Le rêve choisit le rêveur, jamais l'inverse.

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he wasn't even looking at me and he found me
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@eclatsdecoeur
Le rêve choisit le rêveur, jamais l'inverse.
La lune coule, Mes yeux brillent.
Tendresse amère
Je ne sais pas comment nous nous sommes retrouvés à côté sur ce canapé. J’ignore toujours comment nos doigts se sont entremêlés, comment ta main faisait pour caresser à la fois ma taille, mon dos, mes cuisses. La douceur de tes gestes cachée par la couverture qui recouvrait nos corps frileux, ma tête appuyée contre toi, elle, était visible aux yeux de tous. Les baisers sur l’épaule dont tu me gratifiais m’effrayaient plus que le film d’horreur qui défilaient sous nos yeux. Que se passait-il, pourquoi t’intéressais-tu à moi, tout d’un coup ? Une partie de mon être comprit bien vite que tu ne cherchais que de l’attention. L’autre se laissa submerger par tes caresses. Un gouffre s’ouvrit sous mes pieds, et je n’eus d’autre choix que d’y sombrer; je voulais être aimée. Belle illusion que tu m’offris. Succombant à tes caprices, mon coeur s’était presque vu tomber amoureux, jusqu’à ce que ton indifférence cassante ne me frappe en plein visage le jour suivant. Je t’en veux.
16 octobre 2019
Un an après ton départ, je ne sais quoi te dire. Tu me manques. Est-ce égoïste ? Je ne suis pas la plus touchée par ton absence. Quand je pense à toi, je me sens vide, vidée de toute essence, de toute raison d’être. Tes éternelles treize années me retournent l’estomac, j’aimerais frapper le temps pour qu’il te laisse souffler les bougies de tes quinze ans, demain.
Penses-tu que mon existence vaut la tienne ? Penses-tu qu’un échange est possible ? Penses-tu que je peux te faire revenir à ma place ?
J’aimerais, j’aimerais tellement, si tu savais. Le soir, je me retiens d’hurler aux étoiles de te ramener ici. Elles se sont trompées, ce n’est pas toi qu’elles auraient dû emporter. Elles ont vu toutes mes larmes quitter mon corps quand je te parlais, tard. Je n’ai toujours pas supprimé ton numéro de téléphone. J’ai relu une partie de notre petite conversation. Ton joyeux anniversaire m’a emplie d’une culpabilité sans nom. Jamais je ne pourrai te rendre la pareille. Je t’ai envoyé un message. Je n’avais pas réalisé qu’il était si long. J’ai presque pleuré dans le bus en l’écrivant.
Petite fleur, tu me manques. Reviens dans ce monde, il te restait encore tellement de chose à y vivre.
Je m’en veux beaucoup. Je te présente toutes mes excuses, et j’espère que de là où tu es, tu ne m’en veux pas trop.
Tu es aimée. Elle t’aime. Elles t’aiment. Eux aussi. Et puis moi, je t’aime.
i have cried today
i have cried today
because of anxiety
everything i do is
constantly messing up
and i can't do
anything about it
i am so worthless
i have cried today
during a class
a friend of mine saw me
and took me to the bathroom
and then she quietly left
as if she knew
i was needing to be alone
i have cried today
because i was so
mad and sad
and insecure
and anxious
and tired
and i was not able
to hold it anymore
i have cried today
and it made me realize
i am loved
when i came back to the class
everyone was seeming so
anxious about me
i have cried today
and even guys i thought
were not giving a fuck to me
came and asked me if
i was okay
and even them seemed
so anxious
i have cried today
and then i have smiled
if i am loved
then you are too
even if you feel like
no one cares about you
it is not true
please
believe me
Il fait nuit.
Il fait nuit. Je suis seule, allongée sur mon lit, fenêtre ouverte, vue sur les étoiles.
Il fait froid, dehors. Je le sens sans le sentir. J'ai la chair de poule.
Mon réveil affiche 02:48. Seul lui et la lune éclaire ma chambre, ce soir.
Pour éviter le silence, mes écouteurs m'hurlent aux oreilles les paroles de ma chanson préférée.
Je crois que je pleure. Je crois.
Mais je ne sais pas pourquoi. Je sens simplement ses deux ruisseaux salés dévaler mes joues, et se perdre dans mon cou.
