Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais le 24 heures de science arrive à grand pas! Toute l’équipe derrière l’événement travaille fort afin de vous présenter une belle programmation diversifiée. Si vous êtes à Rimouski le 7 mai prochain, vous serez emballés par les activités présentées par le Carrefour des sciences et technologies de l’Est du Québec.
Par Audrey Lessard
De 9h à 17h, vous êtes invités à faire un tour au Carrefour de Rimouski afin de visiter l’exposition Émulscience. Cette exposition regroupe plusieurs kiosques avec des thèmes très variés. En effet, plusieurs organismes de la région contribuent à l’événement afin d’explorer de nouveaux sujets scientifiques. Si l’apiculture vous intéresse, rendez-vous au kiosque du Château Blanc pour découvrir les abeilles et leur univers particulier. Les gourmands pourront même déguster des produits de la ruche.
Vous préférez l’environnement? Vous serez servis! L’Association forestière bas-laurentienne, pour sa part, vous propose de développer vos connaissances à propos des arbres grâce à un jeu d’association. Vous pourrez ainsi voir à quel point vous connaissez l’univers forestier.
Du côté de la robotique, des élèves de la 3e à la 6e année de l’école Lévesque montreront leurs robots aux visiteurs. En effet, à partir de mises en situation, les jeunes ont programmé des robots afin de les faire participer à différentes missions humanitaires. C’est votre chance de les voir en pleine action!
Le ciel vous fascine? Venez poser toutes vos questions aux membres du Club d’astronomie de Rimouski. Que vous soyez calés en la matière ou que vous soyez un nouvel adepte, ne vous gênez pas pour discuter avec les membres : ils se feront un plaisir de partager leur passion.
Toujours sous le thème de l’astronomie, le Carrefour des sciences et technologies de l’Est du Québec présentera un kiosque sur les météorites. Vous y découvrirez les liens étranges entre ces fragments de roches spatiales et l’apparition de la vie sur Terre. Un peu plus loin, un autre kiosque de l’organisme vous démontrera la relation entre l‘électricité et le magnétisme. Vous verrez ces principes de la physique expliqués grâce à un canon électrique et à l’effet gyroscopique. La physique est partout! Vous en aurez la preuve.
Pour la passion de la science
Le Carrefour des sciences et technologies de l’Est du Québec a pour but principal de susciter le goût des sciences chez les jeunes en leur montrant que la science les entoure au quotidien. Grâce à ses activités, l’organisme propose de démystifier les études en sciences, d’illustrer ce qui se fait au Québec dans le domaine des sciences et de la technologie ainsi que de faciliter la réalisation par les jeunes de projets concrets à caractère scientifique. C’est dans cette optique qu’Émulscience est organisé.
Émulscience est l’occasion parfaite pour approfondir ses connaissances tout en s’amusant. Visitez le site du 24 heures de science pour connaître la programmation complète de l’événement.
Communiquer : le véritable défi du 24 heures de science
Savez-vous quelle est la plus grosse difficulté du 24 heures de science ? D’aucuns penseront au financement, d’autres à la sollicitation d’activités, certains penseront aux bénévoles à motiver. Non. Le plus gros défi demeure la communication.
Par Jacques Kirouac, directeur général de Science pour tous.
J’ai récemment effectué un dernier tour de corrections dans le programme officiel de nos activités grand public. Vite comme ça, on compte quelque 160 activités entre le 6 et le 7 mai 2016. Mais les reprises à des heures différentes et le regroupement de plusieurs activités en une font que l’on dépasse sans peine les 200 activités. Et il ne s’agit là que des activités grand public… nous avons un volet scolaire aussi fort étoffé.
« Hélas » — je n’ai sans doute pas le bon terme — elles sont toutes plus intéressantes les unes que les autres. TOUTES, sans exception.
Je dis « hélas », car on voudrait toutes les faire, ces activités, et participer à toutes les rencontres. Il y en a plein dans ce programme.
- Des activités d’astronomie qui mettent en exergue… notre Soleil, Mercure, Jupiter et Mars, dans différentes régions. Savez-vous qu’on pourra observer le transit de Mercure dans le ciel québécois quelques heures après notre 24 heures de science ?
- Des randonnées sur l’eau… en rabaska autant dans la région de la Capitale nationale que dans la région de Laval.
- Et les parcs. De Mont-Saint-Hilaire au cap Tourmente, en passant par le Bic, le Mont-Royal, le parc La Fontaine et le Cap-Saint-Jacques, vous pourrez vous y promener lors d’activités variées, qui vont de l’observation des tortues à la réalisation d’inventaires de biodiversité, en passant par la recherche d’urubus et autres oiseaux migrateurs. Vous pouvez également revivre l’histoire d’un naufrage… oui, oui, d’un vrai naufrage.
Mais il y a aussi du théâtre, des présentations de livres, un programme sur les mathématiques, et un autre sur les tomates — celles qui sont allées dans l’espace avec l’Agence spatiale canadienne, rien de moins. Hydro-Québec, la Maison du développement durable, le Musée Redpath, toutes les universités (ou presque) sont de la partie.
Le Zoo de Granby vous propose de visiter ses coulisses. Le Musée médical Maude Abbott vous dévoilera les secrets de l’urgence (peut-être que les cœurs sensibles devraient y penser avant). Envie de visiter les dessous de Montréal ? Une visite à la caverne de Saint-Léonard s’impose.
On lit ce programme et pour peu que l’on soit curieux, on est happé par l’enthousiasme et la motivation de ces hôtes qui nous attendent et qui élargissent leur sourire à la mesure de nos visites. N’ayez crainte, il n’y aura jamais trop de monde.
Invitez vos amis, venez, twittez, facebookez, téléphonez, parlez-en à vos parents et vos grands-parents. Bref, passez le message, ça en vaut vraiment la peine.
Il faut le dire, le crier, faire en sorte que tout le monde le sache. C’est une chance unique. Dans bien des régions, vous serez surpris par la diversité des activités scientifiques à réaliser. Mais surtout, vous serez heureux de participer à cet événement exceptionnel qu’est le 24 heures de science. Un moment inoubliable. Peut-être que ça vous donnera des idées pour les prochaines éditions.
Le Camp-École Chicobi est bien plus qu’un simple camp de vacances : c’est un lieu d’exploration et d’apprentissage. Basé à Guyenne en Abitibi-Témiscamingue, Chicobi ouvre une merveilleuse fenêtre sur les sciences de la nature, et ce, depuis maintenant 50 ans !
Par Audrey Lessard
Chicobi s’adresse à tous les curieux qui désirent se former ou se sensibiliser aux sciences. Sur place, les animateurs en expliquent les différentes facettes à travers l’observation des oiseaux, des insectes, des plantes, des mammifères et de la vie dans les lacs. Armés de jumelles, de filets et d’autres outils, les jeunes explorent les divers thèmes grâce aux excursions. Le programme de Chicobi est très axé sur la nature. Tout comme le camp, il vise à connaître, faire connaître et mettre en valeur le patrimoine naturel de l’Abitibi-Témiscamingue. Un séjour à Chicobi est l’occasion idéale pour les riverains de mieux connaître le milieu naturel de leur région.
Découvrir sur le terrain
Au Camp-École Chicobi, on privilégie les activités d’exploration sur le terrain. Pour ce faire, les jeunes de 5 à 13 ans qui désirent vivre l’expérience à fond peuvent participer aux camps d’été. Les séjours varient de 3 à 7 jours, selon les groupes d’âge. On y aborde un minimum de deux disciplines afin de satisfaire la curiosité de tous les campeurs. De plus, les jeunes découvrent les sciences de façon différente d’une année à l’autre puisque chaque groupe d’âge a des activités spécialement conçues pour lui. Ainsi, le contenu n’est pas fixe, car les nouveaux moniteurs apportent toujours un point de vue différent. Au fil du temps, les jeunes deviendront des experts de la faune et la flore de la région !
