La dépendance aux nouvelles technologies
Le 21ème siècle est caractérisé par l’apparition et le développement d’un nombre incalculable de nouvelles technologies. Ces dernières englobent, au sens large, tous les produits « High-Tech » et au sens étroit, toutes les nouvelles Techniques de l’Information et de la Communication (TIC). Ici, nous nous intéresserons plus particulièrement au sens étroit qui fait référence à Internet, aux Smartphones, à l’ordinateur, au Bluetooth…
Les nouvelles technologies ont sans aucun doute révolutionné notre quotidien. Elles nous permettent de réaliser aujourd’hui des tâches autrefois complexes et ce, en un temps record. Toutefois, nous ne réagissons pas tous de la même façon à ce boom technologique et il semblerait qu’un nombre important de personnes n’en fasse pas un usage raisonnable ou encore en soit devenu dépendant. La dépendance désigne un état psychologique et/ou physique qui se manifeste par un besoin irrépressible et répété, jamais réellement assouvi. Celui-ci peut être lié à une consommation de produits (d'alcool, de tabac, de psychotropes) ou à un comportement (addiction au jeu, au sexe, à Internet...). La situation de dépendance d'un individu peut avoir de lourdes conséquences sur un plan familial, social, professionnel, car elle entraîne des conduites à risque et des mécanismes de repli sur soi.
Mais dans quelle mesure sommes-nous dépendants des nouvelles technologies ?
Pour répondre à cette question, je parlerai dans un premier temps d’une addiction personnelle qui fut pour moi difficile de combattre. Enfin, je comparerai notre quotidien et notre façon de faire les choses aujourd’hui avec celle des générations passées.
Lorsque l’on évoque le thème de la « dépendance aux nouvelles technologies » je ne peux m’empêcher de penser à une addiction personnelle contre laquelle je me suis longtemps battu. A l’âge de mes 11 ans, je jouais souvent mais raisonnablement à un jeu sur ordinateur appelé Dofus, que j’aimais beaucoup. Je jouais avec un ami mais celui-ci a décidé d’arrêter du jour au lendemain pour un autre MMORPG qui connaissait à l’époque un succès grandissant, il s’agit de World of Warcraft, un jeu de rôle massivement multijoueur dont voici la description :
« Au sein du royaume d'Azeroth, rejoignez les forces de la Horde ou de l'Alliance. Créez votre personnage parmi huit races et neuf classes disponibles puis rejoignez ou fondez votre propre guilde. Fabriquez armes et armures et combattez seul (PVP) ou en groupe face à des armées de démons et autres bestioles plus ou moins ragoûtantes (PVE) ».
Je me souviens avoir longtemps hésité avant d’installer le jeu, car je ne voyais pas ce qu’il pouvait m’apporter de plus que celui auquel je jouais déjà. Mais mon ami a su se montrer convaincant et nous avons d’abord joué sous une version gratuite. J’ai tout de suite accroché et plus jamais je ne suis retourné sur mon ancien jeu. Je ne trouvais aucun défaut à World Of Warcraft et plus les jours passaient plus mon temps de jeu quotidien grandissait. En quelques jours, j’avais déjà surpassé mon ami qui lui jouait depuis plus d’un mois. J’en suis arrivé à un moment où je me couchais le soir jusqu’à 2h du matin en période scolaire (mes parents ne savaient pas que je jouais et j’essayais de faire le moins de bruit possible en appuyant sur les touches de mon clavier) pour me réveiller à 5h ce qui me permettait de jouer 3h avant d’aller en cours (je ne prenais même pas la peine de déjeuner). Une fois en cours, je m’ennuyais et j’attendais impatiemment de rentrer chez moi pour pouvoir jouer à nouveau. Durant les vacances, ma situation avait tendance à s’empirer et un jour ma mère, après de multiples avertissements, a désinstallé mon jeu. J’étais extrêmement frustré de ne pas pouvoir jouer pendant que mes amis eux progressaient et parlaient de leurs derniers exploits sur le jeu. Puis j’ai fait une promesse à ma mère que si je réinstallais le jeu , je jouerai de manière modéré entre 1h à 2h par jour (mon ordinateur était réglé en fonction donc je ne pouvais pas transgresser les règles). J’ai donc maintenu durant tout le collège un rythme de jeu modéré et une vie sociale normale.
