Je décortique mon cerveau, c’est fascinant.
La douleur n’est plus une trame sonore de ma vie, un état psychologique abstrait et rassurant où je me réfugie. Une détresse que je transforme en poème, pour donner un sens à mes sentiments.
Je fais une thérapie, tout en étant prête à comprendre, à guérir.
Et croyez-moi, ça fait toute la différence.
Il n’y a plus de mélodrame, seulement une histoire, une enfance et tous les mécanismes incroyables que le cerveau est capable de mettre en place pour se protéger.
C’est difficile de tracer un nouveau chemin qui diverge de nos schémas, de nos habitudes nocives, de nos réflexes protecteurs.
Il faut être fort, il faut avoir pris suffisamment de distance avec notre douleur pour être en mesure de l’observer, de l’analyser et d’avoir un pas en avance sur elle.
Il faut s’aimer assez pour ne pas avoir peur de l’échec.
Il faut croire tellement fort en la guérison que les erreurs deviennent des apprentissages.
Il faut comprendre que la redemption n’est pas linéaire, qu’il y aura des hauts et des bas. Les hauts sont gratifiants, les bas sont remplie de compassion.
Voilà ma guérison, ma transformation, ma paix.
Elle n’est pas parfaite, mais pour la première fois de ma vie, quand je dis que je suis guérie, j’y crois sincèrement.