Pour la première fois cette année, Chicobi a mis sur pied un camp d’hiver. Lors de la semaine de relâche, les jeunes de 8 à 13 ans pourront découvrir la nature sous un autre jour. Après ce camp, il y a fort à parier que la survie des espèces par temps froid n’aura plus de secret pour eux. À quoi ressemble la forêt l’hiver ? Comment y survivre ? Que font les poissons sous la croûte glacée des lacs ? Autant de questions pour les curieux campeurs. On prévoit y faire entre autres activités des balades en raquettes, de la pêche blanche, la construction d’abris.
Chicobi a aussi pensé à ceux et celles qui préfèrent les sorties en famille ! Tout au long de l’année, vous pouvez vous inscrire à une foule d’activités telles que L’hiver à la trace, Les étoiles hivernales, Chicobi en sucre ou Délicieuses plantes sauvages. Excursions, rallyes, pêche et bien plus encore vous y attendent. Une chose est certaine, il y en a pour tous les goûts.
Situé à Saint-Hyacinthe, en Montérégie, le Boisé des Douze est un lieu de découvertes. Au menu : nature, écologie et apprentissages.
Par Audrey Lessard
Si vous êtes une personne curieuse et amoureuse de la nature, vous serez comblé en mettant les pieds au Boisé des Douze. En effet, chaque mois nous est proposé un nouveau thème. J’entends déjà vos questionnements : mais de quoi s’agit-il au juste ? Les dimanches-découvertes sont des matinées organisées une fois par mois, dont la durée est d’environ 1 h 30. Vous découvrirez la remarquable biodiversité des différents sentiers en compagnie de Jacques Kirouac, l’animateur des dimanches-découvertes. Les participants auront la chance d’observer plusieurs petits habitats puisque le Boisé s’étend sur une superficie de 18 hectares. Voilà une belle occasion de découvrir la faune et la flore de la région !
En plus de vous promener dans la nature, vous assisterez à une mini-conférence donnée par un des membres du Boisé des Douze. Sous forme de « saviez-vous que », ces courts exposés racontent des anecdotes ou des découvertes scientifiques récentes, qui ont pour but d’ajouter un point de vue technologique aux notions de botanique, selon le thème de la journée. Ne vous inquiétez pas, le tout est assez informel et tout le monde est invité à participer à ces journées ! De plus, l’activité a lieu beau temps, mauvais temps : elle se déplace seulement à l’intérieur si le temps n’est pas propice pour l’excursion.
En décembre, vous pouvez vous inscrire à la soirée de randonnée contée En attendant Noël. Petits et grands sont invités à se vêtir chaudement et à venir se promener sur les sentiers du Boisé. Si les contes ne sont pas votre tasse de thé, tournez-vous plutôt vers les dimanches-découvertes. Vous explorerez plusieurs thèmes comme la géologie, les petits habitats, les bourgeons, la migration, les chicots et bien plus encore. Votre soif de connaissances sera comblée, croyez-moi !
Reconnecter avec la nature autour de soi
Le but principal du Boisé est de réussir à reconnecter les gens avec la nature régionale et de faire connaître sa biodiversité. Comme le précise Céline Lussier Cadieux, présidente du Boisé des Douze, sa mission est de « rapprocher la nature des gens et les gens de la nature ». Ce faisant, la nature régionale, la « vraie » nature, est démystifiée.
Pour une septième année, le Boisé des Douze participera aussi au 24 heures de sciences. En 2016, le thème de l’événement s’intègre parfaitement aux intérêts du Boisé puisqu’il s’agit de l’écologie. Une activité pour les tout-petits est déjà au programme. L’auteure Anie Langelier animera une petite randonnée avec eux tout en leur racontant une histoire. Vos enfants ne voudront pas manquer ça !
Pour participer aux dimanches-découvertes ou aux autres activités, il suffit d’appeler pour réserver. Le Boisé n’établit pas de prix fixe mais demande une contribution volontaire. N’hésitez plus !
Le ciel vous a toujours fasciné et vous vous émerveillez devant le spectacle que les étoiles offrent chaque nuit? Une visite à l’ASTROLab serait une belle activité à mettre à votre agenda!
Situé dans le parc national du Mont-Mégantic, à Notre-Dame-des-Bois en Estrie, l’ASTROLab offre des soirées et des journées d’observation du ciel. Bien sûr, les activités de jour sont différentes de celles de la nuit! Puisque l’observation des étoiles ne se fait pas vraiment en après-midi, les visiteurs peuvent alors découvrir les différentes expositions et explorer l’observatoire, lequel est le plus puissant du Canada. La nuit tombée, l’observatoire ferme ses portes au public pour accueillir les chercheurs.
Les soirées d’astronomie se déroulent en deux temps. Une présentation est offerte en premier lieu à l’intérieur dans la salle multimédia, puis, si le temps le permet, on sort à l’extérieur pour découvrir les mystères de l’univers grâce aux divers instruments mis à notre disposition. Certains soirs, les animateurs font même des microprésentations basées sur les questions des visiteurs.
Même si le froid s’installe tranquillement, il vous est tout de même possible de venir observer le ciel. En effet, l’ASTROLab est ouvert toute l’année! Enfilez des vêtements chauds et profitez des belles soirées d’automne et d’hiver pour guetter les étoiles. De janvier à mars, l’institution organise même des soirées aux flambeaux. Munis de raquettes, vous marcherez dans un sentier, éclairés aux seules lueurs des flambeaux. Arrivés à destination, une soirée d’astronomie inoubliable s’offrira à vous.
L’astronomie, c’est pour tous
Pas besoin d’être un spécialiste pour apprécier une visite à l’ASTROLab. Petits et grands découvriront les dernières recherches en astronomie en compagnie d’animateurs aguerris. Le parc national du Mont-Mégantic est la première réserve internationale de ciel étoilé. Protégé de toute pollution lumineuse, le ciel expose alors une vue spectaculaire sur ses mystères.
Toutefois, il ne faut pas oublier qu’on peut regarder le ciel n’importe où. C’est pourquoi l’équipe de l’ASTROLab a conçu une activité d’astronomie à déguster dans presque tous les parcs, y compris près de chez vous.
Depuis cette année, l’entrée à l’ASTROLab est gratuite pour les enfants de 17 ans et moins. C’est l’occasion de sortir en famille afin de découvrir le ciel et ses mystères, pour le plaisir de tous.
Pour plus d’informations, visitez le site web : astrolab-parc-national-mont-megantic.org/fr/activites.htm
La Maison de la culture Maisonneuve accueillait jeudi dernier le premier cabaret scientifique de Science pour tous. Au menu, de la passion, du partage et de l’émerveillement.
Par Brïte Pauchet
Mise en bouche : Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec, chercheur toujours passionné malgré sa nouvelle charge, qui aimerait que ses confrères se commettent plus auprès du public. « Donner le goût de la science à nos jeunes. »
Apéritif : Maurice Landry, ingénieur au Parc olympique de Montréal, qui déclare son amour pour une œuvre architecturale fantastique. « La Tour du stade olympique est bâtie sur une assise de pierre, pas sur un sol gelé en permanence. »
Entremet : Louise Vandelac, professeure à l’UQAM et présidente de la Commission intersectorielle Sciences naturelles humaines et sociales de la Commission canadienne pour l’UNESCO. « L’intersectionnalité, c’est souvent compliqué. Car il faut créer des ponts. » Comme dans la vraie vie, quoi.
