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(Légendes en cliquant sur les photos)
Voici un tour d’horizon de mon (super) dernier mois en Equateur où j’ai fait un parcours jusqu’au sud un peu plus au pas de course pour sortir avant le 90eme jour...
Au final c’était bien aussi d’aller de découvertes en découvertes et j’ai quand même passé 8 jours à Cuenca. Un tout petit peu frustrant de trouver à la fin du voyage la seule grande ville d'Équateur qui m’a vraiment plu et où je me suis senti super bien. Cela dit les villages et la nature d'Équateur m’ont comblés.
J’ai passé la frontière par La balsa le 89eme jour, en fin de journée entouré que de locaux (peu). Route mémorable avec le coucher du soleil dans une Ranchera (petite camionnette ouverte à l'arrière, avec des banquettes) sur un petit chemin de montagne ! C’était long mais c’était super, 10h pour parcourir environ 100km : bus, 2h d'attente, ranchera, passage effectif de la frontière à pied par un pont, puis taxi jusqu'à San Ignacio au Pérou.
Au milieu de ces paysages incroyables...
Une autre chose m'a marquée.
Le soir de mon arrivée à la lagune de Quilotoa, à mon hôtel, voilà ce qu’on offre aux enfants :
Deux petits poussins pas très vaillants et dont l'un des deux était totalement teint en rose !
Curieusement c'était le jaune qui ne tenait déjà presque plus sur ses pâtes.
Une incroyable sensation de fragilité se dégageait des poussins, comme de toutes petites vies pendues à un fil. Et en même temps vu leur présentation et la posture de jouets qu'on leur donne, il fallait presque faire un effort pour réaliser que c'était des êtres vivants. Bien entendu le gamin qui ne devait pas avoir plus de 4 ans n'hésitait pas à secouer la boîte fermée avec les poussins dedans ! Normal il s'amuse.
Le point culminant de cette absurdité fut à mon réveil (à 5h30 pour aller voir le levé du soleil). Dans la grande pièce principale où trône le poêle à bois je vois justement cette petite boîte à chaussure posée sur le poêle. Ils avaient passé la nuit entière sur la chose brûlante !
En ouvrant la boîte l'un des deux à un peu bougé, s'est affaissé très lentement. Je ne sais pas si c'était un reste de vie, un mouvement d'apesanteur du corps qui s'évanouit ou bien un relent nerveux. Quand je suis revenu une heure après pour mon petit déjeuner, la position n'avait pas changée. Je pense qu'ils étaient bien morts tous les deux.
Mais tout paraît normal. Comme les milliers et milliers de poulets de batterie qu'on mange à tous les repas en Equateur. Au Pérou c'est pire ! Les poulets au marché sont dans des filets ou des sacs à même le sol. Ils peuvent à peine bouger et respirer.
En France, c'est peut-être moins visible mais ce n'est pas forcément mieux. Chaque jour, dans l'industrie des œufs, des milliers de poussins mâles sont broyés vivant (méthode légale) ou étouffés dans des grands sacs plastiques (méthode plus rapide, économique mais interdite).
J'ai pris ces photos parce que j'ai trouvé ça incroyable et que j'avais l'appareil en main. Cela dit, je profite tout de même de ce post pour dire qu'en mangeant moins de viande on peut : - réduire la souffrance animale (notamment en évitant d'entretenir par nos achats : l'élevage industriel) - réduire la pollution (gaz émis, pollution des sols, déforestation, consommation d'eau, etc.) - Améliorer notre santé (antibiotiques donnés aux animaux et tout simplement l’excès de viande dans l'alimentation.) -Devouvrir aussi les plaisirs et richesses du végétal (légumineuses, toutes sortes de riz, légumes oubliés, fruits secs, etc.)
Je termine ce post par la dernière photo du post précédent mais cette fois-ci sans effacer le sac plastique bleu en bas à gauche. Il m'a échappé avec le manque de luminosité...
Cette grande pollution de notre terre par le plastique témoigne aussi d'une autre manière de l'inconscience du vivant qui existe encore dans notre société actuelle.
(Cliquez sur les images pour voir les légendes)
LAGUNE DE QUILOTOA
Magnifique lagune en Equateur à casiment 4000m d'altitude (3914m). Il s'agit du cratère d'un volcan dont la dernière irruption remonterait au 4 février 1797 ! Donc pas de risque.
J'ai beaucoup apprécié cet endroit où le soleil chaud cogne très fort la journée et où il fait super froid au petit matin et dès la nuit tombée.
