noël. Personne ne doit me remplacer si je suis malade une journée. Et personne ne me remplace pendant mes vacances non plus. Reste que quand j’étais inspectrice, à plusieurs reprises j’ai dû rester au travail pour sécuriser un chantier, un mur en train de tomber ou pour évacuer un bâtiment impropre à l’occupation. Ça arrivait généralement le vendredi après-midi pour une raison que j’ignore. Et j’ai dû déplacer ou replanifier ce que j’avais de prévu dans ces circonstances. Plate, mais pas le choix. J’ai eu plusieurs emplois quand j’étais étudiante également. J’ai été congédié de mon travail d’agente de sécurité parce que je ne suis pas entrée au travail une journée. Personne n’est mort, et pourtant. J’ai été commis dans un dépanneur et une « artiste du sandwich » dans un Subway. Si un employé ne se présentait pas pour son quart de travail ou qu’une équipe de hockey débarquait sans prévenir entre deux rushs, je devais également rester en fonction. On s’entend que ce sont des emplois qui ne nécessite pas un effort ou une intelligence particulière ; si t’es capable de compter 3 olives : on t’engage. Reste que ces situations-là font chier pour n’importe qui ; mais déjà à 16 ans, j’étais consciente que je ne pouvais pas tout simplement mettre la clé dans la porte, ou encore appeler la police pour séquestration. C’est un crime grave la séquestration, voyons calice ! À quel point ton système de débrouillardise est brisé pour juger que ta seule option est d’appeler la police ?
Ce qui m’a amené à me dire : « T’es qui toé pour la juger, tu ne connais pas son histoire ! » Peut-être que toute ta famille habite en Haïti et que le père de ta fille s’est poussé sans jamais donner de nouvelle, que tous les gens de confiance de ton entourage qui aurait pu aller chercher ta fille à l’école sont mort la semaine dernière. Tu vois, je n’ai pas cette information-là ; mais je trouve ça peu probable. Je penche plus du côté où tu es le genre de personne à blâmer la planète entière et attendre que quelqu’un trouve une solution à ton problème lorsqu’un imprévu se pointe le bout du nez. J’en consens, tu as des obligations familiales ; mais tu as aussi des obligations professionnelles. Des gens malades et/ou en perte d’autonomie et/ou pas autonomes du tout dépendent de ta présence au travail. Tu imagines si les policiers appelaient la police parce qu’ils doivent prolonger leur quart de travail ? Ça serait fucking ironique. Ou même qu’un pompier décide de quitter les lieux d’un incendie parce qu’il en a marre ? Qu’un chirurgien quitte la salle d’opération parce qu’une intervention a mal tournée et qu’il devrait rester plus longtemps que prévu ? Oui, c’est l’importance que j’accorde à ton emploi. Tu es un service essentiel. Tu as le droit de chialer, mais tu te dois d’être là.
Tu as le droit à une vie en dehors du travail. Tu as le droit de profiter de la vie avec ta fille. Il n’y a aucun dicton qui dit qu’on ne choisit pas son métier. Alors si ça ne convient pas à ton mode de vie, que tu es dans l’impossibilité de palier aux imprévus, que d’appeler la police est réellement ta seule option (j’en reviens pas encore), change de job fille.
Reportage
Suis-je le seul à avoir un certain malaise de la manière que ce reportage a été mené ? https://www.youtube.com/watch?v=CHz8KMuuPkU