Entrée : Maud Fillion, directrice des Amis du Jardin botanique, qui fêtent leurs 40 ans aujourd’hui et nous offrent deux cadeaux: un tout nouveau magazine, Flore alors !, et quatre arbres chargés d’histoire. « Arbres et humains sont liés. Nous sommes influencés par les arbres qui nous entourent. » Avez-vous voté pour votre arbre de l’année?
Puis nous passons au plat de résistance. Mais avant, une question protocolaire essentielle : de quelle science vaut-il mieux se vêtir lorsqu’on s’offre comme spécimen à un cabinet de curiosités ?
De physique, répond sans hésiter Yvon Fortin, le créateur du Centre de démonstration en sciences physiques. Ce passionnant passionné et vulgarisateur hors pair convertirait à la mère de toutes les sciences le dernier des cancres. Il nous le prouve, choisissant sur sa table un puis deux puis quatre puis six artéfacts, l’un utilisé par les premiers expérimentateurs de l’électricité (17e siècle), l’autre, une copie métallique de l’ancêtre de la fusée (par Archytas, au 4e siècle av. J.-C.).
Devant nos yeux ébahis, Yvon Fortin s’immobilise. « Quand l’humain est exposé à quelque chose qui est nouveau et qui ne le menace pas, il s’en réjouit et sourit. » C’est cette prémisse qui catalyse tous les gestes de l’ancien professeur. Rien ne sert de donner les réponses.
D’ailleurs, on ne les connait pas toutes.
« On peut savoir des choses, on peut même savoir faire des choses très complexes et ne pas les comprendre. » C’est comme faire du vélo, cet engin instable avec ses deux seuls points d’appui. Impossible de rester immobile sur un vélo; on bouge tout le temps, à la recherche de l’équilibre. On penche d’un côté, on compense en donnant un coup de guidon. On penche de l’autre côté, on redonne un petit coup… Le cycliste ne s’en rend plus compte; son corps compense, à son insu.
D’ailleurs, si vous pensez savoir comment faire du vélo, il y a des questions de physique reliées à la stabilité du vélo qui ne sont pas encore connues aujourd’hui, rappelle Yvon Fortin.
Mais bon… « La beauté de la science, c’est que cela fonctionne toujours. »
- Toujours, répète-t-il en faisant de gros yeux. Avant de s’adoucir: « Ça marche, mais pas toujours comme on le veut. »
Manger, déguster, savourer. Quoi de plus délicieux qu’une fraise d’été, gorgée de sucre et de saveurs ? Un jus, rouge et collant s’échappe de sa chair éclatée. On en a plein la bouche. On en a plein les doigts. La langue joue avec les graines, microscopiques et rugueuses, qui aiment tant se coincer entre les dents.
Il faut plus que les 5 termes du gout (sucré, salé, acide, amer, umami) pour décrire ce plaisir d’été. C’est pourquoi Croquarium propose aux enfants et à leur famille de découvrir le plaisir de bien manger grâce à chacun de nos sens. En effet, on mange autant avec les oreilles et le nez qu’avec les yeux et la langue. Et avec le toucher, aussi, bien sûr. C’est lui qui nous avise de la texture lisse du bleuet et du moelleux d’un gâteau des anges.
À la belle saison, Croquarium part en balade dans les sentiers de l’Estrie avec sa Caravane du gout. Parmi les 4 ateliers itinérants offerts sur les places et les marchés, il en est un sur la vinaigrette…
« Souvent, lors des repas, l’enfant reçoit dans son assiette un mélange tout préparé. La salade, la vinaigrette, tout mélangé, raconte Marine Pouyfaucon, coordonnatrice du programme Les aventuriers du gout. Lors de l’atelier, nous partons à la découverte de chaque ingrédient séparément. »
D’abord, il y a l’huile. Les enfants la regardent, la sentent, la goutent. Ils la découvrent grasse et onctueuse. Puis vient le vinaigre, qui sent fort et qui pique la langue. Et enfin apparait le miso, une étrange pâte brunâtre au gout salé que certains n’oseront toucher.
Une fois chaque ingrédient décortiqué, les animateurs distribuent une prévinaigrette, mélange d’huile de tournesol et de vinaigre de cidre, que les enfants pourront ajuster à leur guise. Moi, je la trouve trop grasse. Moi, je la préférais plus sucrée. Moi, j’aimerais ajouter un peu de sel.
En décrivant chacun leurs sensations et leurs préférences, les enfants deviennent de petits gouteurs professionnels. Et les parents tout surpris les voient terminer une salade qu’ils refusent généralement à la maison. Une salade assaisonnée à leur façon, il va sans dire.
« On mange ce qu’on aime, même lorsqu’on est adulte, rappelle M. Pouyfaucon. Et on aime ce qu’on connait. » Ainsi, Croquarium pousse à l’exploration. « Une maman nous a rapporté un jour que, suite à un atelier, sa fille demande désormais le silence autour de la table. Ensuite, elle écoute, oreilles ouvertes et oreilles bouchées, le son des aliments quand elle les croque. » Essayez donc, pour voir !
Ce billet a d’abord été publié sur le site Brïte Sciences.
Une pierre, bien ordinaire, traine sur le sol. Un amateur averti la ramasse. Lui sait que sous peu, un festival de couleur se révèlera loin de la lumière visible. Lui sait que, sous la lumière ultra-violette, cette roche de calcite brillera de mille feux.
(Crédits photo: Leucophanite du Mont-Saint-Hilaire, sous lumière ultra-violette – Collection Roger Guay – Photo Christian Autotte)
Par Brïte Pauchet
De quelle couleur sont les cristaux ? À l’occasion du 24 heures de science, Roger Guay, ancien professeur de microbiologie de la Faculté de médecine de l’Université Laval et vice-président du Club de minéralogie de Montréal, présentera deux fois plutôt qu’une sa passion des pierres luminescentes. Celles qui brillent dans le noir, celles qui dévoilent leur magie grâce aux UV et celles qui phosphorescent, c’est-à-dire qui continuent d’émettre une lumière en l’absence de source lumineuse.
Sa collection de roches fantastiques, M. Guay l’a récoltée à la mine de Sterling Hill, au New Jersey. Cette ancienne mine de zinc est la Mecque des minéraux fluorescents, renfermant pas moins d’une quarantaine de minéraux aux couleurs différentes. Mais d’autres trésors se cachent plus près de nous. Par exemple, on retrouve principalement l’agrellite dans la région de la rivière Kipawa, dans le Témiscamingue, combiné à l’eudialyte. Sous lumière UV, cette pierre anodine devient aussi rose qu’une gomme balloune, révèle le biogéomicrominéraulogue.
Certaines roches sont plus… subtiles. La sodalite est ce qu’on appelle une pierre ténébrescente. Lors de sa découverte au Groenland, des chercheurs ont sorti de terre une roche rose cramoisi. Mais petit à petit, palissant au soleil, elle a perdu sa couleur. Quelqu’un a eu l’idée de la remettre à l’obscurité. Et, magie, elle est redevenue rose. Si on l’expose aux UV, cette même roche deviendra orange et, lorsque la lampe s’éteindra, des reflets mauves apparaitront. Tout un festival !
Envie de voir de vos propres yeux une pierre révéler tous ses feux ? Rendez-vous le 7 mai à la Tour du Stade Olympique de Montréal pour le lancement du 24 heures de science ou le 9 mai au Musée de la civilisation de Québec.