La forte luminosité et le silence épais qui règne en bas de la lagune au bord de l'eau, sont deux choses qui m'ont marqué.
La fin de mon voyage en Equateur étant au pas de course (après mon travail à la chocolaterie il me restait juste un petit mois pour aller dans pas mal d'endroits encore), je n'y suis resté que 24h.
L'après-midi de mon arrivée je suis descendu en bas où le chien jaune m'a fidèlement suivi. (Une petite heure environ pour descendre, la remontée est plus difficile à cause de l'altitude mais surtout du sable ! C'est comme à la plage mais en montée et à 4000m) Le lendemain levé à 5h30 pour voir le levé du soleil (que je n'ai pas vu : la faute aux nuages) puis retour au petit dej avant de faire le tout de la lagune : 4h de marche.
C'est incroyable comme les paysages changent tout au long du tour : on passe de la montagne classique rocheuse à des paysages désertiques puis à des ambiances de méditerranée : sable et pins !!?
A 14h j'ai pris un bus pour me rendre à Baños avant d'aller le lendemain à Misahualli au début de l'Amazonie ! Plutôt un gros changement en quelques heures de bus.
Voici ma petite famille d’accueil à Mindo pendant un mois
Je me suis senti comme chez moi dans cet hôtel où j’étais presque le seul pensionnaire humain !
j’ai été accueilli avec amour par Teresa et Julio, merci
leur hôtel s’appelle “Las orquideas”, situé dans la rue qui remonte à gauche de la plaza grande (presque au futur/nouveau terminal de bus de la compagnie Flor de Valle)
Voici un petit aperçu de mon séjour à Mindo
légendes en passant la souris sur les photos
Voici le souvenir que j'ai envie de garder de Quito !
J'ai passé 3 semaines dans cette ville classée au patrimoine mondial de l'UNESCO et j'ai pas aimé !
Alors j'ai insisté :) je ne voulais pas rester sur ça... Et c'est vrai qu'au bout d'un certain temps les grandes villes deviennent moins opaques : on commence à connaître des gens, les lieux sympas etc
Du coup vers la fin j'ai pu rencontrer des musiciens (en photo dans le post précédent) ou aller dans une remise de prix et dégustation privée de chocolat avec les meilleurs chocolatiers du pays J'ai aussi rencontré quelqu'un qui m'a fait découvrir Mindo à 2h de Quito où j'effectue actuellement un volontariat dans une chocolaterie artisanale (contre logement et nourriture).
Au début à Quito j'ai fait une semaine de cours d'espagnol intensif Puis j'étais parti pour enchaîner avec une deuxième semaine mais j'ai été malade comme un chien ! Diarrhée ++ avec du sang et tout, super mal au ventre Du coup j'ai pas trop bougé pendant 3, 4 jours (les antibios m'ont guéris).
Depuis je fais plus attention où je mange ! Il faut dire qu'ici par exemple à Mindo quand y'a une panne d'électricité de 24h ou plus (ce qui est fréquent), on ne se préoccupe pas vraiment du congélo rempli de viande...
Après j'ai consacré mon temps à vivre comme un Quitois ? Quitoeen ? Quitoitorien ? Je sais pas ?? Enfin je suis allé à la piscine, rencontré des amis, fais des courses, visité un peu.. C'est vrai que certains lieux sont très beaux comme la basilique ou certaines églises couvertes d'or à l'intérieur !
Faire mon cv et candidatures pour trouver du boulot dans le chocolat m'a aussi pris pas mal de temps.
Donc ce que je n'ai pas aimé principalement mais qui a pris un peu toute la place c'est la pollution et le bruit ! Paris à côté est un petit village de campagne ;) Aussi contrairement au reste de l'équateur que je connais, les gens ne sont pas supers sympas voire agressifs dans les bus... Là encore les bus parisiens sont de petits trains touristiques et bucoliques en comparaison !
3 semaines de cargo versus 3 semaines de Quito et bien je peux dire que j'ai ressenti de la solitude et de l'ennui à Quito à plusieurs moments, chose que je n'ai pas ressentie sur le bateau !
Donc content de connaître et content de ne pas y vivre
Cela dit j'y suis retourné 3 jours avant de m'installer à Mindo pour un mois, du coup j’en ai profité pour changer d'hôtel et de quartier, là c'était mieux ! Surtout l'auberge : "la casona de Mario" c'était super ! Un peu plus cher mais ça vaut le coup et la cuisine est super bien équipée, ce qui peut permettre de cuisiner et économiser le Resto
Aussi Mario est un argentin qui fait des empanadas délicieux pour 1$ !
http://www.casonademario.com
Je me suis senti comme chez moi dans cette très belle maison coloniale Pour le coup, à la casona de Mario j'ai envie d’y retourner !
