Que se passe-t-il lorsque les gymnastes prennent leur retraite?
«Toute ma vie, au moins du plus loin dont je me souvienne, on m’a dit quoi faire.  J’ai été entraîné à être une gymnaste performante, on me disait quoi faire et je suivais les instructions.  Soudainement, du jour au lendemain, je me retrouve seule.  Tout le monde s’attend à ce que je continu comme si de rien n’était, que je vive ma vie, mais au fond de moi, je me sens vide.  C’est comme si toute une équipe m’avait préparée et entraînée à gravir le Mont Everest.  Tout au long du parcours ont m’avais expliqué comment monter, quel chemin prendre, qu’on m’avait toujours aidé, écouté et soutenu lorsque j’avais besoin d’aide.  Aujourd’hui je suis sur le pic du Mont Everest, j’admire le paysage et je suis fier de ce que j’ai accompli.  Tout à coup, je regarder derrière et tous ceux qui avaient toujours été là pour moi sont disparus.  Je suis seul et je dois redescendre.  Je ne sais pas quel chemin prendre, il n’y a plus personne pour me dire quoi faire ni comment le faire.  En un jour, tout ce que j’avais connu depuis ma tendre enfance avait disparu.  » – Gymnaste anonyme
Une étude de 2006 menée par David Lavallee et Hannah K. Robinson de l’Université de Loughborough au Royaume-Unis suggère que:
«Les participants ont été encouragés à consacrer leur vie à la gymnastique et, par conséquent, se sont senti perdu et impuissant quand ils ont pris leur retraite. Après l’adoption prématurément d’une identité fondée uniquement sur leur rôle en tant que gymnaste, la plupart des participants savaient peu de choses sur qui ils étaient et ce qu’ils voulaient faire de leur vie, et ont donc été contraints de se distancier de leur passé de gymnaste afin d’établir une nouvelle identité. Pour ceux qui ont senti une pression extérieure constante à viser l’excellence au cours de leur carrière, ce processus a été particulièrement difficile et a duré, dans certains cas, de nombreuses années. La détresse peut être évitée en se livrant à la planification de pré-retraite à partir d’un très jeune âge et par la suite en conservant le contrôle de la transition en réduisant progressivement les heures d’entraînement. Trouver un remplacement significatif peut aussi éviter la détresse chez la gymnaste à la retraite.  » Source: In pursuit of an identity: A qualitative exploration of retirement from women’s artistic gymnastics
Plusieurs organisations de gymnastique se posent la même question. Dailleurs, le slogan de USA Gymnastics est « Begin Here, Go Anywhere  », commencer ici pour faire ce que l’on veut par la suite, voilà ce que propose la gymnastique.  Que ce soit l’âge, les blessures, la peur, l’argent, le manque de temps et bien d’autres raisons, plusieurs éléments peuvent pousser les gymnastes à retirer leur léotard, du moins, celui de compétition.  Le blogue Gym gam propose les 7 sports préférés des gymnastes après la gymnastique:
Avec les années, tu as acquis un sens extraordinaire d’orientation spatiale.  Tu seras parfaite en plongeon.  En plus, c’est un sport beaucoup plus doux sur le corps.  Si tu veux faire de la compétition à un haut-niveau, ça sera possible pendant encore plusieurs années.  Ton défi : apprendre à arriver tête première!  Ce n’est pas naturel pour une gymnaste.
Tu aimais le sol, la poutre, tu avais un grand sens du rythme et surtout, tu aimais performer devant le public : la danse sera tout indiquée.  Ton défi : sortir du moule de la gymnastique artistique!
C’est probablement le choix que les gymnastes nord-américaines choisissent le plus.  Si tu as envie d’essayer un sport d’équipe, tu pourras y montrer tout ce que tu sais faire en thumbling en plus d’exploiter ta force et ta flexibilité.  Ton défi : accepter de te faire lancer dans les airs et de te faire rattraper par tes collègues!
4. SKI ACROBATIQUE ET SLOPESTYLE
Tu n’as pas peur du froid, tu n’as peur de rien en fait et tu voulais  »rapporter du métal »!  Plusieurs médaillés olympiques en ski acrobatique sont d’ex-gymnastes!  En fait, plusieurs clubs de ski acrobatiques recrutent volontairement des gymnastes pour leur secteur compétitif.  Ton défi : Accepter d’avoir les pieds fixés à quelque chose!  Ce n’est pas un sport qui se pratique nue pieds!
Tu es passionné des chevaux? Connaissais-tu ce sport renversant? Il est surtout pratiqué en Europe et il y a quelques clubs dans l’ouest canadien.  Ton défi : partir un club, puisqu’il n’y en a pas au Québec pour l’instant!
Ce que tu préférais en gymnastique c’était le condi?  Peut-être que ça se peut!  Il y a maintenant de plus de plus de compétition de CrossFit au Québec et partout dans le monde.  Les gymnastes sont habitués de travailler fort et avec l’ensemble de leurs muscles.  Ton défi : résister à l’usure du temps!  C’est difficile sur le corps à la longue.
7. LA GYMNASTIQUE RÉCRÉATIVE
Pour toi, c’était l’esprit de famille et le plaisir d’être au gym!  Les programmes pour adultes, le CanGym, le thumbling ou le Parkour c’est peut-être pour toi.  Ton défi : faire un  »x » sur la compétition.
Pourquoi ne pas s’inspirer de Johanna Quass, qui fait encore de la gymnastique, à 87 ans!
En résumé, il est important de prévoir longtemps à l’avance et de trouver un remplacement significatif pour l’après-carrière des jeunes gymnastes.
COMMENT ÇA SE PASSE CHEZ VOUS? DANS LES AUTRES SPORTS? POUR VOUS OU POUR VOS ENFANTS?