Une fois arrivé au lycée j’ai changé d’ordinateur et le contrôle parental n’était donc plus présent. J’étais à ce moment-là complexé physiquement ce qui n’a pas facilité mon intégration en classe de seconde. J’ai complètement replongé dans mon addiction au jeu laissant de côté toute vie sociale. Je ne voyais plus mes amis, je m’isolais et mes notes se dégradaient sérieusement alors que j’étais au départ un élève très studieux. En fait, je ne me souciais que d’une chose : devenir le meilleur joueur au monde. Ainsi après deux ans à jouer intensivement (et intelligemment : je consacrais beaucoup de mon temps aux cours pour avoir les notes maximales et rassurer mes parents puis derrière je jouais autant que je voulais ou je faisais croire que je révisais sur l’ordinateur) je finis par intégrer le meilleur serveur possible dans mon domaine (le PVP = joueur contre joueur). Je progresse très vite, chaque jour je rencontre de nouvelles personnes via Skype mais tout cela, dans l’intérêt du jeu c’est-à-dire qu’il n’y avait aucune ambition sociale derrière d’apprendre à connaitre la personne ou quoi que ce soit d’autre. Petit à petit le baccalauréat (ES) se rapproche et j’intègre dans le même temps le top 200 mondial sur le jeu, ce qui me satisfait déjà énormément. Je décide alors de me consacrer entièrement au BAC (car j’avais promis à mes parents la mention très bien et que cela comptait beaucoup pour moi). J’ai donc arrêté de jouer du jour au lendemain mais cela fut très difficile et j’ai souvent craqué psychologiquement, c’est-à-dire que je retournais sur mon jeu ne serait-ce que pour quelques minutes.
Au final j’ai réussi à vaincre ma dépendance. J’ai eu mon BAC mention très bien et je me suis intéressé de près au sport (musculation pour prendre du poids). Je me suis fixé de nouveaux objectifs dans ma vie et cela m’a énormément aidé. J’ai cette impression d’avoir « transféré » ma dépendance au jeu vers la dépendance au sport (ce qui est une bonne chose). Aujourd’hui j’ai une vie sociale plus qu’épanouie, je vois mes amis, je rencontre tous les jours de nouvelles personnes et je suis heureux d’avoir vaincu cette addiction (même si en parler ici me ravive quelques souvenirs douloureux).
Ainsi se termine le récit de mon addiction au jeu. Avec le recul, je pense que certaines personnes sont de fait plus sensibles que d’autres à la notion de dépendance quel que soit sa nature (alcool, jeu, réseaux sociaux…) et qu’il faut donc être prudent lorsque l’on a recours aux nouvelles technologies. En soi, ces technologies ne sont pas mauvaises. Il y a et il y aura toujours des comportements extrêmes, des personnes qui en feront un usage abusif.
Il y a du positif et du négatif certes (cela n’est pas l’objet de mon article) mais même si elles sont souvent critiquées, il ne faut pas oublier l’aspect “utile” qu’elles apportent.
A ce titre, j’aimerai examiner comment les nouvelles technologies ont en quelques années seulement, façonnés et révolutionnées notre quotidien.
Pour se faire, je propose une série d’illustrations choisies et analysées par moi-même et qui chacune met en avant l’impact de l’arrivée des nouvelles technologies sur nos comportements quotidiens.
1. Jouer au football avant VS aujourd’hui
L’idée ici c’est que les jeux-vidéo se sont partiellement voir totalement, chez certaines personnes, substitués à la pratique d’une activité physique. Cela est notamment le cas avec l’arrivée en 2008 de la Wii Fit Nintendo qui donne l’illusion à ses utilisateurs de dépenser autant de calories à leur domicile que s’ils allaient par exemple courir dehors.