C'était pour finir ce post sur une note positive et pleine d'espoir :)
http://nicholasehorner.wixsite.com/nicholashorner/family
Après les avoir rencontrés de manière complètement surréaliste en haut du téléphérique de Quito, à plus de 4000m d’altitude avec une super guitare Gibson acoustique des années 70 chantant face à la vallée... Je suis allé les voir en concert. Super moment dans un lieu très cool de Quito, http://govindasquito.blogspot.com/ : il y a des cours de yoga, musique indienne et nourriture végane délicieuse !
On a fait aussi un peu de musique ensemble sur la montagne, la vidéo n’est malheureusement disponible que sur facebook, sur mon profil par exemple
Chouette rencontre avec la Nick Horner Family, un tournant dans mon séjour à Quito !
(en cliquant sur les photos vous pouvez voir les légendes)
Pas de soleil du tout pour les 4 jours passés à Montañita sur la côte à 3h de Guayaquil ! J'étais un peu déçu mais ce petit séjour m’a beaucoup plu, content de retrouver la mer et de pouvoir enfin me baigner !!! En effet sur le cargo j’ai plusieurs fois eu envie de plonger dans la mer, mais bon de n'était pas une bonne idée..
Là, l’eau est chaude et les courants sont forts, il faut faire attention et ne pas aller trop loin. Je me suis quand même pris 2, 3 bonnes claques avec les vagues !
L’auberge de jeunesse où j'ai logé était super sympa et tranquille (un peu loin de la fête permanente à Montañita...), j’y ai rencontré Antonio le gérant et Kerstin avec qui je partageait ma chambre. 8$ la nuit avec petit dej et à 50m de la plage.
Je me suis fait une autre bande d’amis vénézuéliens (avec un jeune homme suisse au milieu ;)) et donc au bout de 2 jours, vu que c’est assez petit, je disais bonjour dans la rue un peu tout le temps !
C’est passé trop vite mais je devais partir pour Quito afin de commencer mes cours d’espagnol, je reviendrai peut-être pour aussi voir le soleil...
Hostal MOAI : https://www.facebook.com/HOSTAL-MOAI-170774959666927
Blog de Kerstin : http://travel-unicorn.jimdo.com/
(en cliquant sur les photos vous pouvez voir les légendes)
GUAYAQUIL
Au premier abord au sortir du bateau, ce fut un peu un choc. Ville bruyante et dangereuse, j’ai mis une bonne semaine à prendre mes marques. La rencontre avec David qui m’a hébergé a été déterminante ! Il m’a bien aidé, super bien accueilli et c’était rassurant d’être avec quelqu'un du pays. Il m’a aussi aidé à faire mes premiers pas en Espagnol !
Au début je ne savais pas où dormir, quoi manger ou pas, quelle rue était dangereuse ou pas, je parlais à peine avec de l’anglais plein la tête... J’ai trouvé que c'était assez différent de la France. Par exemple il est courant que les chambres d’hôtel à bas prix n’aient pas de fenêtre. Et bien plus courant encore, voire la norme, qu’il n’y ait pas d’eau chaude dans la douche. Naïvement j’ai cru que j'aurai de l'eau chaude chez David... ;)
Un truc qui m’a marqué la première demie-heure après être arrivé, encore dans le taxi pour aller dans le centre : deux personnes sur une mobylette dans une circulation dense et rapide tenant un bébé entre eux deux !
Finalement après avoir trouvé mes marques j’étais presque triste de partir mais content d’aller un peu sur la côte, avant d'entamer mes cours d'espagnol à Quito.
Expérience cargo en quelques mots
Alors que je vous dise un peu comment ça se passe un voyage en cargo !
Je crois que je ne vais pas écrire beaucoup malheureusement mais c'est que je n'ai pas de clavier et avec le clavier tactile c'est la galère alors finalement la solution d'écrire avec le téléphone me semble la plus pratique !
Donc Cargo :)
Oui ben je crois que j'ai vraiment fait le choix idéal pour commencer mon voyage. Cela m'a permis de décompresser et me reposer. Pas tant au niveau sommeil mais plus au niveau rythme et détente. Je n'ai pas encore trouvé mieux que le cargo pour se sentir en vacances !