Au cas où vous l’ignoreriez, un grand évènement se prépare actuellement. Les 8 et 9 mai prochains, le Québec fourmillera de plus de 350 activités en lien avec les sciences et les technologies. Pour ses 10 ans, organismes et bénévoles se sont fendus en quatre pour offrir au 24 heures de science le plus beau cadeau qu’il soit : leur temps et leur bonne humeur.
Deux bénévoles parmi une kyrielle d’autres partagent leur motivation à s’impliquer : les porte-paroles Marie-Pier Élie et Dominique Berteaux.
Par Brïte Pauchet
Pour Marie-Pier Élie, c’était une évidence. Rendre la science accessible, durant un gros 24 heures, c’est l’essence de sa passion et de son métier. « Pour moi, c’est primordial, précise-t-elle. La science est l’outil le plus puissant dont on dispose pour comprendre le monde dans lequel on évolue. »
Depuis plusieurs années, la journaliste scientifique participe « incognito » au 24 heures de science en compagnie de ses enfants. Ses garçons, passionnés par tout ce qui grouille — la biologie, les insectes, les reptiles et le football —, ont été captivés par des expériences de physique présentées au rallye de l’Université de Montréal l’an dernier. Il a suffi qu’un étudiant-chercheur pique leur curiosité.
« Le lien entre les scientifiques et un public le plus large possible, c’est à nous, les chercheurs, de le cultiver », s’enflamme Dominique Berteaux, professeur titulaire à l’Université du Québec à Rimouski.
Le titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biodiversité nordique se réjouit de chaque occasion qui resserre les liens entre les scientifiques et le public. D’après lui, nous comprenons et utilisons tous les résultats des recherches mais avons encore du mal à saisir comment se pratique la science. Un outil essentiel pour exercer son esprit critique (y compris face aux scientifiques).
« La science nous transporte au-delà du quotidien, témoigne-t-il. Elle stimule une perpétuelle remise en question de nos connaissances, elle permet une réflexion plus profonde sur notre façon de réfléchir le monde. »
Bref, comme dirait Marie-Pier Élie, « la science, ça fait rêver ».
Les 24 heures de science approchent à grands pas. Si vous vous promenez dans le Bas-du-Fleuve et en Gaspésie, vous pourriez découvrir certains secrets bien gardés du Saint-Laurent.
Par Brïte Pauchet
Tout d’abord, le phytoplancton sera à la fête dans les bibliothèques municipales de Rivière-du-Loup et de Rimouski. André Rochon, spécialiste de ces algues microscopiques, a photographié au cours de ses recherches une multitude de microalgues au microscope électronique à balayage. Résultat, on peut admirer de ses propres yeux les minuscules habitants de nos océans.
Leur petit nom ? Les diatomées. De nombreuses espèces fréquentent les mers du globe. Les modèles que présente ici le professeur de géologie marine à l’Institut des sciences de la mer de l’Université de Rimouski proviennent des eaux chaudes du golfe du Mexique ou des flots glacés de l’Arctique canadien.
Végétaux atypiques, les diatomées sont pourvues de deux flagelles qui leur permettent de se déplacer. Une propriété assez rare chez leurs confrères terrestres. Dès lors, elles profitent au maximum de leur environnement. Le jour, elles s’ébattent à la surface, se gavant de lumière ; le soir, elles sillonnent le fond de l’océan, à la recherche de nutriments.
Toutes menues, toutes simples ? Oh que non. Leurs formes, attribut d’une unique cellule, vous surprendront par leur beauté et leur diversité.
Plus à l’est sur la 132, que diriez-vous d’une escale à Sainte-Anne-des-Monts ? Le musée Exploramer vous invite à plonger dans les eaux glacées du fleuve pour un bain de minuit... scientifique.
Vous avez peur de vous lancer à l’eau ! N’ayez crainte ; le centre vous prêtera des bottes-salopette en néoprène qui devraient vous isoler du froid. À marée basse et à la lueur d’une lune presque pleine, vous pourriez observer un phénomène de bioluminescence ainsi qu’une multitude de créatures marines, espère Annie Beaulieu, responsable de l’interprétation chez Exploramer.
En compagnie des animateurs, vous irez libérer les poissons du verveux, un filet qui les retient sans les blesser lorsque la marée descend. Peut-être aussi croiserez-vous des espèces plus actives la nuit, comme certains crabes.
Mais ce qui plairait par-dessus tout à votre guide, c’est si les capelans décidaient de rouler sur les galets en l’honneur du 24 heures de science. Rien n’est assuré. Leur période de reproduction s’échelonne de mai à juillet. Qui sait...
Ce billet est également publié sur Brïte Sciences.
La tourbière de Bois-des-Bel, dans le Bas-Saint-Laurent, est un laboratoire à ciel ouvert. Depuis 15 ans s’y déroule une expérience scientifique grandeur nature, dont les résultats sont appliqués partout dans le monde : rendre à une tourbière exploitée industriellement son lustre d’origine.
Par Brïte Pauchet
L’homme récolte la tourbe depuis des temps immémoriaux : combustible, matériau de construction et, usage principal par les temps qui courent, terreau bien apprécié de nos plantes d’intérieurs. La tourbe est en effet une matière organique riche, une sorte de coussin confortable qui permet aux racines de se faufiler, de s’agripper, de se nourrir des éléments si nutritifs que lui offre la terre. En plus, elle est douce et moelleuse. Tel un gâteau des anges, elle absorbe et retient l’eau en son sein.
Avouez que votre côté végétal vient de succomber…
Parlant végétal, la tourbe n’est pas du gazon, rappelle très justement Stéphanie Boudreau, coordonnatrice scientifique de l’Association des producteurs de tourbe horticole du Québec. Elle est en réalité formée par une mousse particulière, la sphaigne.
La sphaigne a ceci de particulier qu’elle se sert d’elle-même comme substrat. C’est-à-dire que le tapis sur lequel vous marchez est bien vivant, mais repose sur une épaisseur de sphaignes mortes dans divers états de décomposition, qu’on appelle la tourbe. Cette couche peut atteindre plus de 6 mètres d’épaisseur. Quand on sait que seul 0,5 à 1 cm de nouvelle tourbe s’accumulent annuellement, on comprend que les tourbières ont besoin de quelques milliers d’années pour se former… et se régénérer. Malgré le fait qu’elles soient bien vivantes, les tourbières ne sont donc pas considérées comme une ressource renouvelable.
Après avoir été exploitée dans les années 1970 et 1980, la tourbière de Bois-des-Bel est restée à l’abandon, raconte Stéphanie Boudreau. Vingt ans plus tard, la sphaigne, et les autres plantes typiques des tourbières, comme le thé du Labrador, la sarracénie pourpre ou la linaigrette, n’avaient toujours pas réussi à recoloniser les lieux. Le propriétaire du site et les autres industriels de la tourbe ont donc fait appel aux chercheurs de l’Université Laval afin de trouver comment restaurer rapidement et efficacement les tourbières.
Le but, précise Stéphanie Boudreau, est que la tourbière recouvre ses fonctions, à savoir redevenir un écosystème riche d’oiseaux, d’insectes et de fleurs comme tout bon milieu humide et surtout, un puits de carbone. Aujourd’hui, la tourbière de Bois-des-Bels est ouverte au public 2 à 3 fois par année. Ainsi, chacun peut apprécier de ses yeux le travail de restauration des biologistes.
Car la collaboration entre l’université et l’industrie fut un succès. Par des méthodes simples, les producteurs peuvent désormais réhabiliter eux-mêmes leurs tourbières. Il leur suffit de transférer de la sphaigne saine sur la parcelle à restaurer, de la couvrir de paille, de lui donner un peu d’engrais et d’attendre.
Bon. Il ne faut pas oublier de restaurer le niveau d’eau dans la tourbière, sinon il y a peu de chances que cela marche.