2. Impact de l’évolution de la télévision sur la santé
Comme nous pouvons le voir sur cette image, la télévision dans son évolution est de moins en moins encombrante (la taille de l’écran diminue clairement), plus performante ce qui paradoxalement, n’est pas le cas de ses téléspectateurs qui ont accès à davantage de contenu. Cela peut engendrer une dépendance à la télévision s’accompagnant d’une sédentarisation avec des conséquences sur leur santé (ici, prise de poids).
3. Les photos de vacances avant VS aujourd’hui
Auparavant, une photographie avait une réelle utilité : celle de pouvoir plus tard en la visionnant, se remémorer de bons souvenirs de vacances. Mais aujourd’hui, sa finalité n’est plus la même. Il s’agit davantage de montrer voire de prouver aux autres via les réseaux sociaux, que l’on passe un bon moment.
4. Le gamer d’avant VS le gamer d’aujourd’hui
Les jeux vidéo sont de plus en plus basés sur le principe de « freemium » ou « pay to win ». Cela signifie que sans payer, la progression d’un joueur sera ralentie voire stoppée. Les entreprises de jeux vidéo, notamment sur Smartphones, étudient dans leur stratégie comment amener un joueur à payer (offres exceptionnelles, etc.). Ainsi, les meilleurs joueurs sont ceux qui investissent le plus d’argent dans le jeu : c’est ce que l’on appelle des joueurs « baleines ».
5. Le quotidien d’avant VS d’aujourd’hui
Avec l’arrivée des ordinateurs et le développement d’Internet, il est désormais possible de cumuler un nombre impressionnant de tâches que l’on faisait autrefois de manière indépendante (le gamer d’aujourd’hui par exemple joue, écoute de la musique et discute en même temps avec ses amis sur Skype).
6. Le sport avant VS aujourd’hui
Autrefois faire une séance de sport était très simple il suffisait d’enfiler un short, d’aller dehors et de courir tout simplement (dans le cas de la course). Aujourd’hui les sportifs sont de plus en plus dépendants d’objets connectés indiquant leurs performances (qu’ils pourront vanter sur les réseaux sociaux) et le selfie d’avant-sport est devenu quasiment une norme.
7. Anniversaire avant VS aujourd’hui
Souhaiter l’anniversaire à quelqu’un est devenu quelques chose de plus automatisé et moins personnel. Pas besoin de voir physiquement la personne pour lui souhaiter (un texto suffit) ni de retenir sa date de naissance (Facebook s’en occupe).
8. La réalisation d’un film avant VS aujourd’hui
Avec les nouvelles technologies, réaliser un film et des effets spéciaux spectaculaires fait appel à 90% d’un fond vert. Le décor numérique s’est substitué au décor réel.
9. Les téléphones d’avant VS les smartphones d’aujourd’hui
Les téléphones d’aujourd’hui sont très performants et leur taille a fortement augmenté au fil des années. Véritable compagnon de notre quotidien, ce dernier nous est indispensable et permet de réaliser des tâches multiples.
10. Les jeux-vidéo avant VS aujourd’hui
Auparavant, les jeux-vidéo étaient un moyen de se divertir de la réalité du quotidien. Aujourd’hui avec l’évolution de la technologie, on se rend compte que ces derniers tendent à imiter au mieux la réalité avec des graphismes de plus en plus réalistes et d’une importance non négligeable pour le consommateur.
Pour conclure, nous avons donc vu dans quelle mesure l’homme est aujourd’hui dépendant des nouvelles technologies qui s’offrent à lui. Toutefois, ces nouvelles technologies se révèlent très utiles pour ce dernier avec un gain de temps indéniable. Par exemple, dans le cadre du cours Arts et Cultures Numériques, un GPS était nécessaire pour se rendre sur les lieux de rendez-vous, Internet était obligatoire pour savoir quel était le lieu de rendez-vous, mais aussi pour échanger avec des camarades (plateforme Discord) ou encore pour le support de cours en lui-même.
Une question intéressante serait de savoir : existe-t-il davantage de points positifs ou négatifs quant au développement de ces NTIC ?
http://www.jdubuzz.com/2016/04/19/photos-technologie-change/
http://www.demotivateur.fr/article-buzz/13-photos-qui-comparent-la-vie-d-avant-a-celle-d-aujourd-hui--2199