Pourtant j'ai travaillé des morceaux de musique presque tous les jours, je ne suis levé super tôt parfois pour faire des photos au levé du soleil, pour être là au moment d'arriver dans un port ou au canal du Panama. Non en fait je crois que ce qui donne ce sentiment de vacances c'est d'être complément déconnecté comme dans une bulle où l'on est porté et sans aucune responsabilité. On est totalement libre, si on rate le repas ce n'est pas grave il sera filmé, il suffira de le passer au micro ondes.
Oui parce les heures des repas c'est :
Petit dej : 7h30-8h30 Déjeuner : 11h30-12h30 Dîner : 17h30-18h30 On s'y fait :) En fait voilà un des plaisirs de chaque jour : les repas ! J'ai de la chance c'était plutôt bon, bien que peu varié... poulet / pommes de terres représentait je crois environ 80% des menus.
Pour revenir sur la détente : quel plaisir de se retrouver en pleine mer ! Contrairement à ce que j'aurai pu penser avant, j'ai en fait éprouvé sur le bateau un grand sentiment de sécurité.
Aussi je pense que 3 semaines sans mails, Facebook, whatsapp, téléphone, infos télévisées etc. m'ont fait beaucoup de bien !
Du coup j'ai ouvert mes yeux et mes oreilles.
J'ai regardé la mer et les oiseaux, j'ai fait de la musique, j'ai fait du sport tous les jours, j'ai sympathisé avec les marins et la deuxième passagère, Karla, une jeune dame de 72 ans qui venait d'Allemagne pour débarquer à Carthagène en Colombie. J'ai aussi fait beaucoup de photos.
Ma journée type en gros : (même si le plaisir des habitudes est relevé par le plaisir de les casser de temps en temps. Un peu comme une pincée de sel dans un dessert.)
8h : petit dej 9h : sport 10h30 : douche Puis un petit moment pour, soit : passer à la passerelle voir où on est, lire les nouvelles du jour (on nous les donne imprimées), trier les photos de la veille, glander un peu, préparer la suite de mon voyage etc. 12h : déjeuner Puis encore un moment pour toutes ces mêmes choses. J'avoue qu'au début du voyage j'ai fait des siestes de genre 1h à 2h tellement j'étais crevé ! L'après midi aussi donc en général je faisais 1 à 2h de musique, j'allais bronzer 1h sur le pont supérieur à l'avant avec soit le calme absolu de la mer, soit les oiseaux ou même les dauphins :) Trier les photos aussi me prenait pas mal de temps. 18h : repas du soir Après en général je retournais sur le pont voir le couché du soleil et explorer le bateau avec mon appareil photo. Il y a pleins de passages entre les containers, de haut en bas...
Finalement j'ai regardé 7 ou 8 films et je n'ai même pas lu un bouquin en entier.
J'ai fait de la musique avec les marins (il y avait une batterie sur le bateau !), j'ai joué au Yam's et bu du vin avec Karla, j'ai essayé de faire des photos de nuit, j'ai traduit un article en anglais pour l'équipage au sujet des voyages en cargo, etc.
Couché vers minuit en général.
Puis y'avait les escales pour casser ce rythme. Voilà en gros je ne me suis pas ennuyé une seconde, j'ai bien pris mes marques et noué des relations avec l'équipage. Du coup en arrivant après 22 jours j'étais un peu triste de partir et j'avais une petite appréhension...
Effectivement gros changement en arrivant à Guayaquil !
Après le cocon du cargo la ville la plus craignos de l'Équateur, après le silence de la mer les Klaxons (énormément) de la ville, après l'anglais 100% l'espagnol 100%, enfin pour moi c'était anglais 40% et espagnol 5% ;) au retour je crois que j'aurai progressé dans les deux langues ! Le seul truc qui n'a pas changé du tout au tout c'est la pollution...
En effet Guayaquil est bien pollué comme Quito d'ailleurs où je suis actuellement mais le bateau aussi.
C'est je crois LA chose que je n'ai pas aimé sur le bateau : cette odeur de gasoil et autres huiles qui donnent un peu l'impression d'être dans un garage ! Juste derrière l'odeur, le capitaine. Il avait une odeur forte mais pas désagréable, non c'est plutôt que j'ai rarement rencontré une personne aussi antipathique. Pour sa défense je me demande s'il ne jouait pas un jeu... Du coup ça donnait presque l'impression d'être au théâtre et ça en devenait divertissant.