Aussi, une section de la tourbière est restée telle qu’en 1980. Aux fins de l’étude, elle n’a pas pu bénéficier du même traitement que ses voisines. Intacte mais non indemne, elle expose encore ses cicatrices.
Pour connaitre l’horaire des visites, c’est par ici et par là. En 2015, une visite de la tourbière de Bois-des-Bel sera organisée lors des Journées de la nature en mai.
Pour en savoir plus sur la tourbe, n’hésitez pas à visiter le site de l’Association des producteurs de tourbe horticole du Québec et celui de l’Association canadienne des producteurs de tourbe de sphaigne.
Et si vous êtes à la recherche de tourbières naturelles, que diriez-vous de visiter la tourbière de la Grande Plée Bleue ou la réserve écologique des Tourbières-de-Lanoraie ?
Ce billet a d'abord été publié sur le site BriteSciences.
Le 26 mars prochain à l’Université Laval se dérouleront les 24 heures de la chimie. Le professeur Normand Voyer lève le voile sur la 4e édition de cette grande fête des sciences.
Par Brïte Pauchet
La chimie a mauvaise presse. Pourtant, lorsque du monde bien ordinaire rentre dans un laboratoire, les chimistes assermentés voient le quidam timide se transformer d’un coup en technicien aux mains agiles et aux yeux émerveillés.
Devant cet état de fait, le Département de chimie de l’Université Laval se mobilise tous les 3 ans afin d’organiser une journée exceptionnelle. Les 24 heures de la chimie, ce sont une kyrielle d’activités pour grands et petits, experts et novices, manipulateurs et observateurs, avec pour seul objectif l’émerveillement.
« L’idée, c’est que la chimie, c’est le fun !, s’enflamme Normand Voyer, professeur au Département de chimie et vulgarisateur hors pair. On veut briser les stéréotypes du scientifique seul et inaccessible. C’est pas ça, la science : c’est transdisciplinaire, c’est le plaisir de la découverte. On veut que les gens se mettent dans la peau des chercheurs, qu’ils ressentent cette excitation. »
Le département invite ainsi des élèves du primaire et du secondaire, issus d’écoles peu favorisées de la région de Québec, mais aussi de Beauce, de Drummondville et de Portneuf. Le but avoué est d’éveiller le goût des sciences — la chimie, pourquoi pas — et de stimuler la persévérance scolaire.
Dès le matin, une centaine d’élèves du primaire envahissent les laboratoires. Vêtus de sarraus blancs, les yeux cachés derrière des lunettes de protection, ces chimistes en herbe manipuleront eux-mêmes toutes sortes d’instruments afin de faire sortir une étrange fumée dense de leurs erlenmeyers. Aiment-ils ça ? « Bien sûr. Il faut leur donner des coups de pied au derrière pour les sortir du lab ! », s’exclame le pétulant chimiste. En vérité, il s’agit plus de l’appel du ventre : un beau diner avec comme dessert une crème glacée à l’azote liquide... maison. Un délice, vous pouvez me croire.
Les élèves du secondaire, quant à eux, arrivent vers midi. Une fois le repas englouti, un animateur affolé annonce qu’un meurtre vient de se produire dans les couloirs du Pavillon Vachon. Dès lors, les jeunes sont sur les dents : il faut trouver le coupable ! Normand Voyer fait partie des suspects. Heure après heure, minute après minute, les adolescents récoltent des indices, les analysent : empreintes digitales, analyses de métaux, détection de poison. Nous voici en plein cœur de CSI-Université Laval. La science est soudainement mise en application : la chimie judiciaire prend vie.
Mais le clou de la journée sera un spectacle haut en effets spéciaux dignes d’Hollywood. Ne le dites pas, c’est un secret. Mais si vous êtes du côté de Québec, allez-y. Yannick Bergeron est « le seul capable de rejoindre adultes, enfants et adolescents en un seul et même spectacle » selon le Prof. Voyer, qui sait de quoi il parle.
D’ailleurs, savez-vous que Normand Voyer donne des conférences sur la Chimie de l’amour ? Entre le 1er et le 14 février, il parlera pas moins de 12 fois de ce qui nous rend fou d’amour. L’amour, cet état physiologique et psychique qui nous ravit tous. À cause d’une seule et simple et toute petite molécule : la phényléthylamine (C8H11N pour les intimes). Parce que TOUT peut se ramener à la chimie. Tout, même cette passion qui l’anime lors de chacune de ses conférences.
L'édition 2015 des 24 heures de la chimie est une activité 24 heures de science et plus.
Pour aller plus loin:
La chimie sur le Calendrier de la science
24 heures de la chimie
La chimie de l’amour
Attraction chimique
McGill Office for Science and Society
Ce billet a d’abord été publié sur le site BriteSciences.
Sur les bords du lac Saint-Jean et au cœur des Montérégiennes vous attendent, même au plus profond de l’hiver, les charmants pensionnaires de deux jardins zoologiques. Rien de tel que la compagnie de quelques flocons pour découvrir ces lieux enchanteurs.
Par Brïte Pauchet
Tout au long de ses 485 hectares, le Zoo sauvage de Saint-Félicien présente des animaux bien adaptés au climat québécois : ours polaire, bœuf musqué et lynx d’Amérique mais aussi tigre de l’Amour, chameau de la Bactriane et macaques japonais. En effet, tous les résidants proviennent du nord de l’hémisphère nord. Ils connaissent bien la neige et le froid, ce changement de saison qui gonfle leur fourrure les incite à hiberner ou les pousse à migrer sous d’autres latitudes.
Bien qu’ils ne craignent pas le froid, les oies et les canards ont besoin d’un plan d’eau libre de glaces pour s’ébattre en toute quiétude. Ils bénéficient donc d’un pavillon chauffé. Ils y sont également à l’abri des prédateurs, comme ce pygargue à tête blanche qui est venu cet automne lorgner l’état de son garde-manger. Une visite qui a quelque peu précipité la « migration » de la volière du zoo vers des quartiers plus sécurisés.
Le zoo est ouvert tous les jours, mais il propose aussi des activités spéciales comme la préparation des repas des ours blancs ou des tigres. La biologiste Christine Gagnon, directrice à la conservation et l’éducation, explique pourquoi ces activités sont si importantes pour les animaux : « En nature, les animaux passent énormément de temps à chercher de la nourriture : ils se déplacent, ils chassent, ils broutent. Mais en captivité, le buffet est servi directement sous leur nez. Les animaux risquent de s’ennuyer. Il est donc important de leur donner des défis, de les stimuler tant mentalement que physiquement. » Et ces activités sont très appréciées, tant des pensionnaires que des visiteurs.
Le Zoo de Granby invite également ses visiteurs à confectionner la collation des animaux. Hélène Bienvenue, conseillère en communication et marketing, précise que la diète doit parfois être ajustée soigneusement aux conditions climatiques. Jour de tempête ou froid glacial, l’hiver est l’occasion de repas riches en énergie. Cependant, chaque jour voit la préparation d’une diète différente. Flocons de neige, verglas ou ciel bleu influencent directement le temps que les animaux passent dehors. Les biologistes adaptent donc la quantité de calories du repas à celle dont les animaux auront besoin.
De façon surprenante, quasiment tous les pensionnaires du zoo se laissent admirer l’hiver. Certains profitent de l’extérieur quand d’autres apprécient la douce chaleur des pavillons. Le promeneur pourrait par exemple se réchauffer dans le pavillon des éléphants, accessible uniquement lors de la saison froide, en compagnie des pachydermes et des girafes. Par contre, leurs compères africains, les zèbres, sont dehors. Comme les wallabys d’Australie, ils se sont très bien acclimatés aux rigueurs de l’hiver québécois.
