Qu’ils le sachent tous.
Ce cœur ne sera plus un champ de bataille pour les mains sales.
Fini les visages doux qui cachaient des crocs.
Fini les promesses qui saignent dès qu’on les serre.
Fini de boire le poison en croyant avaler l’amour.
On a assez donné.
On a déjà laissé la chair ouverte sous les baisers.
On a déjà vu des mains caresser pour mieux étrangler.
On a déjà cru aux prunelles claires qui noyaient en silence.
Désormais, la porte est close.
Qu’ils viennent avec leurs sourires, leurs corps, leurs mensonges…
Ils trouveront des ruines et du verre brisé.
Ils trouveront un cœur debout, mais hérissé d’éclats.
Qu’ils comprennent bien :
plus personne n’aura ce cœur pour l’user comme un jouet.
Plus personne ne le tiendra pour le jeter dans la boue.
Fini les chutes, fini les morsures.
Il bat encore, oui.
Pas pour eux.
Pas pour leurs jeux qui sentent la mort.
Il bat pour le jour où quelqu’un saura poser ses mains
sans vouloir arracher les ailes.
Et si ce jour ne vient pas, qu’importe.
Mieux vaut rester seul dans le froid
que brûler encore une fois dans leur enfer.

















