Les inexplicables aventures d'un futur proche
Monsieur, nous avons un problème, l’astĂ©roĂŻde risque de s’écraser sur la terre d’une minute Ă l’autre.Â
Vraiment !? Oh mon dieu, mais nous ne pouvons rien faire en une minute !Â
Hm, non, c’est un expression, nous avons exactement 15 heures, 51 minutes et 33 secondes.Â
Appelez-moi Zelda, il saura quoi faire.Â
15 micro-secondes plus tardÂ
Zelda, l’heure est grave, l’astĂ©roĂŻde va s’écraser sur la terre dans très exactement 15 heures, 51 minutes et 32 secondes.Â
Hm oui, bon Zelda nous avons besoin de vous !Â
Alors, juste, je vous ai demandĂ© de m’appeler John. Je sais pas, mes parents Ă©taient des faux geeks et du coup ils m’ont appelĂ© Zelda parce qu’ils pensaient que le hĂ©ros s’appelait comme ça, m’enfin, la gĂ©nĂ©ration 2014 voyez.Â
C’est pas la question John ! On va mourir enfin… Pourquoi John ?Â
Ca fait hĂ©ros de film amĂ©ricain Ă gros budget. Â
Oh. Je suis franchement déçu par la rĂ©flexion puĂ©rile derrière votre choix de prĂ©nom. De plus, un Edgar aurait eu beaucoup plus de style. Â
DkĂ©ghusjgfdm (c’est comme ça que les gens se raclent la gorge en l’an 29 après A.D), je voudrais pas vous dĂ©ranger dans cette discussion Ă´ combien intĂ©ressante - je vote pour Edgar aussi - mais on pourrait compter les voix après avoir sauvĂ© l’univers ?Â
Je m’en occupe ! Avec mon zigouilleur Ă gnons, je suis le plus fort !Â
Bah Zelda, vous avez 6 ans ou quoi ? C’est fini de lire SamSam Ă votre âge. Reposez ce rouleau de PQ et allez trouver une solution.Â
On a dĂ©jĂ dit que c’était pas la question ! Allez sauver le monde et vous aurez votre prĂ©nom ensuite !Â
Commandant ! Je reviens de la salle des commandes, notre système est paralysé. Il semblerait que cela vienne d’une menace extérieure, si vous voyez ce que je veux dire…
Hm, si. Une menace extĂ©rieure.Â
La menace extĂ©rieure qu’on rencontre habituellement.Â
Bon enfin machin, soyez plus clair je vous dis que je vois pas.Â
Ah vous ĂŞtes un robot, très bien je savais pas. D’ailleurs, je me suis toujours demandĂ© comment vous coĂŻtez, parce que ça me parait un peu difficile, vous avez pas vraiment de trou vous voyez, c’est pas comme nous les humains…Â
Euh, oui pardon, donc dkéghusjgfdm cette menace extérieure…
Parflek, c’est quoi ce nom ?!Â
Ben je sais pas, c’est la dame qui l’a dit.Â
Celle de l’Enterprise, qui combat les cyclones.Â
Bon, ya trop de gens lĂ , criez votre nom avant de parler, je m’en sors plus.Â
[Antoine] Alors euh, moi c’est Antoine, et euuuuh… en fait j’ai tout dit.Â
[Commandant Brown] Moui, bon, comment a-t-il fait ce capitaine Parflek pour paralyser nos systèmes ?Â
[Antoine] Il a passĂ© la musique de Lavanville. On a d’ailleurs 3 matelots qui vomissent du sang Ă l’instant oĂą je vous parle.Â
[Commandant Brown] Les robots peuvent vomir du sang ? Incroyable, je veux voir ça ! Venez avec moi Antoine, allons voir vos copains !Â
1 heure et des patates plus tardÂ
[John] Commandant, je, j’ai, enfin, dkĂ©ghusjgfdm, je crois que j’ai trouvĂ© la solution. Il suffirait de croiser le sulfurateur avec la raplatate et de dĂ©vier ses ondes bleues pour que la frĂ©quence ainsi obtenue dĂ©truise la Terre.Â
[Commandant Brown] Pour être franche je n’ai strictement rien compris à ce que vous venez de dire, allez, faites vos trucs on verra bien.
[John] Bah Commandant, vous ĂŞtes une femme maintenant ?Â
[Commandant Brown] Ben non.Â
[Commandant Brown] Ben non.Â
[John] Ben si. Vous avez dit « pour ĂŞtre franche ».Â
[Commandant Brown] Simple lapsus. DkĂ©ghusjgfdm. Mais attendez ! Vous avez dit dĂ©truire la Terre ? Vous ĂŞtes tout simplement fou John ! C’est l’astĂ©roĂŻde qu’il faut dĂ©truire, pas la Terre ! Vous vous rendez compte des milliards de vie que vous allez ruiner si vous dĂ©truisez la Terre ?!Â
[John] Oui ben si vous voulez mon avis, ça aurait Ă©vitĂ© Ă bien des gens de s’appeler Zelda. Et puis laissez cet astĂ©roĂŻde vivre sa vie, il veut juste aller tout droit, la Terre l’en empĂŞche, on a qu’à la supprimer, voilĂ tout. C'est le plus simple.Â
[Commandant Brown] Vous en connaissez beaucoup des Zelda ?Â
[John] Non que moi, pourquoi ?Â
[Commandant Brown] Alors faites pas chier. DĂ©truisez l’astĂ©roĂŻde. Et d’abord qu’est-ce que j’avais dit ?! Vous aurez votre prĂ©nom après avoir sauvĂ© le monde. Enlevez moi tout de suite ce John, vous ĂŞtes ridicule.Â
[Zelda] Pff, je savais que j’aurais dĂ» aller travailler pour le capitaine Parflek, il est beaucoup plus drĂ´le. Mais je suis migraineux et je supporte pas la musique de Lavanville alors bon, j’ai dĂ» postuler ici.Â
[Commandant Brown] Vous avez fini vos enfantillages ? Il ne nous reste que 8 heures et 36 minutes je vous rappelle.Â
[Zelda] DĂ©jĂ ?! Mais le temps passe beaucoup trop vite !Â
[Commandant Brown] Vous parlez beaucoup. C’est pour ça. Allez allez, au boulot !Â
[Commandant Brown] Messieurs, je suis très fière de vous, vous pouvez vous vanter d’avoir sauvĂ© une fois de plus la Terre. Zelda, voici votre prĂ©nom, John. Bon, si vous voulez mon avis, Edgar aurait Ă©tĂ© du plus bel effet.Â
[John] Non mais je le veux pas votre Edgar pourri. Ca fait vieux camionneur alcoolo.Â
[Commandant Brown] Qu’est-ce que c’est ça ?
[John] L’alcool ? Ah, je vous montrerais une fois, vous ĂŞtes pas nĂ© au bon moment c’est tout.Â
[Commandant Brown] Bref passons, Antoine, merci Ă vous aussi, vous m’avez Ă©tĂ© d’une grande aide et grâce Ă vous j’ai vu des robots vomir, je savais pas que la race des Daniel pouvait vomir du sang, ce fut très instructif. Et quant Ă vous, euuuh, mais qui ĂŞtes-vous ?Â
[Anakin] La première rĂ©plique.Â
[Commandant Brown] Ah oui, et ben merci.Â
[John] Ah mais attendez, vous avez dit « fière », ya un truc hein, vous ĂŞtes une femme !Â
[Commandant Brown] John vous êtes pénible, vous continuez je vous redonne le prénom Zelda.