Enfin, ne boudez pas votre plaisir. L’hiver est la meilleure saison pour observer les animaux. Dès que le soleil sort, ils s’installent sur des promontoires exposés afin de profiter de sa chaleur. Parés de leur plus belle fourrure, ils s’étendent et se détendent nonchalamment sous nos yeux.
Parcs zoologiques du Québec
Aquarium du Québec
Bioparc de la Gaspésie
Parc Safari
Zoo de Granby
Zoo écomuséum de Sainte-Anne-de-Bellevue
Zoo sauvage de Saint-Félicien
Ce billet a également été publié sur le site BriteSciences.
Au Québec, de nombreux clubs organisent des excursions pour nous faire découvrir les trésors qui se cachent sous nos pieds. Lovés dans la glaise ou sertis dans la roche, cristaux et fossiles nous attendent... peut-être.
Par Brïte Pauchet
La Société de paléontologie du Québec (SPQ) organise des excursions de mai à octobre dans les basses terres du Saint-Laurent, de la région de Québec jusqu’en Outaouais. La dernière a eu lieu le 26 octobre dernier à Saint-Léonard-d’Aston.
À qui s’adressent-elles ? Selon Didier Thomas, bénévole responsable des excursions à la SPQ, à tous les amoureux des sciences de la Terre. Il y croise autant des élèves de secondaire à la recherche d’un fossile à présenter en classe que des passionnés de 85 ans, toujours émerveillés par les trésors qu’ils dénichent.
Tout le monde est bienvenu, que l’on soit intéressé par les volcans, la tectonique des plaques, la géologie, la minéralogie ou la paléontologie, que l’on ait de l’expérience ou non. Curieux et amoureux de la nature y trouveront leur compte.
Pour chaque excursion, le site web de la SPQ propose un « paléoguide ». Y sont décrits la région, ses couches géologiques ainsi que le type de fossiles à découvrir, avec des illustrations pour les identifier.
Il n’y a pas de fossile de dinosaure au Québec, rappelle Didier Thomas. Lors de la dernière glaciation, les 2 km de glace qui coiffaient la vallée du Saint-Laurent ont érodé couches après couches tout ce qui se trouvait sur leur passage. Rien de ce qui existait entre 10 000 ans et 450 millions d’années n’a survécu.
Les fossiles que l’on trouve sont donc principalement des mollusques, des coquillages, des crustacés, des céphalopodes et du corail de l’Ordovicien, la période géologique s’étendant de 480 à 450 millions d’années. Parmi les spécimens les plus impressionnants, les ammonites (un lointain cousin de la pieuvre), dont la taille varie de quelques centimètres à... 2 mètres. Un vrai défi à qui veut les déloger !
La majorité des excursions de la SPQ se déroulent le long des rives du Saint-Laurent ou de ses affluents. Les glaces hivernales arrachent chaque année un peu de terre, dévoilant de nouveaux fossiles. Gentilly est un des premiers sites visités au retour de la belle saison, une activité organisée en partenariat avec le Club de minéralogie de Québec.
En plus de paléontologues amateurs, le Club de minéralogie de Québec rassemble des adeptes de géologie et de minéralogie. Si, une à deux fois par année, le club visite une mine, la majorité des excursions ont lieu dans des carrières, précise Guy Guérin, président de l’organisme. Chacun récolte selon son intérêt : pierres, cristaux, microminéraux, fossiles. Il arrive même que des spécimens très divers, tant du point de vue du type de roche que de l’échelle géologique, se retrouvent à quelques mètres de distance. Didier Thomas précise d’ailleurs que le mont Saint-Hilaire est un site reconnu mondialement pour sa richesse en minéraux : on y retrouverait au moins 300 types différents.
Alors que la neige et le froid empêcheront bientôt ces passionnés d’arpenter leurs terrains familiers, n’hésitez pas à consulter le programme de leurs conférences. Que ce soit à Montréal, à Québec ou en Abitibi, il y a sûrement une activité pas très loin de chez vous.
Attention
Avant de vous inscrire à une activité de minéralogie, géologie ou paléontologie, assurez-vous de bien respecter les conditions de participation. Il faut être couvert par une assurance de responsabilité civile, offerte par la majorité des clubs, afin d’avoir accès aux carrières et aux mines toujours actives.
Minéralogie et paléontologie au Québec
Club de minéralogie de Montréal
Musée de minéralogie de l’Abitibi-Témiscamingue
Club de minéralogie des Appalaches
Club de minéralogie du Saguenay—Lac-Saint-Jean
Club de minéralogie et de paléontologie de la Gaspésie
Montreal Gem and Mineral Club
Musée minéralogique et minier de Thetford Mines
Musée de la paléontologie et de l’évolution de Montréal
Musée de paléontologie – Centre d’interprétation de la dîme de Sainte-Flavie
Parc national de Miguasha
Société paléontologique d’Ottawa — Eastern Ontario Natural History Society
Démonstrations scientifiques : pleins feux sur la physique
Nous avons rencontré Dominic Boudreau, coordonnateur scientifique du Centre de démonstration en sciences physiques.
Qu’est-ce que le Centre de démonstration en sciences physiques?
Le Centre de démonstration en sciences physiques (CDSP) est un lieu qu’on pourrait qualifier de laboratoire vivant où divers moyens de développer une « culture de la science » sont mis de l’avant auprès de différents publics. L’objectif premier du CDSP est que chacun passe un moment agréable au contact de la science et qu’il éprouve un désir pour les questionnements qui l’animent. Au Centre, nous croyons que le spectaculaire se situe dans les idées, notre matière première. Que ce soit leur contexte d’élaboration, leur évolution ou les controverses qui les ont entourées, ces idées nous permettent de parler de l’activité scientifique comme d’une aventure humaine.
Vous utilisez la démonstration scientifique pour sensibiliser la communauté aux sciences et technologies. Pourquoi privilégier cette approche?
La démonstration nous fait vivre des émotions, un levier puissant pour susciter l’intérêt. Elle fait appel à l’expérience sensible, directe et concrète pour confronter nos conceptions sur le monde qui nous entoure. Elle stimule cette curiosité que nous avons tous devant les phénomènes surprenants qui font souvent partie de notre réalité quotidienne. Il ne suffit parfois que de changer l’angle d’observation pour entraîner de nouvelles questions. La démonstration devient alors une expérience commune et le point de départ pour raconter des histoires : celles des idées que les Newton, Einstein et autres ont eues en étant confrontés aux mêmes interrogations, et celles des contextes qui ont vu naître ces idées pour mieux saisir toute la portée qu’elles ont aujourd’hui. Cela permet de mieux comprendre comment nous sommes arrivés à acquérir ce qui est enseigné à l’école et de comprendre pourquoi le processus d’apprentissage peut-être difficile. Nous utilisons la démonstration pour parler de la spécificité de l’activité scientifique, de ses processus, d’histoire et de culture afin de générer intérêt et curiosité.
Vous disposez d’un amphithéâtre-laboratoire pour effectuer des démonstrations et présentations audiovisuelles, ainsi que d’un atelier de fabrication. Parlez-nous de ces installations où vous mettez en scène vos expériences scientifiques.