Je ne comprends pas. Aujourd'hui était une bonne journée. J'ai su sourire, j'ai dansé dans la salle de bain, ce matin. J'ai admiré le coucher du soleil quelques heures plutôt, une tasse de thé vert dans les mains; mon favori.
Le problème, c'est que ma tristesse n'a jamais disparu. Nous cohabitons ensembles dans mon corps frêle, et le plus souvent, je suis celle qui a le dessus. Mais dès que je baisse la garde...
Putain, Tristesse n'est pas seule ! Anxiété est là, aussi. Et Manque De Confiance se fait encore plus bruyante qu'à l'habitude.
Les vieilles cicatrices sur mes bras, mes cuisses et mon ventre me brûlent comme si elles venaient de se rouvrir.
Je n'entends plus ma musique, même si je martèle sans relâche cet inutile de bouton "monter le son". Mes paupières se ferment, comme si mes propres yeux refusaient de voir mon mal-être.
Les ruisseaux deviennent rivières, les rivières, fleuves. Au secours, je me noie ! Et mes pensées deviennent des boulets qui m'entraînent toujours plus bas. La lune ne me vient pas en aide, les étoiles restent muettes. Aidez-moi !
J'ai envie d'hurler, mais je n'y arrive pas, l'eau étouffe tout, bien que je me brise les cordes vocales.
Silence. La musique se fait à nouveau entendre, petit à petit. Je cligne des yeux, agrippant de mes mains blanches les draps comme s'ils venaient de me sauver de ma noyade.
Je respire, enfin.
03:02. Il fait nuit, il fait froid.
Je suis seule.
what is stronger than the human heart which shatters over and over and still lives
the sun and her flowers - rupi kaur
the way you speak of yourself the way you degrade yourself into smallness is abuse
the sun and her flowers - rupi kaur
C’est fini, j’abandonne ; j’arrête de surveiller tes moindres faits et gestes, j’arrête d’attendre tes messages, alors que finalement, j’engage toujours la conversation, j’arrête d’essayer de récupérer l’histoire que nous avions construite. J’en ai assez de te courir après, de souffrir, et d’aimer dans le vent. Je veux arrêter de penser à toi quand j’attends mon bus, quand j’ai froid, un peu trop chaud, quand je crie ou que je suis en colère, quand je souris, quand je ris aux éclats, quand je dessine, quand je marche, quand je danse ridiculement sur mes chansons préférées, quand je joue du piano, quand je chante à tue-tête, et souvent les mauvaises paroles. Ça va être dur, horriblement dur, mais je sais qu’un jour, je serai heureuse, et mon cœur arrêtera de craquer à chaque fois que j’entendrai ton prénom. Et j’espère, c’est égoïste, mais j’espère que là, tu réaliseras à quel point je t’aimais, à quel point j’ai toujours été là, à quel point j’aurais tout fait. J’espère que tout cela te frappera et qu’à ce moment-là, mon absence te hantera. J’espère qu’on inversera les rôles, que tu passeras tes nuits à pleurer en pensant à moi, alors que je sourirais en lisant les messages de quelqu’un d’autre.
Je crois que, la plupart du temps, celui qui souffre le premier à la fin d’une relation a été le plus sincère. L’autre souffre également, mais plus tard, et souvent avec moins d’intensité. Ce sentiment ne vient seulement lorsqu’il réalise son erreur. Généralement, ceci arrive trop tard. Ce trop tard l’élimine à petit feu, surtout quand l’être aimé a réussi à se remettre ; là, c’est fatal. On peut passer des heures à attendre quelqu’un, même des années. Il finit par nous tuer, mais pourtant, l’espoir ne meurt jamais.
COMMENT OSEZ-VOUS DIRE AUX GENS QU’ILS N’ESSAYENT PAS, PARCE QUE PUTAIN, COMMENT EST-CE QUE VOUS POUVEZ SAVOIR S’ILS ESSAYENT OU PAS ? C’EST PAS PARCE QU’ILS N’ESSAYENT PAS COMME VOUS L’AIMERIEZ QU’ILS NE SE TUENT PAS À ESSAYER.