En fait c'est l'expérience mer qui m'a beaucoup plu, plus que l'expérience Cargo en lui même.
Car le cargo c'est aussi le monde du commerce sans pitié, c'est beaucoup de pollution (j'ai vu plusieurs fois des choses jetées à la mer comme si c'était une poubelle), c'est beaucoup de bruit surtout dans les ports, c'est des marins philippins (adorables) payés 1700$/mois mais qui travaillent sans un seul jour de repos pendant 4 à 9 mois d'affilé en faisant un travail difficile en contact avec des produits nocifs : peintures, gasoil etc. Le nombre d'heures de travail journalier est assez lourd aussi, il n'est pas rare qu'ils travaillent 15 à 16h par jour surtout dans les ports. Les marins préfèrent tous être en mer et moi aussi d'ailleurs, je n'avais qu'une hâte : repartir en mer !
On verra donc mais je ne serais pas étonné de pousser maintenant l'expérience à une traversée sur un voilier !
De plus que je trouve quand même que c'est assez cher. Dire que j'ai payé presque 120€/jour alors que le cuisinier avait un budget de 8$/jour et par personne... J'avais droit à une bouteille d'eau par jour et au delà il fallait payer ! Pour les repas, pas d'eau mais des jus de fruits bas de gamme (jus de sucre moins cher que l'eau je pense).
Malgré ces points négatifs du commerce mondialisé manquant de considération pour les hommes et la nature, j'ai adoré mon voyage en cargo !
Je n'ai pris que le bon.
(en cliquant sur les photos vous pouvez voir les légendes)
La suite du Canal du Panama.
Je précise que le canal historique du Panama créé en 1913 n’a pas bougé, c’est d’ailleurs celui que nous avons emprunté. Seulement les petites locomotives (électriques depuis l’origine) sont plus récentes.
Le nouveau canal est un canal totalement distinct qui se trouve à une centaine de mètres à côté. On distingue un bateau qui l’emprunte dernière la photo du capitaine dans le post précédent. Le nouveau canal peut accueillir des bateaux allant jusqu’à 366m*49m, alors que l’actuel accueille des bateaux dont la taille n’excède pas 294,1m*32,3m. Notre bateau faisait 261*32, vous comprenez maintenant pourquoi ça passe juste !
J’ai beaucoup apprécié cette expérience et je suis très content d’être passé par la canal historique plutôt que par le nouveau. De plus que dans le nouveau pas de locomotives et pas de personnel à bord, tout se fait avec les cordages le moteur du bateau...
(en cliquant sur les photos vous pouvez voir les légendes)
Canal du Panama : entrée à 6h du matin, arrivée aux premières écluses à 8h. Après les premières séries d'écluses on navigue environ 4h sur le lac Gatún avant une autre série pour arriver au port et décharger des containers vers 18h. Les marins sur le pont travaillent de environ 4h du matin à 21h le soir et réveil le lendemain encore aux aurores pour quitter le port !
La journée fut un peu moins éprouvante de mon côté mais tout de même fatiguante puisque je n’en ai pas loupé une miette ! J’ai fait des centaines de photos de haut en bas du navire, remontant en courant plusieurs fois du pont supérieur (pont au dessus de 3 étages des moteurs) à la passerelle (cabine de pilotage 6 étages plus haut).
J’ai commencé à pratiquer mon espagnol avec le personnel du canal vraiment ultra sympa !!
Il est un peu loin mais pas facile de l'approcher ! Ce petit moineau s'est visiblement perdu sur notre bateau, à lutter contre le vent tous les jours. Il a fait la traversée avec nous entre Le Havre et Carthagène. Avec Karla à midi on se rendait compte mutuellement : l'avait-on vu ou pas ? Elle lui apportait des céréales à manger. On s'inquiétait un peu pour lui mais je crois qu'il a survécu ou alors il s'est fait manger par les gros oiseaux des Caraïbes !
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Karla était passagère comme moi, j’étais un peu triste quand elle a débarqué à Carthagène. Souvenirs : Yam’s, bouteille de vin (merci Matthieu Negrel) et moineau sur le pont...
(en cliquant sur les photos on peut voir les légendes)
Une vision d'ensemble de la traversée de l'Atlantique en cargo. Les marins sur le pont peuvent travailler jusqu'à 24h d'affilée quand le bateau arrive dans les ports.
Pour commencer voici quelques membres de l'équipage sur le cargo, en cliquant sur les photos on peut voir les légendes
Nous étions 22 en tout dont moi et une autre passagère jusqu'à Carthagène