Nous voulons rapprocher les gens et la science. C’est pourquoi notre amphithéâtre ressemble à un grand laboratoire où l’on place les participants à proximité des montages pour que ceux-là se sentent près des expériences et qu’ils se laissent ainsi toucher par le « beau » des idées illustrées. Grâce à cette intimité, l’engagement des participants est plus important, le lien plus étroit entre les phénomènes et le questionnement qu’ils génèrent, et le plaisir d’autant plus grand! L’atelier de fabrication nous permet de réaliser les montages originaux de grande ampleur qui favorisent cette proximité et qui appuient au mieux le propos des démonstrations. Les montages réalisés servent ici au CDSP lors des conférences-démonstrations, mais aussi à l’extérieur dans les musées et les centres de sciences avec qui le Centre collabore. Pour le démonstrateur, le plaisir est associé tant à concevoir et réaliser les montages qu’à les présenter. La complexité des montages peut varier, mais chaque fois ils ont un potentiel d’illustration servant à présenter de manière directe ou indirecte des idées fortes, ou du moins fortement intéressantes!
Vous proposez plusieurs initiatives pédagogiques, notamment le défi Science, on tourne! dont la finale nationale de l’édition 2014 aura lieu le 3 mai. Comment se déroule le concours et quel est le défi cette année?
Le défi Science, on tourne! est une célébration à caractère scientifique à laquelle tous les gens du collégial sont invités! Chaque année au mois de janvier, un nouveau défi amène les participants et les participantes à découvrir, à explorer et à appliquer des concepts scientifiques et techniques de base, dans un esprit ludique. Les gagnants de chaque finale locale sont conviés à la finale nationale qui se déroule dans un cégep de la province. Cette année, c’est au cégep Vanier qu’elle aura lieu. Le défi de 2014 est d’exploiter le principe d’action-réaction. Il s’agit de construire un engin qui, en lançant un projectile le plus loin possible, se propulse dans le sens inverse vers une destination précise. C’est ce même principe qui est exploité pour envoyer des fusées dans l’espace!
Le CDSP s’engage à la promotion des sciences et technologies au sein de la communauté québécoise et aussi à l’international. Pouvez-vous nous en dire plus sur vos projets?
Deux projets de partenariat entre la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval et le CDSP sont actuellement en cours. L’un vise à bonifier la formation des maîtres en science et technologie en favorisant un plus grand intérêt à ce domaine et en enrichissant leurs connaissances et leur culture scientifique. En initiant les futurs enseignants à la réalisation de démonstrations scientifiques en classe pour l’enseignement des sciences au primaire, ce projet renforce leur sentiment de compétence et les outille concrètement en ce sens. L’autre projet concerne le développement de modules de démonstration qui explicitent certains concepts scientifiques tout en les ancrant dans une perspective culturelle. Ce projet permettra de concevoir, de réaliser et d’évaluer des modules pour outiller les futurs enseignants des niveaux secondaire et collégial dans l’intégration de repères culturels en enseignement des sciences. Ainsi, en situant le contexte d’élaboration des savoirs scientifiques associés aux phénomènes observés, il sera possible de situer ces savoirs dans la perspective de l’entreprise humaine que sont les sciences, pour enrichir leur formation et raffiner leurs interventions. Outre leur utilisation en formation initiale à l’enseignement, les modules sont adaptés et expérimentés avec des enseignants en exercice au collégial et au secondaire dans une optique de formation continue.
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Parcourez ces liens pour poursuivre vos découvertes en physiques :
Regardez la finale de l’édition 2013 de Science, on tourne!
Participez aux activités scientifiques dans le cadre du Festival Eurêka!
Écoutez La Grande Équation, une émission scientifique animée par Normand Mousseau, professeur au département de physique de l’Université de Montréal.
Assistez aux conférences données par le Centre de recherche en astrophysique du physique.
Encouragez les jeunes étudiants aux Jeux Photoniques à l’automne 2014.
Bonne exploration !
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Retrouvez bientôt les événements du Centre de démonstration en sciences physiques ainsi que d’autres organisations en physiques sur le Calendrier de la science.
Cinéma et environnement: un pont entre l'art et la science
Cette semaine, nous parlons cinéma et environnement avec Léo Denis Carpentier, directeur artistique et co-fondateur du Festival de films de Portneuf sur l'environnement.
La 11ème édition du Festival de films de Portneuf sur l’environnement aura lieu du 18 au 26 avril prochain à Saint-Casimir. Sous quelle impulsion est née cet évènement?
Le désir de faire des actions concrètes dans notre région pour sensibiliser le public aux défis environnementaux.
Le festival met de l’avant la thématique de l’environnement. Pouvez-nous nous en dire plus sur les films que l’on retrouve en compétition?
Cette année est une année record avec 96 films soumis à la compétition provenant de partout à travers le monde. Parmi eux, 44 films ont été sélectionnés afin de constituer 9 blocs de projection. Chaque bloc aborde une thématique particulière.
Parmi les films, on retrouve le documentaire Le semeur est un film qui illustre la rigueur de conserver et de répertorier les semences anciennes afin de les sauvegarder.
Le Triangle Vert présente le travail du Dr Diêp Thi My Hahn qui nous font découvrir les qualités précieuses du bambou pour assainir l'environnement.
Plusieurs enjeux environnementaux seront abordés tels que les enjeux des gaz de schistes avec le film français No Gazaran. La Grande invasion portera un regard différent sur le développement commercial et immobilier des Laurentides.
Le film Lucciole per lanterne nous raconte l'appropriation de l'eau par une compagnie italienne et un important projet hydroélectrique du Chili.
Bidonville : Architectures de la ville future apporte son point de vue sociologique et philosophique sur ces bidonvilles, squats et autres habitats précaires habités par un sixième de la population mondiale.
En plus de présenter une programmation de films, le festival est également un lieu d’échange avec les participants et le public. Quelles activités sont prévues pour la prochaine édition ?
Nous invitons les réalisateurs de films en compétition à participer aux projections. Suite au visionnement, le public peut leur poser des questions et approfondir les enjeux soulevés en discutant avec les intervenants. Le public est aussi invité à voter pour ses films préférés.
Un Kabaret Kino est organisé chaque année pendant le Festival. Cinéastes amateurs et professionnels se retrouvent pour réaliser des courts-métrages en moins de 72 heures. Le public peut aussi y prendre part en apportant son aide comme figurant, ses connaissances sur la région et ainsi s'initier à la production cinématographique.
De plus, cette année, le FFPE offre au public une conférence sur les enjeux juridiques liés au projet d’oléoduc Energie-Est de Trans-Canada. En effet, un avocat du Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) fournira de l’information utile aux propriétaires fonciers concernés par le passage du pipeline.
Comment vous percevez le rôle du 7ème art comme outil d’éducation et de sensibilisation à la cause environnementale?
Le film, qu'il soit documentaire, d'animation, de fiction ou expérimental est une magnifique porte d'entrée pour le public. Parfois, il suffit de quelques séquences vidéo bien choisies pour transmettre tous les éléments clefs d'une cause environnementale. Le célèbre dicton « Une image vaut mille mots » prend ici tout son sens. L'utilisation du cinéma d'animation ouvre tout un autre éventail de possibilités par la vulgarisation de notions complexes et l'illustration de concepts clés.
Le 7e art permet de toucher un large auditoire. Particulièrement lorsqu'il allie artistes et documentaire pour soulever des enjeux et s'associer à des causes environnementales. Pensons à Richard Desjardins (Trou story et L'erreur boréale) ou encore Roy Dupuis dans Chercher le courant.
Dans le cadre du FFPE, jumeler cinéma et environnement permet donc de créer des ponts entre les milieux artistique et le scientifique. L'art s'avère toujours présent au cours du festival, que ce soit par les films présentés, les œuvres d'arts d'artistes de la région, la création de court-métrage lors du Kabaret Kino et la présence d'artistes québécois. Bref, c'est la culture au sens large qui s'y trouve.
Est-ce qu’il y a d’autres informations que nous devrions savoir sur le Festival de films de Portneuf sur l’environnement?