Alors je suis restée là, debout, seule, imperturbable, essayant de toutes mes forces d’ignorer la tempête qui dévastait tout mon être. J’ai même réussi à sourire, un sourire un peu crispé, un peu forcé, mais j’ai souri. J’ai refoulé mes sentiments, malgré la marée haute dans mon cœur, qui finalement, monta plus haut que mon cœur, et essaya d’inonder mes yeux. Mes sourires faisaient barrage. Un barrage haut, solide, qui me protégea tellement bien contre le manque que je devins vide. Le feu dans mes poumons cessa, la tornade dans mon ventre disparue, la marée de mon cœur se fit basse, si basse que plus rien ne monta jusqu’à mes yeux. Je me mis à manquer les gouttes salées qui perlaient aux coins de mes yeux, et se perdaient dans mon cou. Le vide était dévastateur, plus que la tristesse elle-même, il me remplissait d’un désespoir sans fin, un néant total. J’étais perdue dans cette noirceur, l’absence de couleur me tuait, mes rires s’éteignirent, mes paroles devinrent en paradoxe, de plus en plus présentes, et puis, si inutiles. Je parlais pour rien dire, juste pour m’assurer que j’étais là, bien visible et qu’on pouvait m’entendre. M’écouter, je ne sais pas, mais on m’entendait. Mais, être entendue ne me suffisait plus. Est-ce que cela signifiait vraiment que j’existais ? Je ne me sentais pas vivante, je ne me sentais plus vivante. Alors, que fait-on pour se sentir exister ? On essaye de ressentir de grandes sensations, on se bourre, on se drogue, on fume, et on se fume. Tant de choses dévastatrices et si peu de discrétion. Je voulais que mon mal-être soi discret, presque invisible, à peine perceptible, impalpable. Une griffure, ce n’était pas bruyant, ce n’était pas voyant. C’était ce qu’il me fallait. Juste une, une petite, ridicule, une légère entaille, une éraflure. Si j’avais su. Je n’ai toujours pas compris comment une éraflure se transforma en centaines d’entailles, plus profondes les unes que les autres. Peut-être que j’essayais de tuer mon mal-être, et que celui-ci, craintif, se tapissait de plus en plus loin en moi. Alors, pour pouvoir espérer le blesser, au moins un peu, je devais couper plus profond. Quelle conne. Je ne voulais pas me droguer, mais j’étais pourtant addicte. Je me voulais discrète, mais un corps ensanglanté, ça ne passe pas facilement inaperçu. Je voulais tellement être invisible, que mon corps revendiqua au monde qu’il existait. Je n’étais plus discrète, plus du tout. Le néant et l’addiction m’entrainait toujours plus bas, les cernes sous mes yeux grandissaient. Je cherchais juste à me sentir vivante. Alors pourquoi mon inconscient me voulait morte ? C’était une bataille contre moi-même. La moi heureuse était toujours là, quelque part, prisonnière de mon mal-être, du néant, de la culpabilité, et de cette étrange addiction.
Je n'ai pas laissé s'échapper un son, pas laissé couler une larme. Je n'ai rien fait face à la tempête qui venait de me percuter. Je quittais la vie, je désertais mon propre reflet. J'ai entendu mon coeur se craquer, j'ai vu mon regard se vider. Le vide, un néant. La douleur m'avait tout pris. Je n'avais plus aucune force, alors je suis restée debout, droite, vide et impassible à attendre que le monde m'achève.
Les fleurs se fânent, les pleurs se calment, le vent se lève, la nuit fascine, et mon cœur se brise.
A nos blagues et nos fous rires. Nos sauts dans les flaques d'eau, nos photos grimaces, nos disputes pour un paquet de bonbons, et surtout, à nos câlins en larmes, ceux qui brisaient les côtes. A nos déclarations d'amour, nos bonhommes en pâtes à modeler, nos colliers d'amitiés. A nos joyeux souvenirs, ceux qu'on oublie pas, ceux qui font de nous ce que nous sommes et ceux qui nous font sourire.
Je hais la façon que tu avais de me mentir. Je hais tes caresses enchanteresses, je hais le son de ta voix. Je hais tes sourires éclatants et la mélodie de tes rires. Je hais le vide que tu laisses dans mon coeur. Je hais nos souvenirs. Mais, ce que je hais par dessus tout, c'est de ne pas réussir à te haïr, toi.