Cuenca, 25/02/2014
Le projet initial était d’aller aux ruines incas d’Ingapirca. Mais lorsqu’on ouvre les yeux, à 7h, il fait très gris dehors et il pleut même quelque gouttes. C’est alors qu’on remet notre visite à demain, en plus on s’est tapé 8h de bus, donc c’est pas plus mal d’avoir les pieds collés au bitume pendant une journée! On la commence bien, par un petit déjeuner continental juste en dessous de notre hôtel sur un fond de concert de Marc Anthony.
Le but aujourd’hui est de décourvir et d’arpenter cette si jolie ville…
J’oubliais, ce matin, on a fait une demande à notre assurance (Chapka) afin de se faire rembourser les 33 dollars de consultation de Nena d’hier (pour ses jambes qui gonflent). Un bon moyen de voir si on a pas payé cette assurance pour rien! ps: à ce jour (04/03), toujours aucune nouvelle!!
Après avoir bien déjeuné, on part donc à la conquête de Cuenca: ses musées, son architecture, son style colonial… On commence par un Musée très célèbre: celui des sombreros Panamas. Il appartient à une famille célèbre ici, qui assemble (ou en tout cas apporte les finitions) aux célèbres chapeaux de paille qui sont fabriqués de façon traditionelle par les femmes habitant les alentours (la région de Manabi, sur la côte) et qui font ça de mères en filles. Entre-temps, le soleil est apparu et il fait maintenant très beau. Et oui, c’est comme ça l’Equateur, météo imprévisible!
J’en reviens à mes chapeaux! On nous fait une visite guidée gratuite où on nous explique comment ils sont fabriqués. Là, au fond du magasin, il y a quelques machines où un ouvrier travaille à leur donner la forme voulue. Ils sont ensuite terminés (finitions) par des couturières qui vont coudre les bouts des chapeaux et les tissus qui les bordent.
“Barranco” est la marque des chapeaux que propose la maison Paredes, et les prix varient. Les panamas les moins chers coûtent 25 dollars et peuvent aller jusqu’à 900!
Nena opte pour le plus économique ce qui n’enlève rien à l’esthétique de ce célèbre sombrero.
Ensuite, on va se poser sur la Plaza Calderon, située entre la nouvelle (1890) et la vieille cathédrale (premier bâtiment de Cuenca) afin de faire le point sur les choses qu’on va visiter aujourd’hui.
On commence par le Museo Prohibido (“Musée Interdit”). Il porte bien son nom. Ce n’est pas facile à expliquer mais on va tenter quand même. Il s’agit de la maison où vit un artiste (d’origine amazonienne) avec sa femme et ses enfants. Son oeuvre entière est consacrée à la mort. Cette maison (qui vaut le détour) se situe tout au fond de la Calle Larga, dans une petite rue piétonne pleine de charme (la Condamine) d’où on voit la partie moderne de la ville et toutes les montagnes qui l’entourent. Dans ce musée, on se croirait un peu chez la famille Adams. Tout tourne autour de la mort (sculptures, cadres, peintures et même catacombes!). En discutant un peu avec la femme de l’artiste, celle-ci nous raconte qu’ils ont eu pas mal de problèmes avec les habitants qui sont très conservateurs et qu’on a même voulu brûler leur maison. Nous qui pensions que Cuenca était moderne… Elle nous explique que ça, c’est l’autre face de Cuenca! Les gens les prennent pour des satanistes alors que pour eux c’est de l’art, rien d’autre.
On mange une petite salade dans la rue piétonne au soleil… ça fait du bien! On descend toute la Calle Larga pour attérir sur des ruines Incas. C’est en plein air et il y a quelques murs, enfin, rien d’exceptionnel pour moi. A cet instant, on est dans un parc sur l’herbe, posés. Il fait chaud, même si pour les Cuencanos, il fait frais. Effectivement, ils sont tous un peu couverts en cette période.
Je m’endors au soleil avec de la musique plein les oreilles… le pied!
Ce soir, on a envie de pâtes, bref, quelque chose de bien de chez nous. On fait confiance au Lonely Planet et on va se faire plaisir au restaurant Eucalyptus. Ambiance mi coloniale, mi ranch texan. Les pâtes sont super bonnes. Faut croire qu’on en a un peu ras le bol de la cuisine locale…
Carl
Cuenca #2: à la recherche du Panama hat Cuenca, 25/02/2014 Le projet initial était d'aller aux ruines incas d'Ingapirca. Mais lorsqu'on ouvre les yeux, à 7h, il fait très gris dehors et il pleut même quelque gouttes.