Le FFPE se veut international par l'ouverture de la compétition de films à des réalisateurs de partout sur la planète, mais il se donne aussi pour mission de sensibiliser la population aux questions environnementales locales par des conférences (par exemple les enjeux des oléoducs) et les activités pratiques telle la plantation d'arbre avec l'école primaire du village.
À noter que les activités se veulent accessibles et participantes ; l’entrée aux projections de films se fait par des contributions volontaires.
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Éveillez votre conscience environnementale en parcourant ces liens:
Jetez un coup d’oeil à la programmation complète du Festival de films de Portneuf sur l’environnement et restez informé sur Facebook et Twitter.
Célébrez le Jour de la Terre, le 22 avril prochain.
Consultez le Cercle scientifique de la Fondation David Suzuki.
Prenez pour cible la durabilité urbaine en participant au Écohackmtl.
Visitez la Maison du développement durable.
Prenez le temps de vous informer avec la revue électronique en sciences de l’environnement Vertigo.
Bonne exploration!
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Retrouvez bientôt les événements du Festival de films de Portneuf sur l'environnement ainsi que d’autres organisations qui font rayonner les sciences environnementales sur le Calendrier de la science.
Découvertes et expériences interactives au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke
Nous avons rencontré Marie-Claude Bibeau, directrice du Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke.
Le Musée de la nature et des sciences a été fondé en 1879. Comment le Musée a-t-il changé en 135 ans d’existence?
En 1879, l’enseignement des sciences ciblait principalement les mathématiques et les sciences naturelles. C’est dans ce contexte que les prêtres du Séminaire de Sherbrooke ont entrepris de développer des collections, afin qu’elles puissent servir de support à l’enseignement, au même titre que les livres de la bibliothèque. Monsieur Pierre-Achille Bégin, le chanoine Léon Marcotte et Mgr Georges Cloutier ont été, à tour de rôle, les principaux bâtisseurs du Musée.
En 2002, le Musée est déménagé dans une ancienne usine de textile entièrement rénovée et il est devenu le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke. À partir de ce moment, les conditions de conservation des spécimens ont été grandement améliorées et la programmation a pris son envol. Chaque année, on y présente une exposition permanente (AlterAnima), un spectacle multimédia et multisensoriel (Terra Mutantès), quatre expositions temporaires d’importance et de nombreuses activités en lien avec la nature et les sciences. Le Musée accueille 40 000 visiteurs par année.
La collection du Musée est composée de plus de 65 000 objets. Que pouvons-nous y retrouver?
La collection, reconnue d’importance nationale, compte près de 65 000 objets et spécimens reliés aux sciences naturelles et à l’archéologie. Les collections d’oiseaux et d’insectes sont particulièrement impressionnantes. Cette collection centenaire fait actuellement l’objet de recherches qui dévoilent de plus en plus d’informations sur le patrimoine naturel et l’histoire des sciences naturelles au Québec, au Canada et même à l’extérieur du pays.
Au cours des dernières années, le Musée a acquis, entre autres, un ours polaire, un caribou, un couguar, un carcajou et un renard roux. Toutes ces acquisitions sont faites dans le respect d’un code d’éthique très stricte.
Ce sont plusieurs centaines d'objets et de spécimens des collections qui donnent vie chaque année aux expositions préparées par le Musée de Sherbrooke et par d’autres établissements. Le personnel répond également à de nombreuses demandes d’identification et d’informations qui proviennent du public et de la communauté muséale.
Le Musée veut susciter l’intérêt pour la nature et les sciences et mettre en valeur le patrimoine naturel. Quelles activités organisez-vous pour réaliser cette mission?
L’exposition permanente, AlterAnima, rencontres inusitées est la principale vitrine des spécimens des collections du Musée. Afin de rendre l’expérience plus dynamique et aussi de manière à faciliter son renouvèlement, les visiteurs sont accompagnés par un guide virtuel. Avec une tablette électronique en main, ils découvrent l’exposition en compagnie d’un scientifique qui a beaucoup voyagé et qui a plein d’anecdotes à raconter. Bientôt, ils pourront choisir plutôt le Veilleur de nuit comme accompagnateur. Ainsi, ils prendront connaissance de l’histoire du Musée et de ses collections, ce qui leur permettra de découvrir l’exposition avec d’autres yeux. Dans un an environ, une jeune écolo engagée s’ajoutera au nombre des guides virtuels de l’exposition.
La tablette électronique offre aussi aux visiteurs de parcourir AlterAnima à travers deux jeux de type « cherche & trouve », un facile et un plus difficile.
Chaque exposition, qu’elle soit permanente ou temporaire, est accompagnée de programmes d’animation qui s’adressent à différents groupes d’âge. De plus, la programmation du Musée compte aussi de nombreuses conférences scientifiques, animations, ateliers et sorties en nature ou au sein d’entreprises. Le Musée multiplie ses partenariats, ce qui contribue à élargir la programmation à l’intérieur de ses murs, notamment avec le Conseil du loisir scientifique et l’Université de Sherbrooke.
Vous invitez le public à découvrir le monde naturel par le biais d’emprunts d’espèces au Comptoir-nature. Comment ça fonctionne et que pouvons-nous y emprunter?
Le comptoir-nature fonctionne comme une bibliothèque, c’est-à-dire que les membres peuvent emprunter certains spécimens naturels. La moufette, le castor et les peaux de mammifères sont certainement les plus populaires. Les enseignants et les élèves les empruntent pour soutenir leurs présentations en classe.
Vous proposez plusieurs expériences interactives, dont une visite virtuelle des réserves du Musée et une expérience multi-sensorielle Terra Mutantès. Parlez-nous de ces initiatives inusitées.
Le Musée est le plus important producteur et diffuseur d’expositions de moyenne envergure au Canada. Chaque année, son équipe permanente produit deux expositions. Douze d’entre elles sont actuellement en tournée à travers le pays et une autre est actuellement présentée à la Cité des télécoms, en France. La marque de commerce des productions du Musée de Sherbrooke est sans aucun doute l’interactivité. Tous les sens sont interpelés.
Les nouvelles technologies sont aussi mises à contribution. Terra Mutantès en est un bel exemple. En plus d’apprécier les projections autour et devant eux, les spectateurs doivent interagir avec la table centrale. Il s’agit d’un voyage dans le temps qui fait revivre 400 millions d’années en 25 minutes.
L’équipe du Musée a aussi réalisé plusieurs expositions virtuelles. La plus récente permet aux visiteurs de découvrir la réserve du Musée, là où on conserve près de 65 000 spécimens et objets du patrimoine naturel.
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Quelques pistes pour découvrir d’autres musées en sciences naturelles à travers le Québec :
Faites un tour au Musée minéralogique de l'Abitibi-Témiscamingue à Malartic.
Découvrez le patrimoine naturel et humain de la biosphère du Lac-Saint-Pierre au Biophare à Sorel-Tracy.
Parcourez l'exposition sensorielle du Centre de la biodiversité du Québec à Bécancour.
Apprenez-en plus sur la minéralogie au Musée minéralogique et minier de Thetford Mines.
Visitez la Maison Léon-Provancher à Québec pour découvrir le travail de cet important naturaliste québécois.
Initiez-vous aux sciences et technologies au Centre des sciences de Montréal.
Plongez dans l'univers des sciences marines à Exploramer, la mer à découvrir à Sainte-Anne-des-Monts.
Explorez les collections d'histoire naturelle du Musée Redpath à Montréal.
Bonne(s) visite(s)!
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Retrouvez bientôt les événements du Musée de la nature et des sciences ainsi que d’autres organisations qui font rayonner la science de la nature sur le Calendrier de la science.